Vendredi 4 juillet 2008

Résumé : Tout est pour le mieux dans le meilleur des mondes possibles... c'est bien connu ! Depuis Voltaire, grâce à Pangloss, le plus grand des philosophes, la maxime est à la mode. Il n'est que de voir Candide pour s'en persuader. Pour un baiser échangé avec Cunégonde, fille du baron Thunder-ten-tronckh, Candide est chassé à coups de pied, confronté aux cataclysmes et à la férocité des gens.... Voleurs, soldats brutaux, femmes débauchées, inquisiteurs féroces, coquins et vieilles acariâtres se liguent pour le pousser d'aventures en désastres....

Mon avis : un conte philosophique riche en rebondissements, la lecture en est plaisante et c'est surtout un chef d'½uvre d'ironie : Candide, ou comment dénoncer avec humour les horreurs de ce monde... Voltaire s'oppose ici à l'optimisme insensé prôné par Leibniz, incarné par Pangloss.... cela faisait des années que je devais lire Candide et je ne suis pas déçue (et maintenant mon honneur de littéraire est sauf ^^)

Lundi 7 juillet 2008

Je viens de m'en rendre compte aujourd'hui seulement, Emile Zola est un DIEU. Quel style bon sang quel style !!!! La littérature dans toute sa splendeur.

Tout commence dans un hôtel miséreux à Paris, où Gervaise attend en vain Lantier, père de ses deux enfants. Mais ce goujat l'abandonne pour une autre. Après des temps assez durs, Gervaise reprend espoir, elle épouse Coupereau, un bon garçon apparemment, et ils ont une fille, Nana. On suit la vie de cette famille et de leurs amis et voisins, tout semble s'améliorer, Gervaise parvient à louer une boutique, elle est blanchisseuse.... mais tout cela ne va pas durer bien sûr. L'Assommoir, c'est l'histoire terrible de la longue descente aux enfers d'une femme, pourtant bien brave au départ.... pauvre Gervaise, si courageuse, mais tout lui retombe toujours sur la gueule, c'est à vous dégoûter des hommes !

Lire l'Assommoir c'est plonger dans un monde horrible et vrai, un monde imbibé d'alcool, de misère extrême, de mensonges, de faux amis, de coups.... on a accès aux pensées de chacun des personnages (vive le discours indirect libre) et on voit en chaque personnage tant de médiocrité, d'égoïsme, des mentalités de merde quoi, mais si proches des nôtres en même temps parfois... un livre écœurant, désespérant, j'ai eu envie de pleurer à de nombreuses reprises, l'auteur ne rajoute pas de pathétique, pas besoin, tout cela ressemble si peu à de la fiction... putain, j'en suis encore bouleversée, je ne comprends pas comment on peut ne pas aimer ce livre, ou le trouver ennuyeux, c'est facile à lire, on s'y croirait vraiment et on est complètement happé, il y a des scènes vraiment mémorables qui m'ont laissée sur le cul, le lavoir, le mariage, le festin... je l'ai bouffé en deux jours ce livre, et je l'aime, je l'aime, j'en suis toute retournée qu'un homme ait réussi à nous montrer ça.

Jeudi 10 juillet 2008

Quatrième de couverture : Bella décide de quitter l'Arizona ensoleillé où elle vivait avec sa mère, délurée et amoureuse, pour s'installer chez son père, affectueux mais solitaire. Elle croit renoncer à tout ce qu'elle aime, certaine qu'elle ne s'habituera jamais ni à la pluie ni à Forks où l'anonymat est interdit. Mais elle rencontre Edward, un jeune homme de son âge, d'une beauté inquiétante. Quels mystères et quels dangers cache cet être insaisissable, aux humeurs si changeantes ? A la fois attirant et hors d'atteinte, au regard tantôt noir et terrifiant comme l'Enfer, tantôt doré et chaud comme le miel, Edward Cullen n'est pas humain. Il est plus que ça. Bella en est certaine.

Mon avis : J'avais pas mal de préjugés contre ce livre, son succès me paraissait suspect, je m'attendais à un truc niais et abracadabrantesque, et j'ai été très agréablement surprise, c'est un roman très réjouissant dont on sort l'âme plus romantique que jamais ! L'héroïne m'est très sympathique (sa maladresse me la rend familière ^^), et Edward, parfait en prince charmant si... spécial. Ce livre m'a captivée de bout en bout : au tout début, lorsqu'on ignore encore qui est Edward, l'auteur parvient à nous allécher, à nous intriguer complètement ; puis il y a une période de béatitude très plaisante (aaaaaah la scène de la clairière.... quel bonheur !!!) qui se gâte dans la dernière partie du livre où on est stressé à mort.... une histoire d'amour absolue et hyperbolique comme il n'en existe jamais dans la vie réelle, mais tellement séduisante ! J'aimerais bien lire les autres tomes, mais pour le moment la fin du premier tome me convient bien, je suis contente (j'avais peur que la fin soit chaotique et m'oblige tout de suite à acheter les autres tomes, j'aurais pris ça comme une stratégie commerciale dégoûtante, mais ce n'est pas le cas, donc tout va bien !) En un mot, un livre qui porte bien son nom...

Jeudi 10 juillet 2008

Résumé (Evene) : Ces jeunes amoureux sont bien attendrissants, mais tellement imprudents ! Pendant que leurs pères étaient en voyage, l'un s'est amouraché d'une bohémienne et l'autre a épousé une orpheline. Or, catastrophe ! Les vieillards reviennent plus tôt que prévu, et ce n'est pas à Silvestre, gentil mais plutôt balourd, qu'on pourra demander de l'aide. Heureusement, Scapin est là, jamais à cours de ruses ou d'inventions, Scapin virevoltant, rebondissant et retombant toujours sur ses pieds. Scapin, la vie, le théâtre même !

Mon avis : une comédie légère et amusante, facile à lire, j'ai bien aimé cet histoire de valet plus rusé que ses maîtres qui doit aider à résoudre les déboires amoureux de ces derniers, à l'époque cela devait paraître plus subversif que maintenant je suppose... avec quiproquos, coups de théâtre et bien sûr, dénouement heureux.... je doute véritablement que cette pièce me marque beaucoup, je préfère de loin des pièces comme Don Juan ou le Misanthrope, mais cela ne m'empêche pas d'en trouver la lecture plaisante.

Mercredi 16 juillet 2008

Résumé : Dans l'auberge tenue par ses parents, le jeune Jim Hawkins fait la connaissance fortuite d'un vieux marin moribond et pétri d'alcool sur qui pèse une terrifiante menace. Après le décès du marin et celui de son propre père, Jim découvre dans les bagages de Billy Bones une carte au trésor, promesse de fortune et d'aventures. Il partage sa découverte avec le docteur Livesey et le chevalier Trelawney, qui embarquent avec lui sur l'Hispaniola. Long John Silver, dont le perroquet ne quitte jamais l'épaule, fait également partie du voyage. Arrivés sur l'île, une bande de pirates dont John Silver se révèle être le capitaine, tente de s'emparer du trésor, multipliant contre l'équipage de Jim les attaques et les traîtrises.

Mon avis : une bien bonne surprise, j'avais décidé de le lire pour ma culture mais il ne me tentait pas plus que ça au départ, et en fait dès les premières pages j'ai été séduite ! Le héros est attachant (sa désobéissance et les situations où il se retrouve par hasard font sourire), il y a pas mal de rebondissements, c'est facile à lire tout en étant très bien écrit, et je trouve que tout le long on est plongé dans une ambiance d'aventure, de crainte aussi, c'est dépaysant... les pirates surtout sont effrayants, pas du tout comme ceux qu'on voit dans Peter Pan de Disney, là on est vraiment confronté à leur noirceur, leurs complots, leur ivrognerie... je pensais que la chasse au trésor proprement dite occuperait une place bien plus importante (en réalité elle se fait en un chapitre vers la fin), mais je ne suis pas déçue le moins du monde. Un chouette roman d'aventures quoi, pas spécialement pour enfants - même si c'est accessible - que j'ai largement préféré à d'autres classiques du même genre comme Robinson Crusoé.

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"Lire et être curieux, c'est la même chose." Pascal Quignard

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