Mercredi 31 mai 2006


Les Lumières fossiles et cinq autres nouvelles autour d'un mot : Disparaître

Mon avis : 2 fois que je lis ce recueil... (sachez qu'à présent c'est quelque chose d'assez exceptionnel) J'adore la première nouvelle, Les Lumières fossiles, qui s'inspire d'un fait réel. Le narrateur parvient vraiment à nous transmettre la fascination qu'il éprouve pour la disparition de sa voisine ! Les nouvelles qui suivent, même si je les trouve moins réussies, sont toutes aussi étranges, et nous trottent dans la tête longtemps après leur lecture...

Postérité : pensées d'un homme préhistorique retrouvé dans un glacier...

Orages de souvenirs : réflexions d'un officier qui occupe avec ses hommes une ville désertée par ses habitants...

Le rendez-vous d'Abernathy : 2 vieillards qui ne se sont jamais vus se rencontrent pour parler d'une femme qu'ils ont tous deux aimé dans leur jeunesse

Radio-Luego : une station de radio qui émet d'un pays qui n'existe pas

Les Chines intérieures : un groupe de personnes se coupe du monde dans un avion



INFO : pour ceux qui comme moi ont adoré la 1ère nouvelle, un conseil : lisez Les Cendres de mon avenir, vous y retrouverez Solange Brillat mais cette fois-ci, c'est elle qui prend la parole !

Jeudi 24 août 2006

Quatrième de couverture : Par l'auteur des Mémoires d'un vieux dégueulasse, vingt histoires dont la plus longue comporte vingt pages. Charles Bukowski, chroniqueur dans la presse underground des Etats-Unis, viveur impénitent, est aussi un écrivain qui veut faire honneur à la littérature en racontant des choses aussi vraies qu'infectes. Il est donc une sorte de Céline punk, inspiré par le sexisme, la misère du quotidien, la violence (en particulier celle des policiers), etc. Ses Contes de la folie ordinaire, délire narcissique d'un homme qui veut garder son âme malgré les paradis climatisés, sont-ils aussi scandaleux que certains moralisateurs l'affirment ?

Mon avis : un livre étonnant, je n'avais jamais eu l'occasion de lire ce genre de littérature ! Des histoires souvent assez sordides, où le narrateur, un personnage plutôt crade et miséreux, "baise" (expression récurrente !) ou en tout cas y pense beaucoup... Un langage cru, pour des histoires la plupart du temps réalistes - mais d'autres sont plus fantastiques, comme celle où une femme rétrécit un homme au point de le faire entrer dans son vagin... Passé le premier choc, j'ai finalement bien aimé ! C'est plein d'humour, et j'irai même jusqu'à dire que c'est même parfois plutôt poétique ! Mes histoires préférées : La plus jolie fille de la ville, le zoo libéré et peut-être aussi la politique est l'art d'enculer les mouches. Recommandé à un PUBLIC AVERTI.

Info : dans le même esprit, vous trouverez aussi les Nouveaux contes de la folie ordinaire_

article

Mardi 19 juin 2007




OEUVRE AU PROGRAMME DU BAC



Liste des contes :
- la Belle au bois dormant
- Le Petit Chaperon rouge
- La Barbe bleue
- Le Maître Chat ou Le Chat Botté
- Les Fées
- Cendrillon ou La Petite Pantoufle de verre
- Riquet à la houppe
- Le Petit Poucet
- Grisélidis
- Peau d'Âne
- Les Souhaits ridicules


Mon avis : c'était bien agréable de relire ces contes qu'on nous a tous raconté étant petits mais dans des versions différents, parfois très très simplifiées... j'aime bien le style de Perrault aussi =) ça peut paraître étrange d'étudier une telle oeuvre en classe de terminale alors pour "corser" un peu la tâche on a étudié un peu en parallèle les gravures de Doré qui illustrent les contes de Perrault et qu'on peut voir en ligne ici... moi j'ai trouvé ça bien sympathique, mon conte préféré est la Barbe bleue et vous ?

Jeudi 28 juin 2007

Quatrième de couverture : Baudelaire avait raison : ces nouvelles sont extraordinaires.
Un homme atteint la lune en ballon, un autre transforme en or les vils métaux, les morts apparaissent pour entraîner les vivants au tombeau, les malédictions s'accomplissent.
Edgar Poe était fasciné par le rêve, le spiritisme, la métempsycose mais aussi les sciences. Il a créé un monde irréel d'autant plus envoûtant que le fantastique est peint avec logique et minutie.
Cet écrivain américain ressentit toute sa vie la perversité qui existe en tout être. L'homme est sans cesse et à la fois homicide et suicide, assassin et bourreau.
« Edgar Poe a emprunté la voie royale du grand art. Il a découvert l'étrange dans le banal, le neuf dans le vieux, le pur dans l'impur. Voilà un être complet », disait Valéry.

Mon avis :
J'ai beaucoup aimé ! Le style est vraiment impressionnant, et l'atmosphère qui se dégage de ces nouvelles est unique : fantastique par-dessus tout, mais parfois réaliste également : dans "Aventure sans pareille d'un certain Hans Pfaall" par exemple (histoire de l'homme qui atteint la lune en ballon), de nombreux détails scientifiques précis sont donnés pour décrire le ballon en question (c'est un passage qui ne m'a pas vraiment plu d'ailleurs, trop long et compliqué pour moi mais bon...). Edgar Poe est un auteur incomparable. J'ai préféré les Nouvelles Histoires extraordinaires_, plus sombres, encore plus fascinantes à mon goût. Mais dans ce recueil (composé de 13 nouvelles, moins que dans le recueil suivant) ne manquez pas "Double assassinat dans la rue Morgue", "le scarabée d'or', "Morella"... j'aime bien aussi la façon dont Poe évoque les femmes et l'amour, c'est un aspect que l'on ne retrouve pas ou peu dans les nouvelles histoires extraordinaires il me semble. Je vous conseille vivement les deux recueils quoi qu'il en soit.

Lundi 27 août 2007

Quatrième de couverture : "Quand j'arrive à la gare de l'Est, j'espère toujours secrètement qu'il y aura quelqu'un pour m'attendre. C'est con. J'ai beau savoir que ma mère est encore au boulot à cette heure-là et que Marc n'est pas du genre à traverser la banlieue pour porter mon sac, j'ai toujours cet espoir débile."
Les personnages de ces douze nouvelles sont pleins d'espoirs futiles, ou de désespoir grave. Ils ne cherchent pas à changer le monde. Quoi qu'il leur arrive, ils n'ont rien à prouver. Ils ne sont pas héroïques. Simplement humains. On les croise tous les jours sans leur prêter attention, sans se rendre compte de la charge d'émotion qu'ils transportent et que révèle tout à coup la plume si juste d'Anna Gavalda. En pointant sur eux ce projecteur, elle éclaire par ricochet nos propres existences.

Mon avis : j'aime bien le style de cet auteur : familier, drôle, touchant. Et ces nouvelles sont bien agréables à lire. Les sujets abordés peuvent paraître banals : une grossesse, un rendez-vous galant raté, un ancien amour qu'on revoit... mais c'est bien écrit, les sentiments sont parfaitement analysés, et on se sent proche de tous ces personnages qui nous consolent : après avoir lu ces nouvelles on se sent moins "boulet", si vous voyez ce que je veux dire ^^ deux fois j'ai failli pleurer, mais j'ai beaucoup ri aussi. Un petit recueil parfait pour une gamine niaise comme moi, mais qui pourrait également plaire à des lecteurs plus sensés, j'en suis persuadée.

Vendredi 7 décembre 2007

Quatrième de couverture : Des nombreux problèmes qui exercèrent la téméraire perspicacité de Lönnrot, aucun ne fut aussi étrange - aussi rigoureusement étrange, dirons-nous - que la série périodique de meurtres qui culminèrent dans la propriété de Triste-le-Roy, parmi l'interminable odeur des eucalyptus. Il est vrai qu'Eric Lönnrot ne réussit pas à empêcher le dernier crime, mais il est indiscutable qu'il l'avait prévu...

"Jorge Luis Borges est l'un des dix, peut-être des cinq, auteurs modernes qu'il est essentiel d'avoir lus. Après l'avoir approché, nous ne sommes plus les mêmes. Notre vision des êtres et des choses a changé. Nous sommes plus intelligents. Sans doute même avons-nous plus de coeur."
(Claude Mauriac)

Liste des nouvelles : Tlön Uqbar Orbis Tertius / L'approche d'Almotasim / Pierre Ménard, auteur du Quichotte / Les ruines circulaires / la loterie à Babylone / la bibliothèque de Babel / examen de l'oeuvre d'Herbert Quain / le jardin aux sentiers qui bifurquent / Funes ou la mémoire / la forme de l'épée / Thème du traître et du héros / la mort et la boussole / le miracle secret / trois versions de Judas / la fin / la secte du phénix / le Sud

Mon avis : une lecture difficile, ces nouvelles fantastiques ou policières sont inrésumables car souvent chaque détail compte dans toute l'intrigue ! Borges nous montre le pouvoir du langage et de l'imagination, il y a des nouvelles très inattendues, comme lorsqu'il fait l'analyse d'un livre qui n'existe pas... certaines nouvelles sont très étonnantes et m'ont beaucoup plu comme "le miracle secret", "la forme de l'épée" ou "les ruines circulaires". Dans ces nouvelles singulières l'auteur pose des questions philosophiques et tout cela est très abstrait, mais très intéressant. Il faudrait que je relise tout plusieurs fois pour mieux le comprendre je pense !

Vendredi 7 décembre 2007

Quatrième de couverture : " Il était une fois un prince beau comme le jour. Il vivait entre son chien et son cheval, à l'orée d'un bois, dans un château aux murs gris et au toit mauve... " C'est pour sa femme Michelle, convalescente, que Boris VIAN rédigea en 1943 ce conte de fées où abondent les sorcières, les cavernes, les îles fantastiques, comme dans les romans de chevalerie médiévaux. Mais n'attendons pas, bien sûr, du futur romancier de L'Ecume des jours qu'il prenne au sérieux les mille et une péripéties qui jaillissent sous sa plume. Dès cette oeuvre de jeunesse, son jeu consiste à piéger le récit à coups de calembours, de clins d'oeil, de dérision et de burlesque. Il y excelle, et nous amuse autant qu'il s'amuse.

Mon avis : très drôle, j'ai beaucoup aimé, c'est très court mais on retrouve bien l'esprit de l'Ecume des Jours, il y a un mélange des genres, des registres de langue, c'est assez théâtral, il y a des passages complètement farfelus. Un vrai plaisir ! A la fin il y a une deuxième version, qui est modifiée, raccourcie (et inachevée), mais je préfère de loin la version originale. On a aussi des illustrations en couleur faites par Boris BIAN lui-même, qui sont assez simples mais bien sympas quand même !

Mercredi 23 janvier 2008

Résumé / extrait : à venir

Mon avis : une nouvelle agréable à lire sur le thème de l'art et du génie, le style de Balzac est fort... dépaysant on va dire, très précis, il faut un peu s'accrocher pour bien suivre, mais j'ai bien aimé. Dans cette nouvelle - que je vais étudier en cours - il y a une référence à un vrai peintre (Nicolas Poussin) et cela va être assez intéressant de comparer réalité et fiction je pense.


Mardi 5 février 2008

Quatrième de couverture : L'image dans le tapis est, des nouvelles de Henry James, l'une des plus singulières, celle qui souligne le mieux cette critique à la fois acerbe et mélancolique que l'auteur de Washington Square, Le Tour d'Ecrou, Les Ailes de la colombe adresse au public qui n'entre dans le jeu de la création que par des biais superficiels.
Henry James nous entraîne, de personnage en personnage, délicieusement campés, dans une sorte de quète initiatique. Un petit chef d'½uvre d'humour, distingué, feutré d'un chic très anglo-saxon.

Mon avis : une nouvelle passionnante, on se retrouve pris dans cette histoire étrange de deux critiques littéraires qui cherchent à découvrir le secret d'un écrivain, c'est très bien écrit, la fin est terrible et le style ne manque pas d'humour. Superbe.

Mercredi 13 février 2008

Résumé (alapage) : La mort à Venise est le récit de la passion folle et fatale qui saisit un écrivain d'âge mûr à l'apparition d'un gracieux adolescent d'une extraordinaire beauté. C'est peut-être dans ses nouvelles que Thomas Mann, le plus célèbre écrivain allemand de ce siècle, a mis le meilleur de sa verve ironique et de sa sensibilité musicale, de son émotion discrète et dominée, qui se drape volontiers d'un sarcasme.

Mon avis : une nouvelle pas forcément évidente à lire, beaucoup de références mythologiques peuvent empêcher de comprendre toujours très clairement ce que l'auteur veut dire, mais le style est très particulier, on a une réflexion sur le travail de l'écrivain, son inspiration, le récit a un côté fantastique et sensuel et la fin en fait une histoire très intense. J'ai beaucoup aimé !

Samedi 15 mars 2008

Quatrième de couverture : La passion en ce qu'elle a d'irrésistible et de semblable à la folie : c'est le thème central de ces trois récits publiés en 1922 par le grand écrivain autrichien, auteur du Joueur d'échecs et de La Confusion des sentiments. L'amok, en Malaisie, est celui qui, pris de frénésie sanguinaire, court devant lui, détruisant hommes et choses, sans qu'on puisse rien faire pour le sauver. Le narrateur rencontre sur un paquebot un malheureux en proie à cette forme mystérieuse de démence. Histoire encore d'une folie, d'une passion – d'un amour fou, cette fois – que la Lettre d'une inconnue reçue par un romancier à succès. Mais la passion peut faire de l'homme dominateur et méprisant un être humilié et ridiculisé : c'est le thème du troisième de ces récits, La Ruelle au clair de lune.

Mon avis : trois magnifiques nouvelles qui montrent le pouvoir de l'amour ! J'aime le style de Zweig, cet écrivain m'impressionne... la nouvelle que je préfère est Lettre d'une inconnue, elle est très émouvante. (je vais bientôt voir le film) Je vous recommande chaudement ce recueil, qui en plus se lit vite !

Mardi 15 avril 2008

Résumé : Le Maupassant des grands jours, des histoires assez lestes qui, dans la veine de Boule de suif, évoquent des paysans trousseurs de filles, de plantureuses noces normandes, des quincailliers de province que le démon de midi pousse à d'infructueuses tentatives de viol dans des compartiments de chemin de fer. Mais aussi "La Peur ", "La Folle ", le Maupassant qui en quelques pages touche le fond du c½ur humain dans ce qu'il a de plus pitoyable ou cruel. Il n'est guère de portraits de la haine comparables à celui qui dans " Saint-Antoine " oppose un soldat allemand et un fermier du pays de Caux, et "la Rempailleuse " est peut-être la plus belle histoire d'amour que Maupassant ait jamais écrite.

Mon avis : très agréable à lire, ces nouvelles sont drôles, émouvantes, et traduisent l'amour que l'auteur a pour les personnages décrits, tendresse qui n'empêche pas l'ironie cependant, en effet Maupassant parvient aussi à dénoncer leurs petits et gros défauts sur un ton vraiment plaisant.






Mercredi 7 mai 2008

Quatrième de couverture / extrait :
- Comment s'appellent-ils ces trois là ?
- Steinbock, Ibbieta et Mirbal, dit le gardien. Le commandant mit ses lorgnons et regarda sa liste :
- Steinbock... Steinbock... Voilà. Vous êtes condamné à mort.
Vous serez fusillé demain matin.
Il regarda encore :
- Les deux autres aussi, dit-il.
- C'est pas possible, dit Juan. Pas moi.
Le commandant le regarda d'un air étonné...

Mon avis : formidable ! J'ai été impressionnée par la force qui se dégage de ce recueil de nouvelles (Le mur / La chambre / Erostrate / Intimité / Enfance d'un chef), des nouvelles qui évoquent la mort, l'amour, la folie, la misanthropie, la difficulté à s'intégrer au monde, des nouvelles aux intrigues originales, on reconnait la pensée sartrienne tout en étant séduit par ces fictions merveilleusement bien écrites... j'adore !

Jeudi 8 mai 2008

(Pour info, Nicolas SIRKIS est le chanteur d'Indochine)

Quatrième de couverture : Un adolescent qui souhaite se suicider, un jeune homme qui parcourt Pékin pour sa fiancée, un dompteur de puces dont les chéries lui permettent de réaliser son rêve : passer chez Michel Drucker, des membres influents de la jet-set bordelaise qui se suicident sur un air de Chet Baker, un président dément qui rêve de tuer tous ses concitoyens. Treize nouvelles inattendues, à la fois drôles et grinçantes, charmantes et perverses, quotidiennes et fantastiques, empreintes de l'univers de l'artiste mais aussi inspirées de Marguerite Duras, Pierre Loti ou encore de J-D Salinger.

Mon avis : j'ai bien aimé, le style est assez simple (je m'attendais à un truc plus... poétique) mais chaque nouvelle a un p'tit truc farfelu ou piquant qui donne du charme à l'ensemble du recueil, même si toutes ne se valent pas. Je crois que celle que j'ai préféré est "Suicidal Tendencies", horriblement déprimante mais frappante...

Lundi 19 mai 2008

Quatrième de couverture : Des dieux sanglants et féroces surgis d'un passé lointain, l'impossible métamorphose d'un homme en bestiole aquatique, le public survolté d'un concert qui finit par dévorer le chef d'orchestre et les musiciens... et tant d'autres nouvelles où la réalité se craquelle et tend vers le fantastique, où Cortázar est, comme l'écrit Mario Vargas Llosa, " voyant qui détecte l'insolite dans l'habitude, l'absurde dans la logique, l'exception dans la règle et le prodigieux dans le banal ".

Mon avis : tout d'abord il faut préciser que le style est magnifique, le ton peut varier selon le narrateur (je trouve que les tons enfantins sont particulièrement réussis) mais c'est toujours aussi bien écrit, un délice ! Lire une nouvelle de Cortazar, c'est basculer progressivement dans un autre monde et c'est génial. C'est dans ce recueil (qui comporte 18 nouvelles) qu'on trouve la sublime et effrayante "Continuité des parcs". Mes autres nouvelles préférées ? "N'accusez personne", "Les poisons", "Les ménades", "Une fleur jaune", "Après le déjeuner", "Axolotl" (cette dernière a été publiée dans Muze il y a quelques mois).

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"Lire, c'est voyager ; voyager, c'est lire." Victor Hugo

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