Lundi 18 décembre 2006

Quatrième de couverture : Et vous, à la place de Dieu, comment referiez-vous l'Histoire ?

Résumé / mon avis : suite de Nous, les dieux, on retrouve Mickaël Pinson, élève-dieu qui s'efforce de faire évoluer son peuple des hommes-dauphins pacifiques et intellectuels ^^. Mickaël Pinson qui n'a toujours pas résolu l'énigme posée par Aphrodite dont il est amoureux, et qui toujours, toujours, cherche à explorer la dimension supérieure... comme dans tous les livres de Werber, nous voici face à un récit riche et varié mêlant vie de l'élève-dieu, de son peule, de ses anciens clients mortels réincarnés, et passages encyclopédiques (surtout à propos de la mythologie grecque ici) On ne s'ennuie pas une seconde, il y a de nombreux rebondissements, j'avais peur que cela soit toujours un peu la même chose et pourtant Werber réussit encore et toujours à éveiller mon intérêt et à me donner envie de lire la suite, bref, j'aime beaucoup beaucoup beaucoup :p et j'ai hâte de lire le Mystère des dieux...

Mercredi 20 décembre 2006

Résumé : Jeune épousée de monsieur de Clèves, la princesse s'est engagée à un mariage de raison, obéissant aux recommandations sévères de sa mère, madame de Chartres. Quand soudain, au cours d'un bal, le duc de Nemours parait... Leurs yeux se rencontrent, la passion naît. Mais la princesse de Clèves se doit à son rang, à son éducation, à l'image qu'elle a d'elle-même. Elle ne cédera pas au désir. Jalousie, douleur, frustration, les romans d'amour soufflent des souffrances exquises... pour le lecteur.

Mon avis : J'admets qu'au début on a tendance à se perdre en confondant un peu tous les personnages, et à trouver la narration un peu longue, mais une fois qu'on est pris dans l'histoire on ne peut plus en décrocher et on se met à vraiment apprécier le style précieux où tout est exprimé de façon hyperbolique (on devrait compter les occurences de "jamais", ce serait rigolo)... ainsi, on suit avec les personnages, à travers leurs commérages amusants et quiproquos, leurs histoires d'amour qui sont quasiment toujours des "passions violentes" on se perd un peu, on finit par se passionner pour l'amour impossible de madame de Clèves et du duc de Nemours, on espère, on est déçu, on espère encore...et la fin est tellement... ah ah lisez ce livre ! Le cadre est complètement dépaysant, sans rapport aucun avec notre vie de Français du 21ème siècle, mais cela ne nous empêche pas de nous identifier aux personnages, et puis c'est aussi une bonne façon de se rendre compte de l'hypocrisie qui régnait à la Cour et de l'importance de la "galanterie"... en un mot, j'adore !

[EDIT] A la fac j'ai étudié ce livre en 2008, et maintenant j'en suis vraiment amoureuse *_* Je vous conseille aussi l'excellent film de Christophe Honoré, La Belle Personne (transposition à notre époque dans un lycée)

Samedi 23 décembre 2006

Résumé : Antigone est la fille d'Oedipe et de Jocaste, tous deux morts, la soeur de la belle Ismène, la fiancée de Hémon, fils de Créon, son oncle et le nouveau roi de Thèbes. Ses deux frères, Etéocle et Polynice, se sont entretués : Etéocle a eu droit à des funérailles grandioses tandis que le cadavre de Polynice, considéré comme un traître, est laissé aux charognards. Quiconque osera lui rendre les hommages funèbres sera puni de mort. Or la jeune Antigone est bien décidée à honorer la mémoire de Polynice...

Mon avis : un chef d'oeuvre. C'est très facile à lire, et cependant quelle force ! Le style est épuré, intense. Antigone est vraiment un personnage génial, elle est têtue, c'est la rebelle, et elle a quelque chose qui me fait un peu penser au Petit Prince, dans sa façon claire et tranchée d'exprimer ses idées. C'est tragique au possible, mais au début, la scène avec la nourrice m'a fait beaucoup rire =) une pièce de théâtre courte à lire d'urgence, si ce n'est pas encore fait !

Dimanche 24 décembre 2006

Quatrième de couverture : " Lui un peu voyou, elle un peu bêcheuse, ces deux bambins qui totalisent moins de vingt-trois printemps vont se rencontrer, se flairer, se reconnaître et vivre dans l'incompréhension générale ce qu'il est légitime d'appeler un grand amour. J'aime dans le roman de Patrick Cauvin - outre toutes les qualités de fraîcheur, de légèreté, d'invention qu'il faut pour faire l'enfant sans faire la bête - j'aime ce qu'il dit sans avoir l'air d'y toucher et qui va beaucoup plus loin que son joli récit. " François Nourissier


Mon avis : étranges, mes relations avec ce livre. Pendant à peu près les 3/4 du bouquin, je me suis partagée entre l'ennui et l'agacement à l'égard de ces deux petits surdoués qui m'étaient antipathiques. Et puis le principe de la voix narrative alternée (un chapitre, c'est Daniel le narrateur, le suivant, c'est Laurel et ainsi de suite) je n'aime pas trop. J'ai vraiment failli abandonner ma lecture à plusieurs reprises, un blocage, un style que je n'accrochais vraiment pas. Et puis à partir du moment où ils fuguent, j'ai pris pitié d'eux, je les ai finalement trouvé attachants, et la fin a failli m'arracher des larmes... alors je ne sais pas trop que conclure. Je n'ai pas vraiment aimé, mais au bout du compte ce livre ne m'a pas laissé indifférente, c'est le principal, et je crois même que je serai tentée par la suite si un jour je tombe dessus (Pythagore je t'adore_).

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"L'ennui, qui dévore les autres hommes au milieu même des délices, est inconnu à ceux qui savent s'occuper par quelque lecture. Heureux ceux qui aiment à lire." Fénelon

Un livre au hasard

Il ne se passait rien...
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