Samedi 13 septembre 2008

Résumé : Perceval vit à l'écart du monde, ignorant de tout, et même de son nom. Un jour dans la forêt, il croise, émerveillé, cinq chevaliers revêtus de leur armure et décide de rejoindre la cour du roi Arthur pour se faire à son tour armer chevalier. Ainsi débutent les aventures de Perceval qui affrontera cent ennemis, rencontrera l'amour et tentera de percer le mystère du graal.
Comment un enfant rustre et naïf va-t-il devenir un parfait chevalier ? C'est toute l'histoire de ce roman d'apprentissage avant la lettre. Car Perceval ne parviendra au plein épanouissement de sa personnalité qu'à condition de connaître les codes en vigueur. Et même alors, il lui restera à s'en détacher pour accéder à une plus haute vérité.

Mon avis : un conte agréable, facile à lire, le style nous change de ce à quoi on a l'habitude... Ce conte est hélas inachevé, c'est assez frustrant... :s Autres détails regrettables : l'excès de superlatifs ! Chaque château est plus riche que le précédent, toutes les jeunes filles sont plus belles les unes que les autres, et les chevaliers qui vont les secourir, toujours plus vaillants... les mêmes adjectifs reviennent toujours, et c'est fort peu crédible... de même, les chevaliers sont assez bornés, se lançant avec enthousiasme dans des aventures qui, ils le savent par avance, leur seront préjudiciables, mais auxquels ils ne renoncent pas par peur d'être accusés de lâcheté ! Enfin toute chose est ramenée à Dieu, ce qui est un peu lassant à la longue...
Cela dit, ne vous arrêtez pas à ces "défauts", qui en sont si on lit cet ouvrage avec notre sens critique et nos m½urs du 21ème siècle, mais qui font toute l'originalité et le charme de l'½uvre si on accepte de jouer le jeu et de se laisser transporter par cette histoire.... car je pense que le conte de Perceval est un classique qu'il faut lire, faut-il rappeler que Chrétien de Troyes est l'un des premiers romanciers de notre Histoire ?

Samedi 20 septembre 2008

Quatrième de couverture : La villa est magnifique, l'été brûlant, la Méditerranée toute proche. Cécile a dix-sept ans. Elle ne connaît de l'amour que des baisers, des rendez-vous, des lassitudes. Pas pour longtemps. Son père, veuf, est un adepte joyeux des liaisons passagères et sans importance. Ils s'amusent, ils n'ont besoin de personne, ils sont heureux.
La visite d'une femme de c½ur, intelligente et calme, vient troubler ce délicieux désordre. Comment écarter la menace ? Dans la pinède embrasée, un jeu cruel se prépare.
C'était l'été 1954. On entendait pour la première fois la voix sèche et rapide d'un " charmant petit monstre " qui allait faire scandale. La seconde moitié du XXe siècle commençait. Elle serait à l'image de cette adolescente déchirée entre le remords et le culte du plaisir.

Mon avis : un très beau livre, émouvant, où nous découvrons les pensées d'une jeune fille ambiguë, légère mais réfléchie, sûre d'elle, libre, et en même temps fascinée par Anne au point de se soumettre à elle quelquefois... c'est très bien écrit, c'est le premier livre que je lis de cet auteur et j'ai bien envie de continuer, le style mêle simplicité, beauté et... sincérité je dirais, tous les sentiments décrits ici sont tellement vraisemblables ! Il n'y a pas énormément d'action, mais on se demande vraiment comment les choses vont finir, et en effet, la fin est brutale, imprévisible. J'adore !

Dimanche 28 septembre 2008

Résumé : L' herbe rouge raconte les aventures d'un savant qui crée une machine capable de lui faire revivre son passé. Dans ce roman écrit dans un style inimitable mêlant l'absurde et la fantaisie, ce sont ses propres angoisses et interrogations que Boris Vian met en scène.

Mon avis : Une fois de plus Boris Vian nous plonge dans son univers si particulier, merveilleux et poétique, mais aussi violent et pessimiste (que dire de la fin...) le style est toujours aussi original et bon, on savoure les trouvailles de l'auteur, ses néologismes sont délectables. Ce roman, qui est le troisième que je lis de Boris Vian, confirme mon admiration à l'égard de ce génie littéraire.

Extraits : "Le ciel, assez bas, luisait sans bruit. Pour le moment, on pouvait le toucher du doigt en montant sur une chaise ; mais il suffisait d'une risée, d'une saute de vent, pour qu'il se rétracte et s'élève à l'infini..."

"Voyez-vous, monsieur Brul, mon point de vue est simple : aussi longtemps qu'il existe un endroit où il y a de l'air, du soleil et de l'herbe, on doit avoir le regret de ne point y être."

Vendredi 3 octobre 2008

Quatrième de couverture : Un homme qui aime sa femme et qui croit en être aimé médite sur cet amour et sur ce bonheur. A la fin, nous apprenons qu'Eva l'a toujours haï, qu'elle est un être de folie et de mensonge. Mais cela n'empêche pas cet homme de conclure : "On pourrait voir dans ce récit l'histoire amère et bouffonne d'une femme qui a accaparé et amoindri un homme qu'elle n'aimait pas, lequel croyait aimer. Pour moi, ce fut une autre histoire, triste ou gaie, je ne sais, mais belle assurément, et profonde, utile, émouvante, car la vie est toujours grande. Je ne voudrais pas qu'on en rie."

Mon avis : ce "journal" est en fait un recueil de notes, de réflexions plus ou moins décousues que le narrateur forme au sujet de l'amour, de la vie conjugale, mais aussi de l'écriture, de l'amitié, etc. J'ai trouvé toutes ces réflexions intéressantes, le narrateur nous fait partager ses sentiments à la fois forts et ambigus vis-à-vis d'Eva, sa femme, qui lui mène la vie dure, il évoque la difficulté de se supporter, la perte de liberté qu'il subit, mais aussi les joies qu'il retire de cette cohabitation... le tout est très pertinent et bien écrit, le narrateur expose ses soucis et ses pensées sans pathétisme affligeant, j'ai vraiment apprécié cette lecture que j'ai entreprise tout à fait au hasard.

Mardi 14 octobre 2008

Quatrième de couverture : Un jeune provincial de dix-huit ans, plein de rêves et plutôt séduisant, vient faire ses études à Paris. De 1840 au soir du coup d'Etat de 1851, il fait l'apprentissage du monde dans une société en pleine convulsion. Sur son chemin, il rencontre le grand amour et les contingences du plaisir, la Révolution et ses faux apôtres, l'art, la puissance de l'argent et de la bêtise, la réversibilité des croyances, l'amitié fraternelle et la fatalité des trahisons, sans parvenir à s'engager pour une autre cause que celle de suivre la perte de ses illusions.

Mon avis : c'est très très bien écrit, je suis toujours autant éblouie par le style de Flaubert, on s'y croirait vraiment ! Mais toutes les considérations politiques et historiques (Frédéric et ses copains n'arrêtent pas de refaire le monde, les évènements politiques de même sont décrits en profondeur) sont difficilement compréhensibles si on ne se réfère pas très régulièrement aux petites notes de bas de page, or lire ces petites notes sans arrêt est assez contraignant, résultat, tout cet aspect m'est passé assez au-dessus de la tête (même si je conviens qu'il est nécessaire au roman, enrichissant le cadre, les personnages etc). Mon intérêt a été cependant soutenu tout le long du roman (626 pages dans mon édition) par les aventures proprement sentimentales du héros, je me suis vraiment passionnée pour l'histoire de Frédéric et de Mme Arnoux (et de Louise, de Rosanette, et même de Mme Dambreuse), ne cessant d'espérer que Frédéric se décide enfin à agir à ma manière... un livre que je vous conseille, ne vous laissez pas impressionner par les passages historiques, tout le reste en vaut vraiment la peine !

Vendredi 31 octobre 2008

Quatrième de couverture : À peine le chevalier des Grieux aperçoit-il Marion qu'il est subjugué. Mais la belle est badine et légère. Sincèrement éprise de des Grieux, elle aime aussi le luxe. Pour satisfaire ce goût, elle n'hésite pas à vendre ses charmes et à commettre les pires fautes qui soient aux yeux de la morale et de la religion. De vols en crimes, la jeune femme entraîne le chevalier dans ses désordres et dans sa perte. Explorant les méandres du c½ur humain, l'abbé Prévost a réussi à faire d'une fille de peu de vertu et de son amant aliéné par la passion un véritable mythe de l'amour.

Mon avis : un roman fabuleux que je devais lire depuis longtemps !!! A cause de Montesquieu avait écrit : « Je ne suis pas étonné que ce roman, dont le héros est un fripon et l'héroïne une catin plaise, parce que toutes les mauvaises actions du héros ont pour motif l'amour, qui est toujours un motif noble, quoique la conduite soit basse. », je pensais que Manon était vraiment une mauvaise fille et son chevalier un pauvre con, alors qu'en fait ils sont très touchants tous les deux ! La frivolité de l'héroïne m'a un peu rappelé Cathy dans les Hauts de Hurlevent.... j'ai vraiment été captivée, l'évocation de tous leurs sentiments est magnifiquement faite !

Extrait : "Lorsque nous nous vîmes si proche de Paris, c'est-à-dire presque en sûreté, nous prîmes le temps de nous rafraîchir, n'ayant rien mangé depuis notre départ d'Amiens. Quelque passionné que je fusse pour Manon, elle sut me persuader qu'elle ne l'était pas moins pour moi. Nous étions si peu réservés dans nos caresses que nous n'avions pas la patience d'attendre que nous fussions seuls. Nos hôtes et nos postillons nous regardaient avec admiration et je remarquai qu'ils étaient surpris de voir deux enfants de notre âge qui paraissaient s'aimer jusqu'à la fureur. Nos projets de mariage furent oubliés à Saint-Denis. Nous fraudâmes les droits de l'Eglise, et nous nous trouvâmes époux sans y avoir fait réflexion."

Mardi 4 novembre 2008

Quatrième de couverture : Lorsque Don Alvare évoque Béelzébuth dans les ruines du palais Portici, le démon apparaît sous les traits d'une hideuse créature. Mais l'audacieux Alvare, vite maître de sa terreur, réduit le spectre à l'état d'esclave et en use comme Aladin de son génie. Sous les traits d'une sylphide, la créature n'a désormais plus rien de diabolique. Biondetta ! Comment rêver femme plus désirable, à la fois innocente et perverse, tourmentée et abandonnée ? Imposture ou magie, cette aventure qui se déroule en plein carnaval de Venise présente toutes les facettes d'un divertissement amoureux.

Mon avis : Agréable à lire, et vite lu, mais j'espérais trouver dans ce livre une atmosphère plus inquiétante, plus irréelle... ce roman est considéré (d'après un extrait de la quatrième de couverture que vous n'avez pas là ^^) comme "le premier grand récit fantastique français" ; le début et la fin (très chouette, la fin !) sont tout à fait fantastiques en effet, mais le milieu l'est moins, on en oublierait presque que Biondetta est un démon parfois... enfin je ne me plains pas non plus, la relation entre Alvare et Biondetta est très intéressante, mélange de soumission et de domination.... le tout est très bien écrit et ne manque pas d'humour.

Jeudi 6 novembre 2008

Quatrième de couverture : A Paris, dans les années 30, l'avocat Charles Benesteau décide de quitter famille, amis, situation et richesse pour chercher la liberté dans la solitude et l'exil intérieur. Il rejette un un monde cruel et incapable d'un geste désintéressé. En rompant avec son passé, il rompt avec son milieu social, mais changer de vie ne paraît extraordinaire que pour les autres. Ceux qui l'entourent ne sont guère différents du monde qu'il a quitté, ils sont seulement plus pauvres.
Pris dans une spirale infernale, Charles Benesteau - anti-héros emblématique de l'oeuvre d'Emmanuel Bove - ne pourra échapper à la méchanceté et à la cruauté qu'il a voulu fuir.

Mon avis : J'ai été touchée par le film avant de lire le livre. Je n'avais jamais entendu parler de l'auteur, pourtant très célèbre à une époque, et qui a écrit de nombreux ouvrages. Ce roman est très court (130 pages), le style est simple, mais fluide, et, j'ai envie de dire, "posé". On trouve très vite attachant cet homme solitaire qui se retire du monde un peu par dégoût des hommes, un peu parce qu'il espère pouvoir les aider, changer les choses par son attitude. Si peu sûr de lui, si fragile cependant. Les autres personnages ne sont pas vraiment décrits de façon approfondie, et pourtant, en peu de mots, on arrive à comprendre qui ils sont, quels sont leur point de vue vis-à-vis de notre héros, quel genre de relation ils vont tisser avec lui... une lecture vraiment agréable.

Lundi 5 janvier 2009

Quatrième de couverture / extrait :
"- Oh ! Vous êtes donc tout à fait lâché, Ferdinand ! Vous êtes répugnant comme un rat...
- Oui, tout à fait lâche, Lola, je refuse la guerre et tout ce qu'il y a dedans... Je ne la déplore pas moi... Je ne me résigne pas moi... Je ne pleurniche pas dessus moi... Je la refuse tout net, avec tous les hommes qu'elle contient, je ne veux rien avoir à faire avec eux, avec elle. Seraient-ils neuf cent quatre-vingt-quinze millions et moi tout seul, c'est eux qui ont tort, Lola, et c'est moi qui ai raison, parce que je suis le seul à savoir ce que je veux : je ne veux plus mourir."


Mon avis : je maudis la personne qui a possédé ce livre avant moi et qui a cru utile d'annoter sur la première page son propre commentaire : "très démodé et médiocre", car cette critique lapidaire est tout à fait opposée à ce que j'ai ressenti à la lecture de ce chef d'½uvre ! C'est intense, riche, long comme une vie, c'est plein d'une rage violente, un peu dure à supporter parfois c'est vrai, il y a bien des passages où je me suis sentie submergée, où j'ai pensé avec effroi : "mais comment peut-on écrire ça ?" tout en admettant en même temps qu'on pouvait trouver de la vérité dans toutes ces pensées, toutes ces sensations crachées à la gueule du lecteur, sans pudeur. Le héros de ce livre, Bardamu, se distingue particulièrement... par son absence d'héroïsme, sa lâcheté, sa passivité face à ce monde horrible qu'il met face à nous. J'ai bien envie de dire qu'il sait voir la merde partout, je me souviens notamment avoir été surprise par certains détails, qui pourraient sembler insignifiants mais que j'ai trouvé au contraire très significatifs, comme cette minuscule anecdote du chien qui pisse sur le kiosque à journaux sans être vu de personne d'autre que le narrateur... narrateur qu'on suit dans toutes ses aventures, qui sont nombreuses et imprévues : en France pendant la première Guerre Mondiale, en Afrique, aux Etats-Unis, en banlieue parisienne, à Toulouse... et partout c'est la même horreur, la même "nuit", même si elle est traversée de temps à autre par quelques rayons de soleils furtifs... et quel style surtout, quel ton, personnel, rebelle, fou, génial !!!! J'ai adoré ce livre, et pourtant j'ai dû prendre des notes tout le long de ma lecture (je dois faire une dissertation dessus, ça m'épouvante), ce qui est assez contraignant. Lisez-le !

Samedi 24 janvier 2009

~> CHALLENGE ABC 2009, lettre K - 1er livre lu <~


Quatrième de couverture / Extrait : "King lécha le visage de Patricia et me tendit son mufle que je grattai entre les yeux. Le plus étroit, le plus effilé me sembla, plus que jamais, cligner amicalement. Puis le lion s'étendit sur un flanc et souleva une de ses pattes de devant afin que la petite fille prît contre lui sa place accoutumée."

Mon avis : Comme le dit aussi la quatrième de couverture, ce livre raconte "l'histoire d'un amour fou entre une petite fille et un lion". Présentée comme ça, l'intrigue m'a laissée perplexe, je me demandais bien ce qu'on pouvait développer à partir d'un tel sujet, et au départ ce livre ne m'attirait pas plus que ça. Mais bon, c'est le livre préféré de mon père (qui pourtant ne lit jamais, c'est important de le préciser !), ça méritait bien que je fasse un effort. Et je n'ai pas été déçue ! Ce roman nous plonge dans une atmosphère africaine délicieuse, à la fois mystérieuse, débordante de gaieté, douce, mais aussi violente... deux mondes coexistent dans ce livre, le monde sauvage, où les bêtes et Patricia vivent en harmonie, et notre monde civilisé, effrayé par la toute-puissance de la Nature, monde incarné notamment par la mère de Patricia... l'arrivée du narrateur va bouleverser cet univers, il va en effet être immédiatement fasciné par Patricia, tout en comprenant en même temps les intérêts de sa mère... un livre très beau et dépaysant, la relation entre Patricia et King est extraordinairement bien décrite, et la fin est vraiment émouvante, mais je ne vous en dis pas plus ! Je vous le conseille car c'est un très bon livre qui peut, je pense, plaire à un large public !

Film : réalisé par José Pinheiro, avec Alain Delon dans le rôle du narrateur, je devrais avoir bientôt l'occasion de le voir.

Dimanche 1er mars 2009

Résumé : Malgré l'amour qu'il porte à son épouse, la belle Laudine, le chevalier Yvain s'en va combattre aux côtés du roi Arthur. Il a fait le serment de revenir au bout d'un an. Mais il manque à sa promesse et perd l'amour de Laudine... Désespéré, Yvain erre alors d'aventure en aventure, suivi par un lion à qui il a sauvé la vie. Saura-t-il gagner, par l'éclat de ses prouesses, le pardon de celle qu'il aime ?

Mon avis : Roman de chevalerie exemplaire, aventures et amour courtois se mêlent, dans le style très particulier de Chrétien de Troyes, c'est-à-dire empreint des valeurs de l'époque... c'est tout de même extraordinaire de pouvoir lire des ½uvres si anciennes et de voir qu'elles peuvent toujours nous intéresser et nous émouvoir !
J'ai préféré le personnage d'Yvain à celui de Perceval (héros du Conte du Graal_, une autre oeuvre de Chrétien de Troyes que j'ai lue récemment). Malgré son extraordinaire courage, je trouve qu'Yvain est un héros bien imparfait, au lendemain de son mariage il préfère suivre son pote Gauvain plutôt que rester auprès de sa dame... pour plusieurs raisons sa loyauté me semble très relative... au fond il n'est pas si différent des hommes d'aujourd'hui, ce constat me rassure, les idéaux démesurés des auteurs du Moyen Âge ne les empêchaient pas d'avoir quand même un peu de lucidité !

Jeudi 12 mars 2009

Quatrième de couverture : Dans ce roman aux résonances autobiographiques, Mishima a peint un personnage qui se bat continuellement contre ses penchants homosexuels. Il cherche à les dissimuler aux autres et à lui-même. Le récit de son amour pour la s½ur d'un de ses camarades nous conduit, à travers les années d'enfance et d'adolescence, vers un dénouement désespéré.

Mon avis : le premier livre que je lis de cet auteur, très bien écrit, mais assez triste. Tout le long du roman, le narrateur se livre à une fine introspection, mais jamais il n'envisage son homosexualité de façon directe, et il la considère toujours comme une perversion... c'est un personnage plutôt déprimant, il est extrêmement seul, et cherche sans arrêt (mais en vain) à essayer de se conformer aux convenances sociales, c'est à la fois passionnant et effrayant... la fin est un peu floue, et m'a un peu déçue, j'aurais à la limite préféré une fin plus nette, plus brutale, le livre s'achève en laissant le lecteur assez inquiet sur le sort du héros ! (ce qui fait que j'aimerais bien lire d'autres livres du même auteur ^^)

Jeudi 2 avril 2009

/!\ POUR LECTEURS AVERTIS !

~> CHALLENGE ABC 2009, lettre W - 4ème lecture <~

Quatrième de couverture : L'½uvre maudite d'Oscar Wilde... Un prolongement à visage découvert du Portrait de Dorian Gray, autobiographique et sulfureux, d'un érotisme cru et d'un romantisme désespéré, racontant les amours homosexuelles et tragiques de René Teleny et Camille Des Grieux. Tout Wilde est là : sa recherche du plaisir, le pressentiment de sa chute, ses références littéraires, ses personnages, ses aphorismes. Oscar Wilde est à la fois Teleny et Des Grieux : séducteur et infidèle, amoureux passionné, jaloux impénitent, initiateur et disciple, il se livre sans voile dans ce roman troublant. Teleny, publié pour la première fois anonymement à Londres en 1893, lui a été attribué par Maurice Girodias dès 1958, puis par son biographe H. Montgomery Hyde en 1975, dont les plus récentes conclusions sont rassemblées dans " l'enquête littéraire " qui ouvre la présente édition.

Mon avis : "l'érotisme cru" dont il est question en quatrième de couverture est en effet très présent, je pense que si j'avais lu ce livre quelques années plus tôt, cela m'aurait beaucoup gênée... Les personnages sont complètement exaltés, heureusement il y a (presque) toujours une petite pointe d'humour qui vient dédramatiser tout ça, même si au final ça reste une histoire d'amour poignante et larmoyante... dans ce roman Oscar Wilde nous semble moins cynique, son amour le rend plus fragile... une autre facette de l'auteur, il nous montre ici concrètement à quoi il rattache le "plaisir des sens" ;-)

Lundi 13 avril 2009

Quatrième de couverture : Léa de Lonval, une courtisane de près de cinquante ans, est la maîtresse de Fred Peloux, appelé Chéri. A mesure qu'elle éprouve le manque de conviction croissant de son jeune amant, Léa ressent, avec un émerveillement désenchanté et la lucidité de l'amertume, les moindres effets d'une passion qui sera la dernière. Pourtant il suffira à Chéri d'épouser la jeune et tendre Edmée pour comprendre que la rupture avec Léa ne va pas sans regrets. La peinture narquoise d'un certain milieu mondain, l'analyse subtile de l'âme féminine, les charmes cruels de la séduction, l'humour un peu triste de la romancière font de Chéri une des ½uvres les plus attachantes et les plus célèbres de Colette.

Mon avis : on met du temps à comprendre quel est réellement le lien qui unit les deux héros, quels sont leurs véritables sentiments, qui sont complexes et ambigus, les personnages semblent parfois perdus entre les conventions de leur milieu, l'image qu'ils veulent donner d'eux et ce qu'il ressentent en vérité... mais plus on s'approche de la fin, plus on se prend d'amitié pour eux et on s'attache à leur histoire hors du commun et imprévisible jusqu'à la dernière seconde ! ce livre nous emmène également dans le monde méconnu (de moi en tout cas) des demi-mondaines, et tout cela est super-bien écrit évidemment...

Film : une adaptation cinématographique est sortie récemment, c'est pour cela que j'ai lu Chéri maintenant, j'aimerais aller la voir, vos avis sur ce film sont également les bienvenus !
[EDIT] Le film m'a enchantée... fidèle au livre, acteurs très bien choisis (je trouve), images super-belles, jolies musiques... j'ai eu l'impression qu'il sublimait le livre, j'ai ri, et même failli pleurer... un coup de c½ur pour moi !

Mercredi 22 avril 2009

(suite de Chéri)


Quatrième de couverture : " Tout est foutu ! J'ai trente ans ! " "J'ai simplement voulu dire que lorsqu'une femme d'un certain âge a une liaison avec un très jeune homme, elle risque moins que lui d'en demeurer marquée ineffaçablement. Lui, il a beau faire, à travers toutes les liaisons qui suivront, il ne pourra manquer d'évoquer le souvenir de la vieille maîtresse."
Colette

Mon avis : j'adore ! Je l'ai préféré au premier tome, Chéri. J'ai été plus sensible au style (lapsus, j'avais écrit "charme" ^^) de Colette avec ce tome-ci, j'ai au début été un peu surprise de ne presque pas retrouver Léa (mais bon en même temps vu la fin de Chéri on s'y attendait - la fin de Chéri, le premier je veux dire. Ah je suis trop drôle. OK je me tais >.<) Et puis d'une certaine façon, Léa reste tellement présente, il y a bien sûr des tas d'allusions au premier tome, ne lisez pas celui-ci si vous n'avez pas lu Chéri. J'ai l'impression que dans Chéri, c'était Léa l'héroïne, mais là, tout tourne autour de Chéri, j'ai trouvé qu'on connaissait plus ses pensées, c'est bien plus triste... et peut-être plus touchant, enfin c'est mon avis (:



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"Si vous possédez une bibliothèque et un jardin, vous avez tout ce qu'il vous faut." Cicéron

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