Jeudi 1er mai 2008

Quatrième de couverture : Roman autobiographique mis en image par Jean-Jacques Annaud, L'amant est l'un des récits d'initiation amoureuse parmi les plus troublants qui soit. Dans une langue pure comme son sourire de jeune fille, Marguerite Duras confie sa rencontre et sa relation avec un rentier chinois de Saigon. Dans l'Indochine coloniale de l'entre deux-guerres, la relation amoureuse entre cette jeune bachelière et cet homme déjà mûr est sublimée par un environnement extraordinaire. Dès leur rencontre sur le bac qui traverse le Mékong, on ressent l'attirance physique et la relation passionnée qui s'ensuivra, à la fois rapide comme le mouvement permanent propre au sud de l'Asie et lente comme les eaux d'un fleuve de désir. Histoire d'amour aussi improbable que magnifique, L'amant est une peinture des sentiments amoureux, ces pages sont remplies d'un amour pur et entier. Ce roman vaudra un succès conséquent à Marguerite Duras.

Mon avis : le style est très inhabituel et m'a laissée perplexe au début, mais on s'habitue et je crois que j'ai bien aimé l'histoire étrange de cette drôle de famille, la mère, les deux frères, qui se mêle à ce drôle d'amour, triste et finalement beau... un peu déçue car on m'avait présenté ce livre comme une histoire d'amour grandiose, et je ne l'ai finalement pas trouvé assez axé sur l'amant en question... je pense qu'il faudrait que je le relise plus tard, j'ai apprécié mais je pense être passée à côté de certaines choses.

Jeudi 1er mai 2008

Quatrième de couverture : Une petite ville de Géorgie aux étés brûlants, des maisons sans grâce, des cafés mal tenus, de petites usines, une atmosphère malodorante de pauvreté et de laideur : âgée de douze ans, la petite Frankie croit entrevoir l'occasion de s'évader de ce cadre étouffant. Orpheline de mère, seule, «membre de rien», elle n'a pour amie et confidente que Berenice, la vieille cuisinière noire. C'est dans la cuisine que se déroulent la plupart des scènes centrales de ce récit très dense, pendant les dernières quarante-huit heures d'une torride semaine d'août...

Mon avis : J'aime le style pour commencer, c'est très lent mais on ne s'ennuie jamais, on est vraiment immergé dans l'histoire. Frankie est une adolescente solitaire à laquelle on s'attache très vite, on sent terriblement bien dans ce roman sa difficulté à grandir, on partage son ennui, ses espoirs vains, la fin est assez douloureuse, car l'égoïsme de Frankie peut aller jusqu'à la cruauté... il y a en plus plein de petites réflexions passionnantes sur le temps qui passe, le monde, les relations qui se créent entre les individus... ce livre est une mine, j'adore.

Le film : L'effrontée (film que j'aime depuis ma plus tendre enfance) de Claude Miller s'inspire librement de ce roman ; mais certains passages sont très fidèles au livre. Nulle part dans le générique il n'est indiqué que l'effrontée est une transposition de Frankie Addams, je trouve cela assez grave, il y a eu de nombreuses protestations à ce sujet !

Lundi 5 mai 2008

Quatrième de couverture : Un seul geste aurait suffi pour tout changer. Qui n'a jamais rêvé de revenir à cet instant décisif où le bonheur était possible ?
San Francisco. Elliott, médecin passionné, ne s'est jamais consolé de la disparition d'Ilena, la femme qu'il aimait, morte il y a trente ans. Un jour, par une circonstance extraordinaire, il est ramené en arrière et rencontre le jeune homme qu'il était, trente ans plus tôt. Il est revenu à l'instant décisif où un geste de lui peut sauver Ilena. Et modifier l'implacable destin qui a figé son sort à jamais.
Un stupéfiant face-à-face, une histoire d'amour bouleversante, un suspense à couper le souffle.

Mon avis : ouh là là, j'avais pas mal de préjugés contre ce livre et un certain nombre ont été confirmés. Les personnages sont exaspérants à souhait comme prévu, dans le genre "américains riches et parfaits", brrr. Le style ? Il n'y en a pas, désolée, c'est très plat, et étant donné la tonalité de l'histoire ça donne un truc vraiment mièvre. Ce bouquin a mis environ 90 pages à m'intéresser, j'ai failli le reposer ! Cependant le brin de fantastique est intéressant, il faut dire que c'est fort bien imaginé, bien ficelé, et j'ai fini par me laisser emporter, à la fin il y a pas mal de rebondissements, c'est attendrissant et pour un peu j'aurais versé ma petite larme. J'ai lu les résumés des autres livres du même auteur, et à chaque fois c'est une histoire du même genre, un amour qui doit triompher de la mort grâce à un truc fantastique comme un voyage dans le temps... donc je ne pense pas que je lirai d'autres Musso, ça me lasserait. Même si j'ai finalement pris plaisir à lire ce livre (au bout de presque 100 pages quand même :( !), je le range sans hésitation dans la catégorie peu honorable des "best-sellers faciles et larmoyants". Un bouquin "pour la plage" comme on dit.

Lundi 5 mai 2008

Quatrième de couverture : Dans le pays, on l'appelait la petite Fadette, car elle avait la taille d'un farfadet et les pouvoirs d'une fée. Comme sa grand-mère, elle guérissait les hommes et les animaux. Landry, l'un des jumeaux de la ferme voisine, tombe amoureux d'elle. Mais l'amour d'une sorcière est mal vu dans cette famille, et il rend malade de jalousie Sylvinet, l'autre "besson".
Après La Mare au diable et François le Champi, c'est le troisième roman champêtre de George Sand. Elle y exprime tout ce que la vie lui a appris. L'apparence des êtres ne compte pas, il faut percer l'écorce. La richesse des filles ne fait pas leur bonheur et l'amour est difficile à construire. Son désir inassouvi est là, aussi, d'un amour qui durerait toujours. La Petite Fadette illustre le grand dessein de George Sand : enseigner le respect de Dieu, de la nature, de la sagesse, de l'amour.

Mon avis : une mignonne petite histoire d'amour, qui montre aussi de façon réaliste la mentalité des paysans au XIXème siècle, et la relation entre les deux jumeaux est très émouvante, on s'attache vite aux personnages ! Le style a un charme désuet, avec pleins de tournures, d'expressions disparues (du parler berrichon) qui nous emmène bien loin de notre XXIème siècle... je regrette seulement le côté moralisateur de l'auteur, c'est plein de grands sentiments, et parfois peu crédible... mais bon, c'est savoureux et ça fait rêver.


Mercredi 7 mai 2008

Quatrième de couverture : On ne naît pas femme, on le devient. Mais comment le devient-on ? Par l'éducation, la culture, avec le temps ? Isabelle Langerome répond : par le plaisir, par tout ce qui fait jouir. L'amour se conjugue à tous les temps de l'humour et de la nostalgie. C'est le désir attrapé par le c½ur ; l'amour, l'amour sans cesse renouvellé.

Mon avis : ce livre est composé de tout un tas de petits chapitres, chaque chapitre correspond à une personne, c'est comme un gros paquet de souvenirs (il me semble que c'est autobiographique). Le style est simple, tendre, jamais vulgaire, il y a souvent des ellipses, des petites réflexions drôles et inattendues qui clôturent chaque histoire. L'auteur évoque ce qui l'a attirée chez l'autre, les circonstances de la relation... j'ai surtout aimé le début, qui correspond à l'enfance, l'éveil à la vie sexuelle, c'est cru, mais mignon à la fois. Le milieu est un peu lassant, les relations superficielles s'enchaînent, bof... mais je n'ai pas fermé ce livre déçue car elle finit par trouver le grand amour ! Un bouquin pas indispensable mais sympa.

L'extrait : je ne peux pas le recopier ici mais si vous en avez l'occasion, lisez donc la page 47, elle est chouette.

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"La vraie lecture commence quand on ne lit plus seulement pour se distraire et se fuir, mais pour se trouver." Jean Guéhenno

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