Lundi 3 décembre 2007

Quatrième de couverture : Dans la solitude de sa maison, près de Trieste, une femme âgée décide d'écrire une longue lettre à sa petite-fille, sous forme de journal intime. Elle sait que le temps lui est compté et veut, par cette lettre d'amour, renouer une relation rendue difficile non seulement par la crise de l'adolescence, mais aussi par la mort tragique de sa propre fille. Et c'est donc toute sa vie qu'elle est amenée a revisiter, son éducation rigide et bourgeoise, son mariage de convenance avec un homme gentil mais ennuyeux, sa relation clandestine avec le père de sa fille. Parcourant ainsi l'histoire de plusieurs générations de femmes, sans fausse pudeur, sans rhétorique, elle se raconte à sa petite-fille et l'invite à accomplir le même " voyage " qu'elle : un voyage à la recherche de soi, loin des fausses valeurs et des clichés, et en écoutant avant tout la voix du coeur. Publié en Italie en 1994, ce livre - traduit en 34 langues - a remporté un succès mondial. Va où ton coeur de porte a été porté à l'écran par Cristina Comencini.

Mon avis : un livre tendre qui m'a beaucoup plu, on y voit bien l'amour qu'une grand-mère peut porter à sa petite-fille et les conflits qui peuvent exister, il y a des passages qui m'ont fait penser à ma propre relation avec ma grand-mère. Le style est fluide, c'est bien écrit, j'ai particulièrement apprécié les images métaphoriques utilisées par la narratrice pour expliquer son point de vue. Très joli.

Film : pas vu.

Vendredi 7 décembre 2007

Quatrième de couverture : Des nombreux problèmes qui exercèrent la téméraire perspicacité de Lönnrot, aucun ne fut aussi étrange - aussi rigoureusement étrange, dirons-nous - que la série périodique de meurtres qui culminèrent dans la propriété de Triste-le-Roy, parmi l'interminable odeur des eucalyptus. Il est vrai qu'Eric Lönnrot ne réussit pas à empêcher le dernier crime, mais il est indiscutable qu'il l'avait prévu...

"Jorge Luis Borges est l'un des dix, peut-être des cinq, auteurs modernes qu'il est essentiel d'avoir lus. Après l'avoir approché, nous ne sommes plus les mêmes. Notre vision des êtres et des choses a changé. Nous sommes plus intelligents. Sans doute même avons-nous plus de coeur."
(Claude Mauriac)

Liste des nouvelles : Tlön Uqbar Orbis Tertius / L'approche d'Almotasim / Pierre Ménard, auteur du Quichotte / Les ruines circulaires / la loterie à Babylone / la bibliothèque de Babel / examen de l'oeuvre d'Herbert Quain / le jardin aux sentiers qui bifurquent / Funes ou la mémoire / la forme de l'épée / Thème du traître et du héros / la mort et la boussole / le miracle secret / trois versions de Judas / la fin / la secte du phénix / le Sud

Mon avis : une lecture difficile, ces nouvelles fantastiques ou policières sont inrésumables car souvent chaque détail compte dans toute l'intrigue ! Borges nous montre le pouvoir du langage et de l'imagination, il y a des nouvelles très inattendues, comme lorsqu'il fait l'analyse d'un livre qui n'existe pas... certaines nouvelles sont très étonnantes et m'ont beaucoup plu comme "le miracle secret", "la forme de l'épée" ou "les ruines circulaires". Dans ces nouvelles singulières l'auteur pose des questions philosophiques et tout cela est très abstrait, mais très intéressant. Il faudrait que je relise tout plusieurs fois pour mieux le comprendre je pense !

Vendredi 7 décembre 2007

Quatrième de couverture : " Il était une fois un prince beau comme le jour. Il vivait entre son chien et son cheval, à l'orée d'un bois, dans un château aux murs gris et au toit mauve... " C'est pour sa femme Michelle, convalescente, que Boris VIAN rédigea en 1943 ce conte de fées où abondent les sorcières, les cavernes, les îles fantastiques, comme dans les romans de chevalerie médiévaux. Mais n'attendons pas, bien sûr, du futur romancier de L'Ecume des jours qu'il prenne au sérieux les mille et une péripéties qui jaillissent sous sa plume. Dès cette oeuvre de jeunesse, son jeu consiste à piéger le récit à coups de calembours, de clins d'oeil, de dérision et de burlesque. Il y excelle, et nous amuse autant qu'il s'amuse.

Mon avis : très drôle, j'ai beaucoup aimé, c'est très court mais on retrouve bien l'esprit de l'Ecume des Jours, il y a un mélange des genres, des registres de langue, c'est assez théâtral, il y a des passages complètement farfelus. Un vrai plaisir ! A la fin il y a une deuxième version, qui est modifiée, raccourcie (et inachevée), mais je préfère de loin la version originale. On a aussi des illustrations en couleur faites par Boris BIAN lui-même, qui sont assez simples mais bien sympas quand même !

Vendredi 7 décembre 2007

Quatrième de couverture : La Chine du Nord, dans les années 20. Songlian, belle étudiante de dix-neuf ans dont la famille est ruinée, accepte de devenir la quatrième épouse du riche Chen Zuoqian. Dans le huis-clos de sa nouvelle demeure, une seule loi, la séduction : la favorite de la nuit régente, le jour, la vie de la maison. Songlian, l'indépendante, sera-t-elle victime ou complice du système féodal qui commande en ces lieux ? Passion, possession et pouvoir colorent de feu et de sang ce ballet de charme, où les quatre épouses et concubines se livrent une danse à mort pour le plaisir du maître. Un livre ramassé, fiévreux, où Su Tong, porte-parole de la nouvelle génération renoue, paradoxalement, avec la Chine ancienne. Un regard moderne qui évoque néanmoins les classiques, de Fleur en fiole d'or à Rêve dans le pavillon rouge.

Mon avis : j'ai d'abord vu le film et donc je n'ai pas pu m'empêcher de faire la comparaison. Il y a des passages que j'avais bien aimés dans le film qui n'étaient pas dans le livre, comme la scène quotidienne des lanternes rouges ou le massage des pieds. Mais dans le livre les sentiments des personnages sont plus développés, alors on se rend mieux compte de la folie qui finit par tous les animer à différents degrés. Et puis dans le livre on connaît plus de choses sur le fils du mari, c'est intéressant. En fait je trouve que c'est une très belle histoire qui mérite bien qu'on connaisse à la fois le livre et le film, car les deux se complètent très bien. Remarque : le livre est très court tandis que le film est assez long !

Lundi 10 décembre 2007

Quatrième de couverture : Cinq amis de jeunesse se retrouvent pour disperser les cendres du sixième sur la colline. Ils ne se sont pas vus depuis longtemps : c'est la dernière volonté du défunt qui les réunit. Entre blagues de potache et vérités assénées involontairement, leurs tentatives pour rire et faire croire que tout est resté comme avant ne parviennent pas à masquer le malaise. Au bord du vide, la comédie des illusions perdues.

Mon avis :
une pièce courte et à l'histoire assez intéressante mais qui ne m'a pas transcendée, j'ai trouvé les paroles des personnages dans l'ensemble assez répétitives, je n'ai pas accroché le style, c'est peut-être plus sympa de voir la pièce jouée avec une certaine mise en scène, mais à la lecture cela n'a pas grand intérêt, on a tendance à confondre les personnages, à ne pas bien distinguer la personnalité de chacun.

Rencontre
avec Gilles GRANOUILLET prévue à la fac de lettres jeudi 12 décembre.

Lundi 10 décembre 2007

Quatrième de couverture : Fidèle à son univers d'une inventivité si particulière, mêlant cruauté et tendresse, macabre et poésie, Tim Burton donne le jour à une étonnante famille d'enfants solitaires étranges et différents, exclus de tous et proches de nous, qui ne tarderont pas à nous horrifier et à nous attendrir, à nous émouvoir et à nous faire rire. Un livre pour les adultes et pour l'enfant qui est en nous.

Tim Burton a réalisé Batman, Edward aux mains d'argent, Ed Wood, Mars Attacks, entre autres films. La triste fin du petit Enfant Huître et autres histoires est son premier livre.

Mon avis :
un recueil de poèmes très agréable, on y retrouve tout à fait l'atmosphère burtonienne qui me plaît tant. Certains poèmes sont trop courts à mon goût, et les poèmes reposent plus sur une intrigue amusante ou cruelle que sur un style extrêmement travaillé (la traduction n'est parfois pas formidable) mais j'ai cependant beaucoup apprécié ce recueil ! Les petits plus : la version originale et les illustrations de Tim Burton lui-même. =)

Samedi 15 décembre 2007

Quatrième de couverture / extrait : Ce sont eux qui sont beaux. J'ai eu tort ! Oh ! Comme je voudrais être comme eux. Je n'ai pas de corne, hélas ! Que c'est laid, un front plat. Il m'en faudrait une ou deux, pour rehausser mes traits tombants. Ca viendra peut-être, et je n'aurai plus honte, je pourrai aller tous les retrouver. Mais ça ne pousse pas ! (Il regarde les paumes de ses mains.) Mes mains sont moites. Deviendront-elles rugueuses ? (Il enlève son veston, défait sa chemise, contemple sa poitrine dans la glace.) J'ai la peau flasque. Ah, ce corps trop blanc, et poilu ! Comme je voudrais avoir une peau dure et cette magnifique couleur d'un vert sombre, une nudité décente, sans poils, comme la leur !

Mon avis : j'adore cette pièce, on a commencé à l'étudier en cours et elle est vraiment très riche. Elle est assez longue mais on ne s'ennuie jamais, au contraire on voit l'évolution des choses, c'est bien développé. L'histoire en deux mots : dans une ville tous les habitants au fur et à mesure se transforment en rhinocéros, cette transformation est une métaphore, les rhinocéros correspondant aux adeptes de plus nombreux du totalitarisme (caractérisés par une absence de pensée personnelle, des comportements violents etc) ... c'est une pièce sérieuse mais avec beaucoup de passages drôles, il y a des tas de répliques géniales, Ionesco dans cette pièce détruit la logique et le langage en les rendant absurde... à lire.

Citation : "Il y a des choses qui viennent à l'esprit même de ceux qui n'en ont pas."

Lundi 17 décembre 2007

Quatrième de couverture : Après l'école, la petite reste une heure ou deux chez sa grand-mère, en attendant que sa mère vienne la chercher. Elle goûte en regardant des documentaires à la télévision. Ce jour-là, la robe que porte sa mère est différente. Et au lieu de rentrer à la maison, les voilà qui s'embarquent toutes deux sur l'autoroute. Elles arrivent au bord de la mer. Les recherches ont déjà commencé.

Mon avis : après avoir lu Truismes je m'attendais à un livre du même genre mais en fait ce livre-ci n'est pas du tout choquant, il est beaucoup plus doux. Cette histoire de femme qui part soudainement avec sa fille au bord de la mer (la mer est sans arrêt évoquée, c'est vraiment un élément central du roman) sans rien dire à personne, et sans que l'on comprenne pourquoi, et très bien écrite, il y a énormément de descriptions de sensations, c'est très poétique, il se dégage vraiment une atmosphère particulière de ce livre ! Pour bien le comprendre il faut un peu s'accrocher quand même, car la narration est à la troisième personne mais à chaque paragraphe, le point de vue adopté change, il faut donc bien identifier à chaque fois si on est face aux pensées/sensations de la mère, de la petite fille, du détective, de la grand-mère... mais c'est ce procédé même qui fait tout le charme du livre, on se rend compte que pour une même situation la vision de chaque personnage est unique. Original, un bon moment d'évasion.

Vendredi 21 décembre 2007

Quatrième de couverture : Imaginez un magasin où l'on vend depuis dix générations tous les ingrédients possibles pour se suicider. Cette petite entreprise familiale prospère dans la tristesse et l'humeur sombre jusqu'au jour abominable où surgit un adversaire impitoyable : la joie de vivre.

Mon avis : le thème est original mais je n'ai pas trouvé le style très accrocheur, trop artificiel à mon goût, les personnages ne sont pas vraiment approfondis non plus, on n'arrive pas à entrer tout à fait dans l'histoire. A part ça c'est assez drôle, c'est une lecture légère et agréable, je crois que c'est un livre que j'aurais beaucoup aimé plus jeune, mais là je sais pas il manque un truc indéfinissable pour que je sois emballée. Je m'attendais vraiment à un truc génial, et ça tombe un peu à plat, la fin est trop joyeuse à mon goût, pas crédible. Je pense qu'il y avait matière à faire un livre super, et à cause de tous les défauts mentionnés me voilà plutôt déçue, même si ça reste une lecture sympa.

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"La littérature est la preuve que la vie ne suffit pas." Fernando Pessoa

Un livre au hasard

Il ne se passait rien...
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