Vendredi 2 novembre 2007

Quatrième de couverture : " Bien fait. Le menteur est mort comme il a vécu. Mais il serait capable de tricher même avec sa propre mort. Appeler le 15 ? Prudence, attente... La mort n'est pas une urgence. Je fais le tour de sa carcasse allongée sur la carpette usée qu'il trimbale avec lui depuis des lustres. Un tapis tissé par une cousine paysanne d'un bled de son pays de sauvages. Je le crois capable d'avoir choisi exprès ce linceul en laine rude de nostalgie. "

Écrivain français d'origine yougoslave, le narrateur se complaît dans l'évocation de son enfance à Novi Sad et à Belgrade, sous l'½il moqueur de son chat ; mais sa quiétude de célibataire va bientôt être troublée par l'irruption de Solange, son ancien amour, en partance pour le Monténégro. C'est le début d'un étonnant roman construit comme autant de poupées gigognes, ode nostalgique au pays perdu de l'auteur, histoire d'amour sans espoir, roman historique dans le Monténégro du XIXe siècle, des tsars et des guerriers, fable enfin dans laquelle le mot de la fin revient à un chat mutant, lecteur passionné de Chateaubriand.

Mon avis : Roman lu tout à fait par hasard, style très beau, fluide et ironique. On commence d'abord par avoir le point de vue de l'écrivain, qui raconte sa vie amoureuse et son voyage en Yougoslavie, cette partie qui occupe les deux tiers du livre pourrait bien passer pour une autobiographie. Et brusquement, changement de narrateur : le chat du personnage se met à nous raconter la vraie vie de son maître, et démonte du même coup tout ce qui a été raconté précédemment ! Certains passages au milieu sont longs, mais alors que je commençais à me lasser un peu de ma lecture, le chat est apparu et tout mon intérêt pour ce bouquin est revenu. Très original et sympathique !

Samedi 3 novembre 2007

Quatrième de couverture / extrait : "C'est une histoire d'amour dont les épisodes ont été mélangés par un fou."

Mon avis : j'avais entendu pas mal de critiques négatives au sujet de ce livre, et je ne les comprends pas : j'ai vraiment trouvé cette histoire magnifique ! J'aime beaucoup Nothomb mais avant de lire un de ses livres j'ai toujours peur d'être face à du "déjà-lu", Nothomb, comme Werber, a un style particulier et des idées très intéressantes, mais récurrentes. Pourtant en lisant ce roman je n'ai pas eu cette impression ! Cette histoire de tueur à gages est émouvante, originale, et remarquablement bien écrite. Certains idées sont exprimées de façon un peu crue voire gore, ce qui en fait un livre fort bien loin d'une histoire d'amour "gentillette." Hâte de connaître vos avis sur ce livre, et s'ils sont négatifs, expliquez-moi donc ce qui vous a tant déplu !

Mardi 20 novembre 2007







J'ai déjà lu ce dernier tome en VO, alors je ne vais pas recommencer ma critique... mais voilà j'ai fini de lire la version française ! Cette fin est géniale, je crois que ce tome restera mon préféré. Harry Potter est la saga qui m'a suivi toute mon adolescence, et même si comme mes profs aiment le répéter, "ce n'est pas de la grande littérature", il n'empêche que je la porte vraiment dans mon coeur et je suis fière de faire partie de la première génération de lecteurs de Harry Potter ! J'ai des amies qui n'ont pas lu la saga et ont une forte tendance à la mépriser, et je le regrette. Je conseille à tous de la lire, au moins d'essayer, et de ne pas juger sans l'avoir lue ! Beaucoup de romans fantastiques dans la veine de Harry Potter sont parus depuis quelques années, et ils sont de qualité inégale, mais ce n'est pas pour cela que la saga Harry Potter doit être rabaissée, elle reste à mon avis inégalée dans son genre.

Mercredi 21 novembre 2007

Quatrième de couverture : Roman, théâtre et cinéma ont rendu cette oeuvre très célèbre. Harold, jeune homme riche, a une imagination délirante. Ses passe-temps favoris : rouler en corbillard et mettre en scène de faux suicides. Maude, elle, aime les cimetières mais adore la vie. Elle pose nue pour un sculpteur qui travaille sur un bloc de glace, conduit sans permis, vole des voitures. Elle est pour Harold la femme idéale. Il y a un mais... Lui a dix-neuf ans, et elle soixante-dix-neuf !

Mon avis : cela faisait longtemps que je voulais lire ce roman et je n'ai pas été déçue, il est merveilleux ! Maude est vraiment un personnage qui profite de la vie à fond, ce roman se lit à toute vitesse, et on ne s'ennuie pas une seconde. Harold et Maude sont insouciants, drôles, anticonformistes, ils vont jusqu'à l'absurde, et tout cela rend ce livre très poétique. Malgré la fin qui est déstabilisante (mais logique quand on y réfléchit), ce livre met son lecteur de bonne humeur et nous fait dédramatiser nos petits problèmes. Plein d'optimisme et de joie de vivre, je vous le recommande ! J'ai hâte de voir le film.

Samedi 24 novembre 2007

Quatrième de couverture : Le directeur a été très gentil avec moi le jour de mon embauche. J'ai eu la permission de gérer ma parfumerie toute seule. Ca marchait bien. Seulement, quand les premiers symptômes sont apparus, j'ai dû quitter la parfumerie. Ce n'était pas une histoire de décence ni rien : c'est juste que tout devenait trop compliqué. Heureusement, j'ai rencontré Edgar, et Edgar, comme vous le savez, est devenu président de la République. C'était moi, l'égérie d'Edgar. Mais personne ne m'a reconnue. J'avais trop changé. Est-ce que j'avais raté la chance de ma vie ? En tout cas, je ne comprenais toujours pas très bien ce qui m'arrivait. C'était surtout ce bleu sous le sein droit qui m'inquiétait...

Mon avis : la quatrième de couverture est très énigmatique, et je ne savais pas du tout à quoi m'attendre quand j'ai commencé ce livre... et j'ai été assez choquée ! Il s'agit en fait de l'histoire d'une femme paumée qui se prostitue (même si elle ne présente pas les choses comme ça) et qui progressivement se transforme en truie. Le roman est écrit à la 1ère personne et l'héroïne est terriblement naïve, mais au bout d'un moment le lecteur s'y attache, tout en la détestant à la fois... il y a des passages très crus, très gores, et tout cela est décrit de façon si peu humaine (c'est le cas de le dire) que parfois c'en est aberrant. Par ailleurs j'ai beaucoup aimé le style (quand l'héroïne sous forme de truie décrit un gland c'est limite si le lecteur n'en a pas aussi l'eau à la bouche lol). Cette lecture ne peut laisser personne indifférent je pense, on est à la fois dégoûté et captivé ! J'ai du interrompre ma lecture pour manger (une côte de porc en plus ^^) sans appétit et en ayant hâte de la reprendre... un livre donc décidément très inattendu qui m'a séduite par son originalité et son style.

Rencontre avec Marie Darrieussecq prévue à la fac de lettres d'Orléans mardi 27 novembre.

Samedi 24 novembre 2007

/!\ POUR LECTEURS AVERTIS !

Quatrième de couverture : Melissa a quinze ans et confie sa soif d'amour à son journal intime. Mais les hommes ne savent pas aimer. Alors elle offre son corps à ceux qui le demandent, subit toutes les humiliations avec l'espoir qu'un jour quelqu'un reconnaîtra la petite étincelle au fond de son âme.

Extrait : C'est si difficile que ça de se faire aimer ? Je pensais que ça ne suffisait pas de boire sa potion pour être sûre de son amour, que je devais forcément me donner à lui toute entière. Maintenant que j'en ai envie, il se moque de moi et me vire. Qu'est-ce que je dois faire ? Il ne faut surtout pas que je lui avoue que je l'aime. Je peux encore lui prouver que je suis capable de faire des trucs auxquels il ne s'attend pas. Je suis persévérante et j'y arriverai.

Mon avis : ma première pensée en fermant ce livre : c'est beau. Et pourtant, ce livre est plein de sexe, il raconte les nombreuses expériences perverses d'une jeune fille paumée (et il est autobiographique). Et comme ce livre se présente comme son journal intime, les choses sont décrites de façon très crues, certains passages sont assez choquants (quoique, je ne sais plus si j'arrive vraiment à être choquée maintenant, j'ai lu truismes il y a 2 jours lol) Mélissa est tellement touchante, elle m'est extrêmement sympathique, j'ai l'impression de bien comprendre pourquoi elle a fait tout cela, ce qui en fait pour moi un livre tendre et non pas vulgaire. En plus c'est très bien écrit. J'ai vraiment adoré !

Un film adapté de ce livre est sorti il n'y a pas longtemps, Melissa P.. Des avis ?

Lundi 3 décembre 2007

Quatrième de couverture : Dans la solitude de sa maison, près de Trieste, une femme âgée décide d'écrire une longue lettre à sa petite-fille, sous forme de journal intime. Elle sait que le temps lui est compté et veut, par cette lettre d'amour, renouer une relation rendue difficile non seulement par la crise de l'adolescence, mais aussi par la mort tragique de sa propre fille. Et c'est donc toute sa vie qu'elle est amenée a revisiter, son éducation rigide et bourgeoise, son mariage de convenance avec un homme gentil mais ennuyeux, sa relation clandestine avec le père de sa fille. Parcourant ainsi l'histoire de plusieurs générations de femmes, sans fausse pudeur, sans rhétorique, elle se raconte à sa petite-fille et l'invite à accomplir le même " voyage " qu'elle : un voyage à la recherche de soi, loin des fausses valeurs et des clichés, et en écoutant avant tout la voix du coeur. Publié en Italie en 1994, ce livre - traduit en 34 langues - a remporté un succès mondial. Va où ton coeur de porte a été porté à l'écran par Cristina Comencini.

Mon avis : un livre tendre qui m'a beaucoup plu, on y voit bien l'amour qu'une grand-mère peut porter à sa petite-fille et les conflits qui peuvent exister, il y a des passages qui m'ont fait penser à ma propre relation avec ma grand-mère. Le style est fluide, c'est bien écrit, j'ai particulièrement apprécié les images métaphoriques utilisées par la narratrice pour expliquer son point de vue. Très joli.

Film : pas vu.

Vendredi 7 décembre 2007

Quatrième de couverture : La Chine du Nord, dans les années 20. Songlian, belle étudiante de dix-neuf ans dont la famille est ruinée, accepte de devenir la quatrième épouse du riche Chen Zuoqian. Dans le huis-clos de sa nouvelle demeure, une seule loi, la séduction : la favorite de la nuit régente, le jour, la vie de la maison. Songlian, l'indépendante, sera-t-elle victime ou complice du système féodal qui commande en ces lieux ? Passion, possession et pouvoir colorent de feu et de sang ce ballet de charme, où les quatre épouses et concubines se livrent une danse à mort pour le plaisir du maître. Un livre ramassé, fiévreux, où Su Tong, porte-parole de la nouvelle génération renoue, paradoxalement, avec la Chine ancienne. Un regard moderne qui évoque néanmoins les classiques, de Fleur en fiole d'or à Rêve dans le pavillon rouge.

Mon avis : j'ai d'abord vu le film et donc je n'ai pas pu m'empêcher de faire la comparaison. Il y a des passages que j'avais bien aimés dans le film qui n'étaient pas dans le livre, comme la scène quotidienne des lanternes rouges ou le massage des pieds. Mais dans le livre les sentiments des personnages sont plus développés, alors on se rend mieux compte de la folie qui finit par tous les animer à différents degrés. Et puis dans le livre on connaît plus de choses sur le fils du mari, c'est intéressant. En fait je trouve que c'est une très belle histoire qui mérite bien qu'on connaisse à la fois le livre et le film, car les deux se complètent très bien. Remarque : le livre est très court tandis que le film est assez long !

Lundi 17 décembre 2007

Quatrième de couverture : Après l'école, la petite reste une heure ou deux chez sa grand-mère, en attendant que sa mère vienne la chercher. Elle goûte en regardant des documentaires à la télévision. Ce jour-là, la robe que porte sa mère est différente. Et au lieu de rentrer à la maison, les voilà qui s'embarquent toutes deux sur l'autoroute. Elles arrivent au bord de la mer. Les recherches ont déjà commencé.

Mon avis : après avoir lu Truismes je m'attendais à un livre du même genre mais en fait ce livre-ci n'est pas du tout choquant, il est beaucoup plus doux. Cette histoire de femme qui part soudainement avec sa fille au bord de la mer (la mer est sans arrêt évoquée, c'est vraiment un élément central du roman) sans rien dire à personne, et sans que l'on comprenne pourquoi, et très bien écrite, il y a énormément de descriptions de sensations, c'est très poétique, il se dégage vraiment une atmosphère particulière de ce livre ! Pour bien le comprendre il faut un peu s'accrocher quand même, car la narration est à la troisième personne mais à chaque paragraphe, le point de vue adopté change, il faut donc bien identifier à chaque fois si on est face aux pensées/sensations de la mère, de la petite fille, du détective, de la grand-mère... mais c'est ce procédé même qui fait tout le charme du livre, on se rend compte que pour une même situation la vision de chaque personnage est unique. Original, un bon moment d'évasion.

Vendredi 21 décembre 2007

Quatrième de couverture : Imaginez un magasin où l'on vend depuis dix générations tous les ingrédients possibles pour se suicider. Cette petite entreprise familiale prospère dans la tristesse et l'humeur sombre jusqu'au jour abominable où surgit un adversaire impitoyable : la joie de vivre.

Mon avis : le thème est original mais je n'ai pas trouvé le style très accrocheur, trop artificiel à mon goût, les personnages ne sont pas vraiment approfondis non plus, on n'arrive pas à entrer tout à fait dans l'histoire. A part ça c'est assez drôle, c'est une lecture légère et agréable, je crois que c'est un livre que j'aurais beaucoup aimé plus jeune, mais là je sais pas il manque un truc indéfinissable pour que je sois emballée. Je m'attendais vraiment à un truc génial, et ça tombe un peu à plat, la fin est trop joyeuse à mon goût, pas crédible. Je pense qu'il y avait matière à faire un livre super, et à cause de tous les défauts mentionnés me voilà plutôt déçue, même si ça reste une lecture sympa.

Samedi 5 janvier 2008

Quatrième de couverture : Parce qu'elle ne bouge pas et ne pleure pas, se bornant à quelques fonctions essentielles – déglutition, digestion, excrétion –, ses parents l'ont surnommée la Plante. L'intéressée se considère plutôt, à ce stade, comme un tube. Mais ce tube, c'est Dieu.
Le lecteur comprendra vite pourquoi, et apprendra aussi que la vie de Dieu n'est pas éternelle, même au pays du Soleil levant...
Avec cette « autobiographie de zéro à trois ans », la romancière de Stupeur et tremblements, Grand Prix du roman de l'Académie française en 1999, nous révèle des aspects ignorés de sa personnalité et de la vie en général, tout en se montrant plus incisive, plus lucide et plus drôle que jamais.

Mon avis : Super ! Dans ce roman l'auteur nous raconte sa petite enfance, ce qui est tout à fait étonnant (ce livre est dans le même genre que le sabotage amoureux_ où Amélie a sept ans et vit en Chine) ! Déjà à cet âge on voit bien la personnalité d'Amélie NOTHOMB, son narcissime exacerbé, sa façon personnelle de voir le monde. Toujours aussi bien écrit, et j'ai particulièrement aimé le tout début, la comparaison entre Dieu et un tube est géniale. Un livre savoureux, touchant et plein de cet humour si particulier à l'auteur : je vous le recommande.

Vendredi 1er février 2008

Quatrième de couverture : Octave est le maître du monde. Octave exerce en effet la profession lucrative de rédacteur publicitaire : il décide aujourd'hui ce que vous allez vouloir demain. Octave est un mort-vivant, couvert d'argent, de filles et de cocaïne. Un jour, il se rebelle. Le doué Octave déjante. La cliente idéale ? " Une mongolienne de moins de cinquante ans. " Les nababs de la publicité ? " Ils mènent la troisième guerre mondiale. " De l'île de la Jatte où négocient les patrons d'agence à Miami où l'on tourne un spot sous amphétamines, d'un séminaire en Afrique à Saint-Germain-des-Prés, de l'enfer du sexe à la pureté perdue, Frédéric Beigbeder, entre fiction et pamphlet, écrit la confession d'un enfant du millénaire. En riant, il dénonce le mercantilisme universel. En quelque sorte, un livre moral. Pour 99 francs, seulement.

Mon avis : un livre dont je ne sais pas trop quoi penser... j'ai beaucoup aimé le début, immédiatement le ton est très cynique, c'est une lecture jouissive... mais ça ne dure pas, et toute cette dénonciation de la société de consommation finit par nous donner envie de nous flinguer. S'ajoutent à cela quelques passages inutiles et vulgaires (où le narrateur rêve d'être sur une île déserte avec des putes) et quelques passages, où le narrateur est dans son agence de pub, qui sont assez chiants à la longue. Et je n'ai pas trop aimé la fin, si on peut appeler ça une fin d'ailleurs. Malgré ces défauts j'ai été bizarrement captivée par ce bouquin, qui est très lucide et nous permet de voir un certain nombre de choses d'une manière différente, même si au fond il est totalement ancré dans ce monde de merde capitaliste qu'il rejette. Un livre intéressant dont je suis sortie profondément déprimée, même si j'hésite à prendre tout à fait la démarche de son auteur au sérieux.

Infos : ce livre a été adapté au ciné avec Jean Dujardin dans le rôle d'Octave. Le livre a été réédité récemment et renommé 14,99 euros.

Mardi 5 février 2008

Quatrième de couverture : "Peut-être l'occasion de trouver le prince charmant... » Erin et Darcy estimaient plutôt amusant de répondre aux petites annonces de la rubrique « Rencontres » pour aider une amie à préparer un reportage télévisé. Beau sujet de reportage, en effet : il y a toutes sortes de gens derrière l'anonymat des annonces...Et la romancière de La Nuit du renard, Grand Prix de littérature policière 1980, experte en pathologie criminelle, nous entraîne, sur les pas de ses héroïnes, dans un suspense de cauchemar.

Mon avis : bof, déçue. On m'avait présenté ce livre comme un bouquin renversant, et je me retrouve face à un policier à l'image de tous les téléfilms dont la téloche nous gave. L'idée de départ est bonne, le livre se laisse lire facilement et est plutôt distrayant ; et au moins je n'ai pas deviné qui était l'assassin (l'auteur s'amuse à nous envoyer sur une fausse piste, mis les faux indices qu'elle laisse sont si énormes qu'on se doute bien que le coupable est quelqu'un d'autre, sans quoi le bouquin n'aurait aucun intérêt !)
Mais tout cela est tellement conventionnel, c'est agaçant : l'agent du FBI qui tombe amoureux d'une proche de la victime pendant l'enquête, le personnage un peu foldingue, coupable idéal, mais qui est innocent, les coïncidences invraisemblables qui font suspecter tout le monde... et, clou du spectacle, l'héroïne toute parfaite qui se retrouve prise au piège avec le meurtrier qu'elle prenait pour un ami, mais qui bien sûr est sauvée in extremis par celui qui deviendra son amoureux ! Et bien entendu tous les personnages sont des riches new-yorkais (le lecteur est censé les envier je crois) C'est du vu et revu 1000 fois, même pour moi qui ne connait rien aux policiers (hypothèse : serait-ce Mary Higgins Clark qui aurait inventé ces topos et aurait été par la suite allègrement copiée ?)
J'ai trouvé le style dans l'ensemble assez fade, voire maladroit (c'est dû je pense à des faiblesses de la traduction) Bref si ce livre est représentatif de la bibliographie de Mary Higgins Clark, je n'ai pas envie de persévérer dans cette voie ! Qu'en pensez-vous ?

Mardi 5 février 2008

Quatrième de couverture : Au début des années 1990, la narratrice est embauchée par Yumimoto, une puissante firme japonaise. Elle va découvrir à ses dépens l'implacable rigueur de l'autorité d'entreprise, en même temps que les codes de conduite, incompréhensibles au profane, qui gouvernent la vie sociale au pays du Soleil levant.
D'erreurs en maladresses et en échecs, commence alors pour elle, comme dans un mauvais rêve, la descente inexorable dans les degrés de la hiérarchie, jusqu'au rang de surveillante des toilettes, celui de l'humiliation dernière. Une course absurde vers l'abîme – image de la vie –, où l'humour percutant d'Amélie Nothomb fait mouche à chaque ligne.
Entre le rire et l'angoisse, cette satire des nouveaux despotismes aux échos kafkaïens a conquis un immense public et valu à l'auteur d'Hygiène de l'assassin le Grand Prix du roman de l'Académie française en 1999.

Mon avis : un Nothomb peut-être moins profond que certains autres (Biographie de la Faim, Cosmétique de l'ennemi...) mais terriblement drôle et bien écrit. La lecture de ce livre constitue un moment jouissif, on est amusé par la détermination d'Amélie en même temps qu'effrayé de la vision japonaise du travail et de la vie en général... très bon !

Vendredi 29 février 2008

Quatrième de couverture : La jeune et ravissante Griet est engagée comme servante dans la maison du peintre Vermeer. Nous sommes à Delft, au dix-septième siècle, l'âge d'or de la peinture hollandaise. Griet s'occupe du ménage et des six enfants de Vermeer en s'efforçant d'amadouer l'épouse, la belle-mère et la gouvernante, chacune très jalouse de ses prérogatives.
Au fil du temps, la douceur, la sensibilité et la vivacité de la jeune fille émeuvent le maître qui l'introduit dans son univers. À mesure que s'affirme leur intimité, le scandale se propage dans la ville... Un roman envoûtant sur la corruption de l'innocence, l'histoire d'un c½ur simple sacrifié au bûcher du génie.

Mon avis : une jolie histoire, dépaysante, et l'époque est bien reconstituée (j'ai bien aimé la description de la vie de la Griet, de ses activités de servante, de même les rapports "hiérarchiques" entre les personnages sont bien rendus) mais j'ai quand même été un peu déçue - il faut dire que j'avais entendu énormément de bien de ce livre alors je m'attendais vraiment à quelque chose de formidable. Etant donné l'époque abordée, j'aurais préféré un style plus caractéristique, moins contemporain, je l'ai trouvé un peu trop simple. Je trouve aussi que l'auteur aurait pu approfondir plus la psychologie des personnages, j'ai été un peu frustrée qu'on ne connaisse pas plus que ça les pensées de Vermeer, on reste un peu dans le flou quant à ses véritables intentions. Vu les circonstances il aurait pu se passer plus de choses.

Le film : les acteurs jouent très bien et sont bien choisis, décors et costumes sont réussis et il y a vraiment une atmosphère spéciale et plaisante mais certains passages ont été coupés (aucune allusion à la soeur ni au frère de Griet !) et le personnage de Vermeer est édulcoré, la fin surtout n'est pas fidèle et m'a agacée...

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"Qui que vous soyez qui voulez cultiver, vivifier, édifier, attendrir, apaiser, mettez des livres partout." Victor Hugo

Un livre au hasard

Il ne se passait rien...
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