Jeudi 10 avril 2008

Résumé : L'histoire débute en juin 1830, date de la prise d'Alger par la flotte française. Suivent vingt années de lutte, que domine la figure de l'émir Abdelkader. Puis vient le temps d'une suprématie française sans partage. Ces scènes d'histoire alternent avec le récit de la propre enfance de la narratrice, dans un village du Sahel. Autour d'elles, un monde de femmes cloîtrées rêvent à d'inaccessibles rencontres amoureuses...

Mon avis : très beau style, mais pas toujours évident à lire, les passages qui évoquent la guerre sont très vite lassants et la dernière partie évoque de nombreux témoignages qui s'entremêlent à des réflexions de l'auteur, c'est un peu difficile parfois de discerner qui parle. Un avis assez mitigé donc, le style peut être très poétique mais cela entrave pas mal la compréhension.

Dimanche 13 avril 2008

Quatrième de couverture : "Tu as vingt-cinq ans et vingt-neuf dents, trois chemises et huit chaussettes, quelques livres que tu ne lis plus, quelques disques que tu n'écoutes plus. (...) Tu es assis et tu ne veux qu'attendre, attendre seulement jusqu'à ce qu'il n'y ait plus rien à attendre."
C'est en ces termes que le narrateur s'adresse à lui-même, Un homme qui dort, qui va se laisser envahir par la torpeur et faire l'expérience de l'indifférence absolue.
Il ne lui restera pourtant qu'une issue : reprendre pied sur la Terre des vivants.
Revivre, car, "atteindre le fond, cela ne veut rien dire." "L'indifférence est inutile."

Mon avis : J'ai été totalement aspirée par ce livre assez court que j'ai lu d'une traite. Il est écrit à la 2ème personne du singulier, ce qui permet encore plus facilement au lecteur de se sentir concerné, et je me suis complètement reconnue dans ce roman, c'est le genre d'expérience extrême que je suis tentée de faire mais que je n'oserai jamais... le style est à la fois simple et frappant, ça se lit tout seul (à part quelques passages moins clairs où il rêvasse, je pense au tout début par exemple, mais laissez-vous porter par l'atmosphère et tout ira bien) . Je vous le recommande (ne serait-ce que pour connaître ce qui me passe parfois par la tête ^^)

En plus : un film de Bernard Queysanne est sorti en 1974, le DVD est sorti l'année dernière. Il est apparemment très peu connu (aucun avis sur allociné)

Mardi 15 avril 2008

Résumé : Le Maupassant des grands jours, des histoires assez lestes qui, dans la veine de Boule de suif, évoquent des paysans trousseurs de filles, de plantureuses noces normandes, des quincailliers de province que le démon de midi pousse à d'infructueuses tentatives de viol dans des compartiments de chemin de fer. Mais aussi "La Peur ", "La Folle ", le Maupassant qui en quelques pages touche le fond du c½ur humain dans ce qu'il a de plus pitoyable ou cruel. Il n'est guère de portraits de la haine comparables à celui qui dans " Saint-Antoine " oppose un soldat allemand et un fermier du pays de Caux, et "la Rempailleuse " est peut-être la plus belle histoire d'amour que Maupassant ait jamais écrite.

Mon avis : très agréable à lire, ces nouvelles sont drôles, émouvantes, et traduisent l'amour que l'auteur a pour les personnages décrits, tendresse qui n'empêche pas l'ironie cependant, en effet Maupassant parvient aussi à dénoncer leurs petits et gros défauts sur un ton vraiment plaisant.






Jeudi 17 avril 2008

Quatrième de couverture : « Le 9 janvier 1993, Jean-Claude Romand a tué sa femme, ses enfants, ses parents, puis tenté, mais en vain, de se tuer lui-même. L'enquête a révélé qu'il n'était pas médecin comme il le prétendait et, chose plus difficile encore à croire, qu'il n'était rien d'autre. Il mentait depuis dix-huit ans, et ce mensonge ne recouvrait rien. Près d'être découvert, il a préféré supprimer ceux dont il ne pouvait supporter le regard. Il a été condamné à la réclusion criminelle à perpétuité.

Je suis entré en relation avec lui, j'ai assisté à son procès. J'ai essayé de raconter précisément, jour après jour, cette vie de solitude, d'imposture et d'absence. D'imaginer ce qui tournait dans sa tête au long des heures vides, sans projet ni témoin, qu'il était supposé passer à son travail et passait en réalité sur des parkings d'autoroute ou dans les forêts du Jura. De comprendre, enfin, ce qui dans une expérience humaine aussi extrême m'a touché de si près et touche, je crois, chacun d'entre nous. »

Mon avis : un récit stupéfiant, choquant, on se demande comment une telle chose peut être possible. Les actes commis par Jean-Claude Romand sont abominables, monstrueux, mais en même temps l'homme lui-même semble avoir été gentil, humain, ce qui rend ses actes encore plus incompréhensibles. On ne sait pas comment réagir face à cela, et le narrateur ne nous offre pas non plus de point de vue tranché à partager, on reste dans le flou. Cela fait réfléchir. Mais je suis épouvantée à l'idée que cet homme risque d'être libéré en 2015...

Info : un film a été réalisé par Nicole Garcia d'après l'½uvre d'Emmanuel CARRERE.

Vendredi 18 avril 2008

Quatrième de couverture : « Stupeur et tremblements pourrait donner l'impression qu'au Japon, à l'âge adulte, j'ai seulement été la plus désastreuse des employés. Ni d'Ève ni d'Adam révélera qu'à la même époque et dans le même lieu, j'ai aussi été la fiancée d'un Tokyoïte très singulier. » Amélie Nothomb

Mon avis : j'adore, l'ensemble est hilarant, le personnage de Rinri est attachant et intéressant, et il y a quelques passages très forts (comme l'ascension du mont Fuji, la tempête de neige....). La fin m'a un peu déstabilisée et j'ai failli pleurer, il est vrai qu'Amélie Nothomb peut parfois être très... bizarre, mais c'est aussi pour cela que je l'aime tant. J'ai préféré ce livre à Stupeur et tremblements.

Extrait : "Dire à quelqu'un que c'est terminé, c'est laid et faux. Ce n'est jamais terminé. Même quand on ne pense plus à quelqu'un, comment douter de sa présence en soi? Un être qui a compté compte toujours."

Samedi 26 avril 2008

Quatrième de couverture : Le lecteur fera la connaissance des dix personnages de ce surprenant roman au travers de leur correspondance privée : lettre à une amie, à un amant, à des parents, à un psychiatre. Petit à petit, il entre par effraction dans leur intimité et leur personnalité secrète, par le biais de leurs confidences épistolaires ou par l'irruption d'un acte de naissance, d'un certificat médical, d'un article de journal... Autant de rebondissements que de personnages dans ce livre qu'on peut lire aussi comme un roman policier, si l'on sait que le dernier chapitre, qui les réunira malgré eux à l'occasion d'une prise d'otages, entrecroisera leurs destins dans des retrouvailles et nous livrera un meurtrier inattendu.

Mon avis : excellent, voici un livre original ! En lisant la quatrième de couverture qui parle de dix personnages j'avais peur de m'y perdre (en plus ce sont des noms japonais alors...) mais en fait aucun risque puisque les dix personnages sont séparés : on a comme dix nouvelles, chacune étant constituée de lettres, qui nous permettent, par recoupements, de connaître la destinée d'un individu, on a toujours une surprise, parfois on découvre à la fin que la personne n'était pas comme on aurait pu le penser par exemple... les histoires sont à la fois réalistes et originales, on a une foule de situations différentes et j'ai trouvé la plupart des personnages bien sympathiques, le style ne manque pas d'humour, on est ému aussi parfois... je ne sais pas si c'est une invention de l'auteur ou si c'est représentatif de la mentalité des Japonais, mais j'ai eu la nette impression que même des personnages qui se connaissent peu parviennent à communiquer assez librement, à être sincères dans leurs lettres, avec toujours de l'autodérision, une anecdote amusante sur eux-mêmes... enfin bref tout cela m'a bien plu, on ne s'ennuie pas une seconde !

Samedi 26 avril 2008

Quatrième de couverture : A tous ceux qui se plaignent de ne pas avoir le temps de lire, Henry Miller fait quelques suggestions pleines de bon sens : lisez dans les transports en commun ou, mieux encore, aux cabinets ! N'est-ce pas là un endroit calme où personne en vous dérangera ? Après tout, puisque nous sommes obligés d'y aller, pourquoi ne pas profiter au mieux du temps que nous y passons ? Pourtant, à bien y réfléchir, ce n'est peut-être pas une si bonne idée... Miller s'invite dans notre intimité et se livre à quelques réflexions désopilantes en mêlant souvenirs et anecdotes sur les cabinets... de lecture.

Mon avis : un peu déçue, quand j'ai acheté ce petit bouquin (très court, une cinquantaine de pages) je m'attendais à un truc léger, avec des petites statistiques inutiles et marrantes... et en fait c'est très sérieux lol, on a une vraie réflexion sur les circonstances dans lesquelles on lit, sur la lecture en général, et même au-delà, sur notre rapport au temps... en fait je suis sûre qu'en le relisant dans de meilleures conditions je trouverais cela infiniment intéressant, mais là je n'étais pas trop dans le bain et j'ai trouvé certains passages... un peu prise de tête. Mais il est clair qu'Henry Miller est un type intelligent et qui a réfléchi sur la question ! (ce texte est en fait le 13ème chapitre de l'ouvrage Les livres de ma vie).

Samedi 26 avril 2008

Quatrième de couverture : Medellin, capitale colombienne de la drogue : un univers de violence quotidienne où des adolescents gagnent leur vie en se faisant tueurs professionnels pour le " cartel "... ou pour leur propre compte. C'est de l'un d'entre eux - un nommé Alexis, beau comme un dieu - que s'éprend le narrateur, un grammairien vieillissant, déboussolé dans le chaos qu'est devenue sa ville. Fasciné par ce jeune barbare auquel il voue une passion partagée, il va se laisser entraîner dans une descente aux enfers, dans les rues et les quartiers pauvres de Medellin, où une population misérable et sans repères ne connaît plus d'autre langage que celui du revolver et du couteau... Roman visionnaire, enflammé, apocalyptique, La Vierge des tueurs a été un événement dans les Lettres sud-américaines. Aux antipodes du " réalisme magique " de García Márquez et de ses émules, Vallejo, natif lui-même de Medellin, nous introduit dans l'univers désenchanté, désespérant, hideux, de la violence nue. Son inoubliable Alexis nous montre ce que peut devenir - chez nous aussi - un adolescent livré de bonne heure à la rue, à la drogue, à l'argent, à la loi du plus fort.

Mon avis : un grand livre, le style est extraordinaire par sa force, j'ai lu ce roman d'une traite alors que j'avais quatre partiels à réviser pour le lendemain, on peut donc dire que j'ai été "happée" (et que je n'avais pas envie de travailler, aussi, mais c'est une autre histoire)... le narrateur bouillonne de colère, ses propos sont cyniques, extrêmes, voire extrémistes, il ne nous cache rien de la violence, de la haine qui habite la ville, cette agressivité se mêle à son amour insensé pour Alexis, et tout cela nous donne un livre très intense dont on ne ressort pas indemne !

Le film : fidèle au livre du point de vue de l'intrigue, mais pas à la hauteur en ce qui concerne l'expression du désespoir _________________________________________profond de l'écrivain... (infos)

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"Les livres ne sauveront sans doute pas le monde, mais ils nous aident à supporter sa folie, et tant que les gens liront, il y aura un peu d'espoir" Ken Bruen

Un livre au hasard

Il ne se passait rien...
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