Dimanche 1er mars 2009

Résumé : Malgré l'amour qu'il porte à son épouse, la belle Laudine, le chevalier Yvain s'en va combattre aux côtés du roi Arthur. Il a fait le serment de revenir au bout d'un an. Mais il manque à sa promesse et perd l'amour de Laudine... Désespéré, Yvain erre alors d'aventure en aventure, suivi par un lion à qui il a sauvé la vie. Saura-t-il gagner, par l'éclat de ses prouesses, le pardon de celle qu'il aime ?

Mon avis : Roman de chevalerie exemplaire, aventures et amour courtois se mêlent, dans le style très particulier de Chrétien de Troyes, c'est-à-dire empreint des valeurs de l'époque... c'est tout de même extraordinaire de pouvoir lire des ½uvres si anciennes et de voir qu'elles peuvent toujours nous intéresser et nous émouvoir !
J'ai préféré le personnage d'Yvain à celui de Perceval (héros du Conte du Graal_, une autre oeuvre de Chrétien de Troyes que j'ai lue récemment). Malgré son extraordinaire courage, je trouve qu'Yvain est un héros bien imparfait, au lendemain de son mariage il préfère suivre son pote Gauvain plutôt que rester auprès de sa dame... pour plusieurs raisons sa loyauté me semble très relative... au fond il n'est pas si différent des hommes d'aujourd'hui, ce constat me rassure, les idéaux démesurés des auteurs du Moyen Âge ne les empêchaient pas d'avoir quand même un peu de lucidité !

Mercredi 4 mars 2009

Quatrième de couverture : Dans un lieu qui pourrait s'appeler cabaret ou théâtre, où le sérieux et la légèreté, la gravité et la dérision pour un soir ne s'opposeraient plus, quelques spécimens de l'humanité viennent se raconter ou se chercher une vérité sous la conduite d'un présentateur plutôt déconcertant. N'ayant d'autre principe que de faire spectacle de tout et d'échapper aux limites entre le bon et le mauvais goût, le vrai et le faux, ce lieu se voudrait un miroir, ce même miroir des contes dans lequel on vient s'interroger ou se dévoiler.

Mon avis : Une pièce de théâtre atypique, tournée vers le public, les personnages viennent l'un après l'autre nous raconter des bribes de leur vie, de leur vérité, certains de ces personnages sont complètement farfelus, comme "l'homme vampire" et "l'homme qui n'existe pas", les rapports qui unissent les personnages sont assez flous parfois, tout ne semble pas toujours très cohérent au premier abord, et ce n'est que très progressivement que, grâce au "présentateur" et à sa propre vie, ses propres problèmes, on fait le lien entre toutes ces histoires, et j'ai trouvé la fin vraiment frappante, dérangeante même. Mon avis est un peu confus, mais j'ai trouvé cette pièce vraiment étrange... je la relirai je pense, je vous la conseille en tout cas, elle vaut vraiment le coup !

Jeudi 12 mars 2009

Quatrième de couverture : Dans ce roman aux résonances autobiographiques, Mishima a peint un personnage qui se bat continuellement contre ses penchants homosexuels. Il cherche à les dissimuler aux autres et à lui-même. Le récit de son amour pour la s½ur d'un de ses camarades nous conduit, à travers les années d'enfance et d'adolescence, vers un dénouement désespéré.

Mon avis : le premier livre que je lis de cet auteur, très bien écrit, mais assez triste. Tout le long du roman, le narrateur se livre à une fine introspection, mais jamais il n'envisage son homosexualité de façon directe, et il la considère toujours comme une perversion... c'est un personnage plutôt déprimant, il est extrêmement seul, et cherche sans arrêt (mais en vain) à essayer de se conformer aux convenances sociales, c'est à la fois passionnant et effrayant... la fin est un peu floue, et m'a un peu déçue, j'aurais à la limite préféré une fin plus nette, plus brutale, le livre s'achève en laissant le lecteur assez inquiet sur le sort du héros ! (ce qui fait que j'aimerais bien lire d'autres livres du même auteur ^^)

Vendredi 20 mars 2009

Samedi 14 mars 2009, mon tout premier salon du livre... un grand espace avec de la moquette rose (mmh, ils auraient pu s'abstenir, mais bon comme dirait l'autre on n'est pas là pour critiquer la moquette), et des stands partout représentant diverses maisons d'édition, on trouve vraiment tout et n'importe quoi (il y avait même un stand pour la collection Harlequin ^^)... mais enfin, quel délice pour les yeux, des liiivres, des livres partout à n'en plus finir !!!

J'ai assisté à 3 conférences sur les sujets suivants :
- A qui peut-on faire confiance pour (bien) choisir ses livres ? => réponses qui se sont dégagées de ce débat : les amis, les bons libraires, mais aussi les blogs, qui ont été présentés comme une possible alternative à la critique littéraire traditionnelle dans les journaux, présentée sous un aspect peu élogieux...
- Ecrire ailleurs : littérature et exil, avec les écrivains mexicains Jordi Soler, Vilma Fuentes et Tomas Segovia => très intéressante, cette conférence m'a donnée envie de connaître les oeuvres de ces auteurs, surtout Tomas Segovia (que je connaissais un tout petit peu avant) et Vilma Fuentes, une femme énergique que j'ai trouvée adorable !
- Le support papier est-il condamné ? => où l'on a parlé du e-book qui ne me convainc décidément pas... !

Au Salon du Livre, on peut également rencontrer des auteurs. Sans les approcher vraiment, j'ai vu Bernard Werber, François Bégaudeau... et Amélie Nothomb, que j'ai trouvé bien plus belle que ce à quoi je m'attendais ! Il est clair que les photos d'elle qu'on voit en couverture de ses livres sont très particulières et la montrent sous son meilleur jour ; cependant elles ne sont pas si éloignées de la réalité que cela ! Enfin, je ne lui ai pas parlé, je crois que j'aurais été trop impressionnée pour aligner deux mots de toute façon ! (pour garder une trace de cette "rencontre" unilatérale malgré tout, j'ai pris une photo...)
Un peu par hasard, je me suis retrouvée devant le stand de Delphine de Vigan, et personne ne l'accaparait à ce moment-là, après quelques hésitations j'ai réussi à lui adresser la parole, et j'ai obtenu une dédicace sur mon nouvel exemplaire de No et moi... ça a été un moment de grande émotion, quand je la voyais écrire sur mon livre, quand elle m'a parlé, je ne pouvais m'empêcher de penser : "Bègre, mais comment est-il possible que ce cerveau, que ces mains, que ces yeux qui ont créé l'histoire de Lou et de No s'abaissent aujourd'hui à m'écrire à moi !" J'étais vraiment très émue ^^
Je regrette un peu de ne pas avoir vu Charles Juliet, Annie Duperey et Geneviève Brisac, mais tant pis... une prochaine fois peut-être ?

Au Salon du Livre enfin j'ai pu obtenir de merveilleux petits badges : un badge "Je lis la princesse de Clèves" était offert à tous ceux qui le demandaient, je ne le quitte plus et l'arbore fièrement partout - vous n'êtes sans doute pas sans savoir que notre cher président a dénigré à plusieurs reprises ce chef d'oeuvre de la littérature, le défendre est pour ainsi dire aujourd'hui un acte politique ! J'ai également acheté 3 badges représentant Rimbaud, Hugo et Zola, je pense que je les porterai quand je connaîtrai mieux les oeuvres de chacun de ces auteurs, en attendant je les garde précieusement..

Et vous, êtes-vous allé au Salon du Livre ? Si oui est-ce la première fois ? Qu'en avez-vous pensé ? Avez-vous acheté des livres, rencontré des auteurs, assisté à des conférences... ? Racontez-moi tout :p !!!

Vendredi 20 mars 2009

Quatrième de couverture : « Je suivis son regard... A côté du vase, sur le napperon, un moulage de dents, les dents les plus tordues et irrégulières que j'aie jamais vues de ma vie. Il n'y avait pas de lèvres sur ce truc affreux, pas de mâchoires, juste des dents en plâtre plantées dans quelque chose qui ressemblait à d'épaisses gencives jaunâtres... Ca, c'est les dents d'Olla avant qu'on lui mette des appareils, dit Bud à Fran... Ma tête à couper que je ne sais pas pourquoi elle les garde. »
Des dents sur le poste de télévision, un bébé « tellement moche que je ne trouvais rien à dire », des gens très ordinaires, des vies simples et, miracle de l'écriture, le monde s'auréole d'une étrangeté presque métaphysique. Petites joies désolantes, infinie tristesse... Douze nouvelles de Raymond Carver. Douze univers clos, douze fascinantes variations sur la condition humaine

Mon avis : Chacune de ces nouvelles s'intéresse à un ou à plusieurs personnages, souvent à une famille, ou à un couple ; il s'agit de personnages simples, populaires, le ton peut sembler banal au premier abord, mais ces nouvelles sont en vérité bien plus profondes qu'elles ne le paraissent. Ce sont des nouvelles sans chute, ce qui déroute le lecteur au début ; mais ces nouvelles ne sont pas des photographies d'instants de vie prises au hasard, à chaque fois, on nous raconte un moment, une période bien particulière dans la vie de tous ces personnages paumés mais attachants, qui ont plein de problèmes, problèmes parfois triviaux, et pourtant rendus essentiels, captivants.
Les personnages nous apparaissent en déséquilibre, nous les "rencontrons" par le biais de la lecture à un tournant de leur vie, tournant très discret et subtil parfois ; l'auteur nous laisse voir ces moment très bizarres où on a l'impression que plus ou moins imperceptiblement, les "choses" changent, ou bien auraient pu changer, auraient dû changer... ces nouvelles sont souvent le constat d'un échec, empreintes de regret... elle sont tristes, voire désespérantes, mais tellement vraies. En bref c'est un recueil qui m'a vraiment touchée, et dont je vous recommande la lecture et la relecture !

Samedi 28 mars 2009

Présentation (merci Evene) : Encore jeune écrivain, Bernard-Marie Koltès s'est penché sur le cas 'Hamlet' pour en donner sa version sous forme de condensé de la pièce de Shakespeare. L'écrivain y découvre sa propre fougue, y invente une langue fulgurante. Il est déjà un très grand écrivain.

Mon avis : une pièce très courte, qui se lit en moins d'une heure (je l'ai lue en allant au théâtre et l'ai finie environ deux minutes avant le début de la représentation !). Très intense, cette pièce m'a donné envie, d'une part de lire la pièce de Shakespeare, de l'autre de lire d'autres pièces de Koltès !!!

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"Pour savoir écrire, il faut avoir lu, et pour savoir lire, il faut savoir vivre.", Guy Debord

Un livre au hasard

Il ne se passait rien...
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