Vendredi 1er août 2008

Nouvelle de 124 pages extraite du recueil Huits Hommes

Quatrième de couverture : Recherché pour meurtre et poursuivi par la police, un Noir américain s'est glissé dans un trou d'égout. Réfugié sous la ville, il découvre un monde étrange, humide et mystérieux, un monde aux règles différentes de celui " sur terre ", celui des Blancs.

Mon avis : une nouvelle extraordinaire, très bien écrite, on se demande où tout cela va nous mener, les péripéties sont inattendues et intéressantes, et la fin est impressionnante... une histoire bien ficelée qui est en plus une réflexion sur les hommes et leurs valeurs. La lucidité que le héros acquiert au cours de cette expérience ressemble parfois un peu à de la folie... une nouvelle vraiment époustouflante que je vous recommande, et qui me donne envie de lire d'autres ½uvres de cet auteur !

Dimanche 3 août 2008

Quatrième de couverture : L'île du Nègre... Que de bruits courent sur son nouveau propriétaire... Richissime yankee, star hollywoodienne, ou bien encore l'Amirauté britannique ? Bref, quand tous les dix - du juge au play-boy, sans oublier la secrétaire - reçoivent cette invitation à passer des vacances sur l'île, aucun d'eux n'hésite à accourir... Mais là-bas, dans la somptueuse demeure, personne... sauf, bien entendu, cette voix, sur un disque, qui accuse tour à tour chacun des participants... C'est la panique. Alors, au rythme des couplets de la ronde des dix petits nègres, le nombre des invités commence à diminuer. Inexorablement...

Mon avis : Style simple mais agréable, pour une histoire très bien ficelée ! Ce que j'ai préféré dans ce livre, c'est la narration, on a l'impression de connaître successivement les pensées de tous les invités, et donc tous paraissent innocents, on sent leur panique monter, c'est intéressant de voir comment, progressivement, ils se soupçonnent mutuellement, comment ils essaient de se protéger, et de voir comment malgré tout les meurtres s'enchaînent, toujours à un moment inattendu, autant pour les personnages que pour le lecteur ! Alors qu'à chaque fois on essaie de deviner ce qui va se passer, en s'appuyant sur la chanson... La confession de la fin est bouleversante, et je n'aurais jamais pu deviner qui était le coupable. Bref, un excellent policier (et dieu sait que ce n'est pas mon genre favori pourtant !)

Mercredi 6 août 2008

Quatrième de couverture : Pauline et Claudine sont des soeurs jumelles que tout oppose : Pauline, rebelle, fidèle en amour, refuse le compromis. Fonceuse et paumée à la fois, un peu hardcore, un peu actrice, Claudine aime qu'on la désire. Pourtant quand Claudine se suicide, la soeur ennemie prend sa place. Elle s'enivre d'imposture, de succès et d'illusions. Chasse aux dupes de la réussite, jeu des faux semblants, plongée dans le monde frelaté des corps factices qui se vendent entre, marketing et cosmétiques, parfois au rayon de la prostitution. Le troisième roman de Virginie Despentes est le portrait à l'acide d'une femme d'aujourd'hui, garce et martyre, mutante et héroïne.

Mon avis : un chouette bouquin, style un peu saccadé, qui s'attache beaucoup à décrire les sensations, les atmosphères, on s'attache vite à Pauline, qui en endossant l'identité de sa s½ur défunte, se retrouve plongée dans un monde nouveau, malsain, opposé au sien, et dans lequel elle n'a aucun repère... et progressivement elle va elle-même changer, et comprendre cette s½ur ennemie, peu à peu on apprend leur histoire commune, leurs problèmes familiaux etc., je trouve que les personnages ont une certaine profondeur, cet aspect m'a beaucoup plu. Pour le ton, ça m'a un peu fait penser à Beigbeder, et à Lolita Pille aussi, c'est parfois tendre, parfois plus trash (scènes de sexe...) et désabusé. J'ai parfois trouvé le style un peu simple, et le milieu décrit (où tout le monde est jeune, riche, drogué et débauché) n'est pas mon sujet préféré, mais ce livre a cependant du charme, j'aime bien. J'aimerais bien voir le film (avec Marion Cotillard dans le rôle principal)

Mercredi 6 août 2008

Résumé : La ville de Troie est menacée par la guerre suite à l'enlèvement de la reine grecque Hélène par un jeune troyen. À Troie, les partisans de la guerre attisent les passions nationalistes tandis que les pacifiques veulent éviter la guerre. Dans cette pièce, le sujet homérique n'est que le prétexte à commenter l'inquiétante montée de l'hitlérisme.

Mon avis : une pièce intense au style épuré, qui m'a passionnée ; c'est une tragédie, mais en même temps il y a tant d'ironie, de cynisme, que l'on sourit souvent, c'est à vous glacer. Les personnages sont très connus (Hélène, Pâris, Hector, Andromaque, Ulysse...), c'est toujours agréable de les retrouver. Et jusqu'au bout on se demande si la guerre aura lieu ou pas, pendant toute la pièce j'ai partagé avec ferveur les espoirs des pacifistes...

Citations :

"Il n'y a pas deux façons de se rendre immortel ici-bas, c'est d'oublier qu'on est mortel."

"On ne tue bien que ce qu'on aime."

"Le destin c'est simplement la forme accélérée du temps."

Vendredi 8 août 2008

Quatrième de couverture : A quinze ans, Michaël fait par hasard la connaissance, en rentrant du lycée, d'une femme de trente-cinq ans dont il devient l'amant. Pendant six mois, il la rejoint chez elle tous les jours, et l'un de leurs rites consiste à ce qu'il lui fasse la lecture à haute voix. Cette Hanna reste mystérieuse et imprévisible, elle disparaît du jour au lendemain.
Sept ans plus tard, Michaël assiste, dans le cadre de des études de droit, au procès de cinq criminelles et reconnaît Hanna parmi elles. Accablée par ses coaccusées, elle se défend mal et est condamnée à la détention à perpétuité. Mais, sans lui parler, Michaël comprend soudain l'insoupçonnable secret qui, sans innocenter cette femme, éclaire sa destinée, et aussi cet étrange premier amour dont il ne se remettra jamais.

Mon avis : un livre coup de c½ur, très riche, qui mêle amour, adolescence, mystère, et Histoire.... les romans/témoignages qui évoquent la Seconde Guerre Mondiale sont nombreux, côté victimes (un des plus frappants est sans doute Si c'est un homme de Primo Levi), ou bourreaux (ex La mort est mon métier de Robert Merle). Ici on a un point de vue hors du commun, celui d'un jeune homme amoureux d'une ancienne SS ; il ignore son passé au moment de leur liaison, et même nous, lecteurs, qui savons à peu près ce qui nous attend, nous ne pouvons nous empêcher de nous attacher à Hanna, de la trouver sympathique... et quand on apprend progressivement ce qu'elle a fait, et pourquoi, tout devient plus trouble, on ne sait que penser... tout le roman n'est pas centré sur le côté historique mais au contraire sur les personnages, leurs sentiments, on ne peut que s'identifier et se demander quelle serait notre réaction en pareil cas.... une belle histoire donc, qui fait réfléchir, et qui est portée par un style brillant, à la fois fin et sensible....

Samedi 9 août 2008

Quatrième de couverture / extrait : Considère, mon amour, jusqu'à quel excès tu as manqué de prévoyance. Ah ! malheureux ! tu as été trahi, et tu m'as trahie par des espérances trompeuses. Une passion sur laquelle tu avais fait tant de projets de plaisirs, ne te cause présentement qu'un mortel désespoir, qui ne peut être comparé qu'à la cruauté de l'absence qui le cause. Quoi ? cette absence, à laquelle ma douleur, tout ingénieuse qu'elle est, ne peut donner un nom assez funeste, me privera donc pour toujours de regarder ces yeux dans lesquels je voyais tarit d'amour, et qui me faisaient connaître des mouvements qui me comblaient du joie, qui me tenaient lieu de toutes choses, et qui enfin me suffisaient ?

Mon avis : c'est un roman épistolaire très court (environ 35 pages), constitué de cinq lettres tout à fait lyriques et passionnées, dans lesquelles une religieuse portugaise se plaint d'avoir été abandonnée par son amant, un officier français. Le style est sublime, vraiment, et l'héroïne fait avec finesse l'analyse psychologique de ses états d'âme, elle ne cesse d'osciller entre colère désespérée et soumission quasi-masochiste, je me suis malheureusement reconnue dans certains passages .... très beau.

Citations : "Je suis persuadée que j'eusse senti des mouvements moins désagréables en vous aimant, tout ingrat que vous êtes, qu'en vous quittant pour toujours."

"Il faut de l'artifice pour se faire aimer ; il faut chercher avec quelque adresse les moyens d'enflammer, et l'amour tout seul ne donne point l'amour."



Samedi 9 août 2008

Quatrième de couverture : Un simple échange entre enfants. Pas un timbre-poste, ni un jouet, ni un autocollant. Une BD, échangée contre un banal tuyau en plastique. Un acte anodin au départ. Mais avec le temps, le Superman numéro un a pris une immense valeur. Et Harvey, devenu libraire, de bandes dessinées justement, ne rêve que de le récupérer. C'est même une obsession, le seul but de sa vie d'adolescent attardé : retrouver ce comic rarissime... Mais après toutes ces années d'attente, son scénario longuement mûri va dérailler, et il se retrouvera pris dans un imbroglio impitoyable.
Conseil de l'éditeur : ne commencez ce livre que si vous avez du temps, car vous ne pourrez pas le lâcher.

Mon avis : un livre tout à fait divertissant, idéal pour se détendre, pas de commentaire particulier à faire sur le style. Le ton est assez drôle, alors que l'intrigue en elle-même est plutôt flippante à certains moments, le héros est attachant, un peu boulet.... et il se retrouve dans une drôle de situation, c'est bien ficelé, mais j'ai trouvé la fin trop rapide. Un livre très sympathique, lu d'une traite, mais je ne pense pas que j'en garderai un souvenir impérissable.

Extrait : "Harvey avait l'impression que ça ne s'arrêterait jamais. Pourquoi avait-il assisté à cette insupportable réunion dans cette petite ville merdique, pour se retrouver avec des gens affreux qui lui posaient des questions impossibles au petit déjeuner et lui faisaient manger des choses épouvantables qui avaient le goût de la mort ? Il frémit de la tête aux pieds."

Note sur le titre : "Swap" est un terme financier qui désigne un échange, en gros.

Lundi 11 août 2008

Quatrième de couverture : Petite-fille et nièce adorée de deux demi-mondaines, Gigi s'applique à manger délicatement du homard à l'américaine, à distinguer une topaze d'un diamant jonquille et surtout à ne pas fréquenter " les gens ordinaires ". On lui apprend son futur métier de grande cocotte. Mais Gigi et Gaston Lachaille, le riche héritier des sucres du même nom, en décident autrement... Gigi, un des rares romans d'amour heureux de Colette, donne son titre à ce recueil qui réunit trois autres nouvelles : " L'enfant malade ", " La dame du photographe " et " Flore et Pomone ".

Mon avis : Gigi est une nouvelle vraiment amusante, tendre et légère ; l'enfant malade est poétique, fantastique, cette nouvelle raconte les rêves un peu fiévreux que fait un enfant... la dame du photographe parle d'une femme insatisfaite de sa "petite vie" ; enfin Flore et Pomone est une immense déclaration d'amour à la nature, où l'auteur nous parle d'arbres, de fleurs, d'oiseaux, de fruits et de jardins avec une très belle émotion. Un recueil varié, mais toutes les nouvelles ont en commun ce style inoubliable, incomparable, tendre, vivant, doux, une berceuse...

Extrait : : "Tous, nous tressaillons lorsqu'une rose, en se défaisant dans une chambre tiède, abandonne un de ses pétales en conque, l'envoie voguer, reflété, sur un marbre lisse. Le son de sa chute, très bas, distinct, est comme une syllabe du silence et suffit à émouvoir un poète."

Lundi 11 août 2008

Quatrième de couverture : Il est blond, calme, doux. C'est Jean. Un solide gaillard de vingt-cinq ans, rayonnant, responsable, généreux. Pierre, son frère aîné, est tout le contraire. Noir, emporté, rancunier, fragile, instable.
Au Havre, les deux frères se retrouvent chez leurs parents, le temps des vacances. Leurs journées s'écoulent paisiblement au rythme des parties de pêche en mer, les vieilles rivalités d'enfants s'apaisent... Mais, brusquement, l'horizon s'obscurcit. L'orage éclate.
C'est un notaire qui frappe à la porte. Affaire d'héritage. Avant de mourir, un lointain ami de la famille a légué sa fortune à Jean. A Jean ? Pourquoi à Jean ? Et pourquoi ce frère est-il si différent de lui ? Pierre en perd le sommeil et la raison. Ces questions le hantent jour et nuit. Il fouille le passé de sa mère. Cherche le secret enfoui. Au risque de sacrifier pour toujours son bonheur...

Mon avis : aaaah, que j'aime Maupassant, lire ses ½uvres est à chaque fois un plaisir, on s'y croirait vraiment, il décrit si bien les atmosphères, les personnages... ici l'intrigue est relativement simple, mais c'est si bien écrit, le caractère de chacun des personnages est si profond, tantôt on s'identifie à l'un, tantôt on défend plutôt l'autre... Jusqu'à la fin on est tenu en haleine en se demandant quelles seront vraiment les conséquences de cette découverte.

Mardi 12 août 2008

Quatrième de couverture : " Qu'il est dangereux de se mettre à la fenêtre et qu'il est difficile d'être heureux dans cette vie ! " Ainsi soupire Zadig, jeune Babylonien, devenu favori du roi et promis à une enviable destinée. Pour être tombé amoureux de la reine Astarté, le voilà obligé de fuir, rendu à la condition d'esclave, victime des brigands, des fanatiques religieux, en butte aux pires catastrophes... Mais à travers ce cheminement capricieux, la Providence veille et l'homme est à sa place.

Mon avis : Un conte philosophique dans la même lignée que Candide. Les aventures de Zadig sont plaisantes, notamment celles avec les femmes, et je trouve que Zadig est un personnage encore plus sympathique que Candide. Le cadre oriental rend le tout très pittoresque. On retrouve dans ce conte l'ironie propre à Voltaire, qui critique ici le fanatisme religieux, la justice, les courtisans.... c'est aussi une grande apologie de la sagesse, et une réflexion sur le bonheur. Un passage à la fin m'a fait tiquer, quand la Providence à laquelle Zadig se soumet dit "qu'il n'y a pas de mal dont il ne naisse un bien". Dans Candide qu'il a écrit après Zadig, Voltaire se détache de ce déterminisme, qui moi m'a choqué à la lecture (étant donné que j'avais déjà lu Candide)








Lundi 25 août 2008

Quatrième de couverture : Ni loup, ni chien ! Né du croisement d'un loup et d'une mère husky, le louveteau est d'abord à l'école du Boréage, une terre sauvage au coeur glacé du Grand Nord... Vient le jour où sa mère, piégée, retourne parmi les humains. Livré à lui-même, il se soumet à Castor-Gris, faiseur de feu et pourvoyeur de nourriture. Mais, trahi par l'indien, Croc-Blanc tombe entre les mains d'un demi-fou, une brute qui le dresse, en fait une bête féroce. Un loup d'attaque qui hait tout ce qui bouge... Ni chien, ni loup ! Croc-Blanc est pourtant animal d'exception ! Mais pour trouver sa dimension, il lui faut un maître. Celui qui saura le modeler, l'apprivoiser, l'éveiller à autre chose que la haine. La route est longue avant que le loup ne devienne chien fidèle, mais qui sait ? La reconnaissance n'a pas de limites...

Mon avis : Super ! Petite j'avais déjà vu le film ; mais l'histoire que recouvre le livre est bien plus développée il me semble, elle commence avec la vie des parents de Croc-Blanc, tandis que le film est surtout axé sur la vie de Croc-Blanc à partir de son expérience de "Loup d'Attaque". On a de très belles descriptions de la vie sauvage d'un loup, le point de vue adopté est très bien choisi, on comprend vraiment très bien les sensations de l'animal, c'est.... hallucinant. Ce que j'ai trouvé épatant par exemple, c'est voir l'évolution de Croc-Blanc tout au long du livre, voir comment, à cause de son environnement, de ses maîtres, de diverses circonstances, le louveteau paumé devient une machine à tuer (il y a des passages assez violents), et c'est intéressant de voir ensuite le cheminement inverse, la façon dont il est progressivement apprivoisé par son dernier maître... On sent aussi que l'auteur a une véritable passion pour la nature, je ne doute pas un instant du réalisme de toute cette histoire, enfin le style est majestueux... j'ai été transportée !

Lundi 25 août 2008

Quatrième de couverture : Sous la forme des mémoires d'une célèbre geisha de Kyoto, un grand roman sur un univers secret et étonnant, où les apparences font loi, où les femmes sont faites pour charmer, où la virginité d'une jeune fille se vend aux enchères et où l'amour doit être méprisé comme une illusion.

Une petite fille de neuf ans, aux superbes yeux gris bleu, tels ceux de sa mère qui se meurt, est vendue par son père, un modeste pêcheur, à une maison de geishas : ainsi commence l'histoire de Sayuri dans le Japon des années trente. C'est à travers son regard d'enfant malheureuse que l'on découvrira Gion la décadente, le quartier du plaisir à Kyoto, avec ses temples resplendissants, ses théâtres raffinés et ses ruelles sombres. C'est à travers son initiation et sa métamorphose que l'on apprendra l'art d'être geisha, les rites de la danse et de la musique, les cérémonies de l'habillage, de la coiffure et du thé, comment il sied de servir le saké en dévoilant à peine son poignet, comment surtout il faut savoir attirer l'attention des hommes et déjouer la jalousie des rivales.
Née sous le signe de l'eau, n'agissant jamais sans consulter son almanach, franchissant épreuve sur épreuve, Sayuri nous entraîne dans le tourbillon des choses de la vie, futile et tragique comme la Seconde Guerre Mondiale qui détruira Gion. Femme amoureuse toutefois, éprise d'un homme de qualité, convoitée par son ami, elle raconte aussi, toujours de sa voix limpide et inoubliable, la quête sans cesse recommencée de la liberté.

Mon avis : J'en avais beaucoup entendu parler, et je ne suis pas déçue : Geisha est un livre très instructif, on se retrouve immergé dans la culture japonaise, et plus particulièrement dans le monde des geisha des années trente, on découvre à quel point ce métier est complexe et passionnant... or toutes ces descriptions ne rendent nullement le roman ennuyeux : Chiyo est une héroïne très attachante, on est vraiment captivé par sa vie, on espère avec elle qu'elle réussira à séduire celui qu'elle aime... MAGNIFIQUE ! J'ai maintenant hâte de voir le film, qui semble très bien aussi.

Lundi 25 août 2008

Quatrième de couverture : " Quand le Lapin sortit une montre de son gousset, la regarda et reprit sa course, Alice se leva d'un bond car, en un éclair, elle réalisa qu'elle n'avait jamais vu un lapin avec un gousset et une montre à en sortir. Dévorée de curiosité, elle le suivit à travers champs, et eut juste le temps de le voir s'engouffrer dans un vaste terrier sous la haie. "
Pourquoi Alice s'étonnerait-elle alors de rencontrer chemin faisant une Reine de C½ur, un Griffon, un Chapelier, un Lièvre de Mars ou de prendre le thé chez les fous ? C'est au pays des merveilles que l'a entraînée le lapin blanc, un pays où elle ne cesse de changer de taille, et où tout peut arriver. Un pays que Lewis Carroll met en scène avec une rigueur impeccable dans la loufoquerie. Loin de la mièvrerie du conte enfantin, cette nouvelle traduction restitue au texte anglais toute sa verdeur mathématique.

Mon avis : un conte agréable à lire, accessible aux enfants, avec des péripéties aussi amusantes qu'incroyables, et surtout, une ½uvre terriblement originale, pleine de réflexions absurdes qui cependant au fond nous remettent en question, de jeux de mots inattendus (bravo au traducteur ! J'aimerais bien lire la version originale aussi, pour voir), d'humour décalé... ce livre est un univers à lui tout seul, mythique ! A ne pas rater !

Films : il y a bien sûr le très connu dessin animé de Walt Disney, mais je tiens à vous recommander aussi (surtout ?) le très étrange film d'animation de Jan Svankmajer, un ovni du cinéma, un film onirique qui nous montre une vision assez sombre de l'½uvre de Lewis Carroll...

Lundi 25 août 2008

Quatrième de couverture : Au-dessus des hommes, les Anges.
Au-dessus des Anges, les Dieux.
Au-dessus des Dieux :
?
Après Nous, les Dieux (2004) et Le Souffle des Dieux (2005), Le Mystère des Dieux est le troisième volet de la trilogie du Cycle des Dieux.

Mon avis : Ah quel plaisir de retrouver l'univers de Bernard Werber, cela faisait longtemps... ! J'ai préféré ce tome au précédent, plus de rythme, plus de suspense... quelques bémols toutefois : le style, trop "scientifique", trop simple à mon goût (je dois m'être trop habituée à des styles plus spécifiquement littéraires) ; et les répétitions : il y a beaucoup de passages de l'Encyclopédie que je connaissais déjà, ce sont toujours un peu les mêmes idées qui reviennent (je sais bien qu'elles sont importantes et que le lecteur peut avoir besoin qu'on lui rafraichisse la mémoire, mais tout de même...) Enfin j'aime toujours autant la vision de la spiritualité qu'a Werber, le fond rattrape amplement les quelques réserves que j'ai pu faire pour la forme... j'aime beaucoup le personnage de Delphine, et j'ai été bluffée par la fin, qui est parfaite à mes yeux...

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"Dans l'excès du bonheur lire est bien difficile, cependant on s'ennuie à la longue si l'on ne lit pas." Stendhal

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