bouquins

Quand je pense à tous les livres qu'il me reste à lire j'ai la certitude d'être encore heureuse.

Mercredi 1er juillet 2009 à 9:00

J'ai du mal à réaliser... je suis en VACANCES !!!!!!

Une année merdique sur bien des points qui s'achève, ô joie...
Le mois dernier, j'avais même perdu le goût de lire, c'est dire l'étendue des dégâts...
Mais ça y est, juin est mort, c'est l'été, et je sens que ça va déjà mieux !!!!
Après quasi un mois et demi d'absence, je reviens... doucement, mais sûrement j'espère !
Il faut absolument que je retrouve le monde des livres, qui m'a bien manqué
sans que je parvienne à le rejoindre... mais je compte bien me rattraper !

Je vais essayer de lire cet été un maximum (ça ne change pas de d'habitude),
en choisissant prioritairement de piocher dans mon Challenge ABC...
Bonne vacances à tous !

  A très bientôt !!!

http://bouquins.cowblog.fr/images/divers/gotinha.jpg

Lundi 6 juillet 2009 à 18:43

http://bouquins.cowblog.fr/images/livres/adolphe.jpg~> CHALLENGE ABC 2009, lettre C - 7ème livre lu <~

Quatrième de couverture :
Dans Adolphe, un homme s'efforce de briser les chaînes d'une liaison amoureuse dans laquelle il s'est, comme malgré lui, fourvoyé. "... Un marivaudage tragique où la difficulté n'est point, comme chez Marivaux, de faire une déclaration d'amour, mais une déclaration de haine." (Stendhal.)  Mais ce livre sèchement cruel brille de mille feux contradictoires. Chant de victoire d'un amant délivré d'une femme devenue encombrante, il est en même temps le champ clos où s'éprouve l'impossibilité de vaincre quiconque, si ce n'est soi-même. Adolphe, qui a trop durement tranché ses liens affectifs, est étrangement contraint de les retisser par l'écriture. Un travail de réparation se superpose au travail de la séparation, où le langage puise ses forces et s'épuise, incertain du rivage où la vérité s'offrira.
Adolphe s'inscrit dans la grande tradition des romans sentimentaux dans la lignée de La Princesse de Clèves et de Manon Lescaut.

Mon avis : très très bien écrit, même si j'ai eu du mal à m'attacher au héros au début ; un roman original qui ne sublime pas le sentiment d'amour, et qui le présente d'une façon qui change bien de ce qu'on a l'habitude de lire !  Ici l'amour est une prison, une source de malheurs, et les personnages sont tout aussi victimes de leur amour que de leur absence d'amour... on ne sait trop que penser de ce couple, qui plaindre, qui haïr, puisque les deux sont malheureux ? Un roman court, étonnant, et assez déprimant je dois dire !

Extrait : " C'est un affreux malheur de n'être pas aimé quand on aime ; mais c'en est un bien grand d'être aimé avec passion quand on n'aime plus."

Vendredi 10 juillet 2009 à 2:05

http://bouquins.cowblog.fr/images/livres/centansdesolitude.jpg~> CHALLENGE ABC 2009, lettre G - 8ème livre lu <~

Quatrième de couverture :
Une épopée vaste et multiple, un mythe haut en couleur plein de rêve et de réel. Histoire à la fois minutieuse et délirante d'une dynastie: la fondation, par l'ancêtre, d'un village sud-américain isolé du reste du monde ; les grandes heures marquées par la magie et l'alchimie ; la décadence ; le déluge et la mort des animaux. Ce roman proliférant, merveilleux et doré comme une enluminure, est à sa façon un Quichotte sud-américain: même sens de la parodie, même rage d'écrire, même fête cyclique des soleils et des mots.
Cent Ans de solitude
compte parmi les chefs d'oeuvre de la littérature mondiale du XXe siècle. L'auteur a obtenu le prix Nobel de littérature en 1982.

Mon avis : Whaouuh ! J'ai passé la journée avec ce bouquin et j'ai bien du mal à m'en sortir, tellement il nous plonge dans un univers différent du nôtre, et extrêmement riche, il se passe tellement de choses ! On suit la vie d'une famille pendant plus d'un siècle, on suit leur quotidien terrible et merveilleux dans ce village perdu qui ne cesse d'évoluer, j'ai été complètement fascinée par toutes ces histoires d'amour, de jalousie, de douleur... et tout comme les personnages, on a tendance à se perdre au milieu de tous ces gens qui ont des relations complexes et oublient eux-mêmes l'histoire de leurs ancêtres qui devient progressivement légendaire (et le fait qu'ils portent quasiment toujours les mêmes prénoms ne nous aide guère...)
Un livre qui décrit magnifiquement (c'est le style de Garcia Marquez, je vous rappelle, et ce sacré monsieur est en passe de devenir une de mes idoles !) l'influence de la marche du monde sur un groupe d'individus, qui montre que le temps détruit tout, ce livre est plein de morts, de vieux, d'oubli... Mon attention s'est un peu relâchée au moment où la guerre éclate, mais de nouveaux évènements m'ont vite happée de nouveau ! Mon avis va sans doute encore sembler excessif aux yeux de certains mais je tiens à me souvenir de mes impressions immédiates et là, plus d'une heure après l'avoir fini, je reste bouleversée et sans voix !

Extrait : "Etourdi par deux nostalgies qui se faisaient face comme des miroirs parallèles, il perdit son merveilleux sens de l'irréalité, au point qu'il finit par leur recommander à tous de quitter Macondo, d'oublier tout ce qu'il leur avait enseigné sur le monde et sur le coeur humain, d'envoyer chier Horace, et, en quelque endroit qu'il fussent, de toujours se rappeler que le passé n'était que mensonge, que la mémoire ne comportait pas de chemins de retour, que tout printemps révolu était irrécupérable et que l'amour le plus fou, le plus persistant, n'était de toute manière qu'une vérité de passade."

Mercredi 22 juillet 2009 à 16:47

http://bouquins.cowblog.fr/images/livres/tomestmort-copie-1.jpg

Quatrième de couverture :
Un simple récit, phrase après phrase sur un cahier, pour raconter la mort de Tom, quatre ans et demi, à Sydney, en Australie. Tom a un grand frère et une petite sœur, il a un père et une mère. C'est elle qui raconte, dix ans plus tard, une Française en exil, cherchant ses mots dans les Montagnes Bleues.


Résumé :
Voici dix ans que son fils est mort, il avait quatre ans et demi. Pour la première fois depuis ce jour quelques moments passent sans qu'elle pense à lui. Alors, pour empêcher l'oubli, ou pour l'accomplir, aussi bien, elle essaie d'écrire l'histoire de Tom, l'histoire de la mort de Tom, elle essaie de s'y retrouver. Tom qui est devenu mort, Tom à qui on ne pense plus qu'en sachant qu'il est mort. Elle raconte les premières heures, les premiers jours, et les heures et les jours d'avant pareillement, comme s'il fallait tout se remémorer, elle fouille sans relâche, elle veut décrire le plus précisément et le plus profondément possible, pas tant les circonstances de la mort de Tom que ce qui a précédé, que ce qui s'en est suivi, la souffrance, le passage par la folie, et le fantôme de son enfant. Le plus concrètement aussi parce que, c'est sûr, la vérité gît dans les détails. C'est la raison pour laquelle ce texte qui devrait être insoutenable et qui va si loin dans l'interrogation de la douleur est si convaincant, si proche.


Mon avis : Comme le titre et le résumé l'indiquent, ce livre est tout sauf gai... c'est un récit décousu, la mère mêle ses interrogations à des souvenirs, et tous les souvenirs ont tendance à se mélanger, rien n'est exposé de façon chronologique, et pourtant, on ne se perd pas et on sort de cette lecture en ayant l'impression de bien connaître cette mère, sa souffrance, les étapes qu'elle a traversées... il n'y a pas spécialement de pic de tristesse dans ce livre, pas véritablement d'action, mais beaucoup d'émotion, une douleur profonde qui traverse toute notre lecture, la narratrice décrit ce qu'elle ressent avec simplicité, sans en rajouter, sans chercher à se faire plaindre, j'avais un peu peur de me retrouver face à une héroïne pathétique et larmoyante mais il n'en est rien, et tout cela semble si vrai, c'est effrayant, je pense que quelque part ce livre peut nous rendre plus humain, après avoir lu ce livre, je pense qu'on peut très bien comprendre qu'une mère endeuillée ne puisse pas s'en remettre...
Ce fait affreux, "Tom est mort", est l'obsession de l'héroïne, tout le livre tournant autour de cette tragédie, j'avais peur de me lasser, de trouver cela répétitif, mais ça n'a pas été le cas, car on comprend bien vite que cette mort remet absolument tout en question dans la vie de cette femme : sa vision d'elle-même, du monde, sa relation avec les autres, avec ses autres enfants... un livre que je vous conseille, à condition que vous ne soyez pas trop déprimé au départ... quoique, après cette lecture, possible que vos propres problèmes vous paraissent insignifiants !

Mercredi 22 juillet 2009 à 20:35

http://bouquins.cowblog.fr/images/livres/41B207AEA7LSS500.jpgQuatrième de couverture : Au cœur des Carpathes dans le sombre château de Brankovan, les princes Grégoriska et Kostaki s'affrontent pour conquérir la belle Hedwige. Or Kostaki est un vampire qui revient chaque nuit assouvir sa soif de sang auprès de la jeune femme devenue l'objet d'une lutte sans merci entre les deux frères. Une étrange histoire pleine de romantisme et de fantastique où l'angoisse le dispute au romanesque...

Mon avis : une nouvelle bien écrite (je n'avais jamais lu Dumas avant), avec quelques passages angoissants, et l'amour courtois de Gregoriska m'a fait penser à l'amour courtois décrit par Chrétien de Troyes et compagnie au Moyen Âge... mais  une histoire bien trop brève à mon goût... (90 pages, mais écrit très gros). On sait peu de choses sur les personnages, sur le vampire lui-même, et le fait que les deux hommes tombent amoureux de la jeune femme m'a semblé un peu banal... plaisant à lire, mais je pense que cette nouvelle ne me laissera pas un souvenir très marquant. Je l'aurais peut-être mieux appréciée si je l'avais lue au sein d'un recueil, là je reste un peu sur ma faim.

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