Vendredi 3 octobre 2008

Quatrième de couverture : Un homme qui aime sa femme et qui croit en être aimé médite sur cet amour et sur ce bonheur. A la fin, nous apprenons qu'Eva l'a toujours haï, qu'elle est un être de folie et de mensonge. Mais cela n'empêche pas cet homme de conclure : "On pourrait voir dans ce récit l'histoire amère et bouffonne d'une femme qui a accaparé et amoindri un homme qu'elle n'aimait pas, lequel croyait aimer. Pour moi, ce fut une autre histoire, triste ou gaie, je ne sais, mais belle assurément, et profonde, utile, émouvante, car la vie est toujours grande. Je ne voudrais pas qu'on en rie."

Mon avis : ce "journal" est en fait un recueil de notes, de réflexions plus ou moins décousues que le narrateur forme au sujet de l'amour, de la vie conjugale, mais aussi de l'écriture, de l'amitié, etc. J'ai trouvé toutes ces réflexions intéressantes, le narrateur nous fait partager ses sentiments à la fois forts et ambigus vis-à-vis d'Eva, sa femme, qui lui mène la vie dure, il évoque la difficulté de se supporter, la perte de liberté qu'il subit, mais aussi les joies qu'il retire de cette cohabitation... le tout est très pertinent et bien écrit, le narrateur expose ses soucis et ses pensées sans pathétisme affligeant, j'ai vraiment apprécié cette lecture que j'ai entreprise tout à fait au hasard.

Mardi 14 octobre 2008

Quatrième de couverture : Un jeune provincial de dix-huit ans, plein de rêves et plutôt séduisant, vient faire ses études à Paris. De 1840 au soir du coup d'Etat de 1851, il fait l'apprentissage du monde dans une société en pleine convulsion. Sur son chemin, il rencontre le grand amour et les contingences du plaisir, la Révolution et ses faux apôtres, l'art, la puissance de l'argent et de la bêtise, la réversibilité des croyances, l'amitié fraternelle et la fatalité des trahisons, sans parvenir à s'engager pour une autre cause que celle de suivre la perte de ses illusions.

Mon avis : c'est très très bien écrit, je suis toujours autant éblouie par le style de Flaubert, on s'y croirait vraiment ! Mais toutes les considérations politiques et historiques (Frédéric et ses copains n'arrêtent pas de refaire le monde, les évènements politiques de même sont décrits en profondeur) sont difficilement compréhensibles si on ne se réfère pas très régulièrement aux petites notes de bas de page, or lire ces petites notes sans arrêt est assez contraignant, résultat, tout cet aspect m'est passé assez au-dessus de la tête (même si je conviens qu'il est nécessaire au roman, enrichissant le cadre, les personnages etc). Mon intérêt a été cependant soutenu tout le long du roman (626 pages dans mon édition) par les aventures proprement sentimentales du héros, je me suis vraiment passionnée pour l'histoire de Frédéric et de Mme Arnoux (et de Louise, de Rosanette, et même de Mme Dambreuse), ne cessant d'espérer que Frédéric se décide enfin à agir à ma manière... un livre que je vous conseille, ne vous laissez pas impressionner par les passages historiques, tout le reste en vaut vraiment la peine !

Mardi 14 octobre 2008

Quatrième de couverture : Cette oeuvre semi-religieuse, semi-prophétique, connaît, depuis 1923, année de la publication de la version définitive en anglais, un immense succès auprès d'un public toujours renouvelé. Gibran, écrivain et penseur libanais (1883-1931), a voulu, comme le dit Adonis, "faire éclore dans l'homme tout ce qui le dépasse et tout ce qui est plus grand que lui : l'amour, la joie, la révolte, la liberté." Un message profond et simple, enclos dans une poésie éclatante.

Mon avis : un livre très court (une centaine de pages) qui m'a laissée perplexe. Le ton est un peu trop solennel, un peu trop affirmatif à mon goût, mais c'est une critique que je formulerais pour tous les textes religieux en général, et l'auteur essaie tout de même de nous transmettre sa pensée en nous posant des questions (rhétoriques pour la plupart), ce qui fait qu'il évite malgré tout un dogmatisme qui m'aurait été insupportable.

Le style est à la fois simple, clair, et empli de métaphores, d'images diverses qui donnent beaucoup de charme à l'ouvrage. Les réflexions d'ailleurs sont très intéressantes, je suis d'accord avec un grand nombre d'entre elles, Gibran fait beaucoup de parallèles entre nos comportements humains et des phénomènes naturels, on sent qu'il souhaite une réelle harmonie entre l'homme et la nature, on a comme une impression de sérénité en achevant notre lecture.

Enfin bref, c'est un texte philosophique accessible, fort bien écrit, et qui porte vraiment à réfléchir. A lire !

Jeudi 23 octobre 2008

Quatrième de couverture : " Ne rien dire, ne pas s'envoler dans le commentaire, rester à la confluence du savoir et de l'ignorance, au pied du mur. Montrer comment c'est, comment ça se passe, comment ça marche, comment ça ne marche pas. Diviser les discours par des faits, les idées par des gestes. Juste documenter la quotidienneté laborieuse". Entre les murs s'inspire de l'ordinaire tragi-comique d'un professeur de français. Dans ce roman écrit au plus près du réel, François Bégaudeau révèle et investit l'état brut d'une langue vivante, la nôtre, dont le collège est la plus fidèle chambre d'échos.

Mon avis : J'ai vu et apprécié le film avant de lire cet ouvrage. (dont l'auteur joue le rôle principal dans le film). J'espérais que le livre apporterait plus de choses que le film, plus de détails sur les pensées des personnages notamment, et j'ai été plutôt déçue. Le style fait très "documentaire", j'aurais aimé quelque chose de plus "littéraire", là j'ai l'impression qu'il n'y a pas vraiment eu de travail sur la forme. Enfin le sujet reste très intéressant, et je trouve qu'on a une image moins rose des profs dans le livre, une image plus réaliste. Mais j'ai nettement préféré le film !

Jeudi 23 octobre 2008

Quatrième de couverture : Une petite hirondelle en route vers l'Egypte décide de passer la nuit à l'abri d'une statue dominant la ville. Couverte de minces feuilles d'or, ses yeux faits de saphirs, un gros rubis ornant le pommeau de son épée, c'était la statue du Prince Heureux. Le ciel était plein d'étoiles brillantes. L'hirondelle allait s'endormir quand, soudain, une goutte d'eau glissa sur son aile : la statue pleurait ! Le Prince Heureux pleurait sur les misères de la ville... Le Prince Heureux, Le Rossignol et la Rose, Le Géant égoïste, L'Ami dévoué, La Fusée remarquable, cinq contes d'Oscar Wilde.

Mon avis : des histoires adorables qui plairont à petits et grands, à la fois fantastiques, pertinentes (Oscar Wilde y glisse même des réflexions morales...!), et toutes écrites de façon tellement poétique... j'ai l'intention de lire bientôt les autres recueils de contes de cet immense auteur que j'aime admire et vénère =D

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"Chaque lecture est un acte de résistance. Une lecture bien menée sauve de tout, y compris de soi-même." Daniel Pennac

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