Mercredi 2 novembre 2005

Une petite nouvelle coup de cœur

Résumé : Un matin du mois d'octobre, Lullaby décide de ne plus aller à l'école. Elle écrit à son père, glisse dans un sac quelques objets et, empruntant le chemin des contrebandiers, part en direction de la plage. Un petit garçon qui revient de la pêche, une jolie maison grecque, mais surtout le soleil et la mer remplissent ses journées d'ivresse et de liberté. Un jour, pourtant, il faut revenir à l'école. Qui donc voudra croire à son étrange voyage ?

Mon avis : J'ai eu un véritable coup de cœur pour cette nouvelle touchante et poétique. Lullaby nous fait part de ses pensées à propos de la vie, de la mer, de la liberté. Je suis sortie de la lecture de cette nouvelle aussi calme et sereine que si j'avais fait une séance de méditation, et je la relis régulièrement. Peut-être aussi car cela me fait repenser à la personne qui me l'a conseillé ? C'est une oeuvre courte qui ne vous prendra pas beaucoup de temps. De plus, les illustrations présentes dans mon édition sont très belles. A découvrir !

quelques illustrations extraites de Lullaby : * * *

P.S : parfois je déploie des trésors de tolérance... j'avoue que quand on me dit qu'un livre est "une vraie merde", ça me fait vraiment de la peine pour l'auteur... un peu de respect bon sang ! Et si on pense vraiment ça, je me dis que le plus souvent c'est au lecteur de se remettre en question... Et j'avoue que les raisons d'un jugement aussi extrémiste laissent un peu à désirer (n'existant pas !) CF COMMENTAIRE

Mardi 20 décembre 2005

Résumé : Ce bon sauvage venu du Canada ne ressemble à personne. C'est un Huron qui parle le français et subjugue ces dames. On le surnomme l'Ingénu car il ignore beaucoup, dit naïvement ce qu'il pense comme il fait tout ce qu'il veut... Belle liberté que cette franchise ! Comment ! On l'empêche de " marier " sa jolie marraine sous prétexte de religion ! Quoi ! Un jaloux l'embastille après qu'il a sauvé une province ! Drôle de pays que cette France... Les femmes y succombent par vertu, les philosophes croupissent en prison, et les puissants décident en dépit du bon sens... L'homme aux quarante écus fait le même constat. Sa maigre fortune est encore amputée de taxes absurdes tandis que les plus riches en sont exonérés. Ainsi, la nation s'appauvrit tandis que certains s'enrichissent. La raison, décidément, voyage à petite journée... Voltaire, dans ces contes, en est le colporteur...

Mon avis : lu pour le lycée, et je ne regrette pas. Relativement facile et amusant à lire, je pense qu'il faut le lire rien que pour s'offusquer de la conduite de M. de Saint-Pouange ! ^^ (ne riez pas c'est un pervers et ça finit mal, mais chut j'en ai déjà trop dit !)

Jeudi 22 décembre 2005

Quatrième de couverture : "Lorsque que M. Hiram B. Otis, le ministre américain, acheta le domaine de Canterville Chase, tout le monde lui dit qu'il faisait une énorme bêtise, car, sans le moindre doute, le manoir était hanté. D'ailleurs Lord Canterville, scrupuleusement pointilleux en matière d'honneur, avait estimé de son devoir d'en dire un mot à M. Otis quand ils arrivèrent à discuter des conditions de vente.
- Nous n'avons plus voulu y habiter, dit Lord Canterville, depuis que ma grand-tante, la duchesse douarière de Bolton, a été, de peur, prise de convulsions, ce dont elle ne s'est jamais bien remise, parce que deux mains de squelette s'étaient posées sur ses épaules au moment où elle s'habillait pour le dîner..."


Mon avis : vraiment très bien ! Une histoire de fantômes décalée et ironique. Viennent ensuite une nouvelle, Le Millionaire Modèle, amusante et avec une chute bien trouvée, et le conte Le Géant égoïste, qui est assez connu (et que je trouve adorable, lol).

Samedi 24 décembre 2005

Comment résumer ? Impossible ! 23 nouvelles (oui, ça fait beaucoup) fantastiques dans tous les sens du terme. Un style parfois complexe, mais toujours sublime. N'oublions pas que la traduction est de Charles Baudelaire ! Des nouvelles sombres qui font, pour certaines, vraiment froid dans le dos, comme Le Chat Noir... quelques titres parmi les plus connus : la chute de la maison Usher, William Wilson, Bérénice, le diable dans le beffroi...

A lire aussi :
Histoires extraordinaires_, recueil de nouvelles du même auteur publié un an avant celui-ci



















Samedi 24 décembre 2005

Quatrième de couverture : "D'où viennent ces influences mystérieuses qui changent en découragement notre bonheur et notre confiance en détresse ? On dirait que l'air, l'air invisible est plein d'inconnaissables Puissances, dont nous subissons les voisinages mystérieux."
L'homme qui écrit ces lignes se croit poursuivi par une redoutable créature invisible : le Horla. Une créature qui va l'entraîner au bout de la folie...

Mon avis : Yahaaaaaa ! Maupassant powa !!! Une nouvelle absolument fantastique, géniale, tout ce que vous voulez. Sous forme de journal intime, le personnage va se poser des questions, tenter de démasquer le Horla en usant de science, mais en vain... et la fin est inquiétante. Du très grand Maupassant, qui lui-même mourra fou...
Si vous en avez l'occasion, n'hésitez pas à lire les autres nouvelles : Sur l'eau, Apparition, la main d'écorché, magnétisme, la nuit cauchemar, qui sait ?... (certains recueils en comportent bien plus), dans le même genre.










Samedi 24 décembre 2005


Quatrième de couverture "Tu veux ma mort, poisson, pensa le vieux. C'est ton droit. Camarade, je n'ai jamais rien vu de plus grand, ni de plus noble, ni de plus calme, ni de plus beau que toi. Allez, vas-y, tue-moi. Ca m'est égal lequel de nous deux qui tue l'autre. Qu'est-ce que je raconte ? pensa-t-il. Voilà que je déraille. Faut garder la tête froide. Garde la tête froide et endure ton mal comme un homme. Ou comme un poisson."

Résumé : La chance a quitté Santiago le vieux pêcheur, qui, pour rétablir son honneur, décide de ramener un gros poisson coûte que coûte. 3 jours de lutte intense entre le poisson et l'homme. 3 jours de solitude, d'isolement absolus. 3 jours pendant lesquels l'homme pense, doute, lutte...

Mon avis : Très poétique et touchant... un hymne au courage humain.

adaptation cinématographique : film d'animation russe d'Alexandre PETROV : un court-métrage de 22 minutes qui a nécessité la création de 29 000 tableaux !

Lundi 26 décembre 2005

nouvelle d'environ 90 pages lue cette nuit...

Quatrième de couverture : Qui est cet inconnu capable d'en remontrer au grand Czentovic, le champion mondial des échecs, véritable prodige aussi fruste qu'antipathique ? Peut-on croire, comme il l'affirme, qu'il n'a pas joué depuis plus de vingt ans ? Voilà un mystère que les passagers oisifs de ce paquebot de luxe aimeraient bien percer. Le narrateur y parviendra. Les circonstances dans lesquelles l'inconnu a acquis cette science sont terribles. Elles nous reportent aux expérimentations nazies sur les effets de l'isolement absolu, lorsque, aux frontières de la folie, entre deux interrogatoires, le cerveau humain parvient à déployer ses facultés les plus étranges. Une fable inquiétante, fantastique, qui, comme le dit le personnage avec une ironie douloureuse, "pourrait servir d'illustration à la charmante époque où nous vivons".


Mon avis :
Assez flippant également je dois dire... montre les ravages que peut faire l'isolement absolu et donne une idée du pouvoir du cerveau humain... très bonne nouvelle (dans le sens, "petite histoire", lol)

Mardi 27 décembre 2005

Quatrième de couverture : Un recueil d'histoires courtes qui présentent toutes une hypothèse poussée à son extrême.
Et s'il existait une école pour que les jeunes dieux apprennent à créer des sociétés humaines ? ("L'école des jeunes dieux")
Comment fonctionnerait un monde où les nombres seraient à la base de tous les savoirs ? ("Le mystère des chiffres")
Et si une météorite tombait sur le jardin du Luxembourg? ("Fragrance")
Une main gauche peut-elle faire sécession ? ("Je de main")
Serait-il possible à l'humanité d'éviter les catastrophes ? ("L'Arbre des possibles")


Mon avis : très amusant à lire :)... mes deux histoires préférées : peut-être celle avec les lois antivieux, ainsi que celle de "l'ermite absolu" où le personnage se débarrasse de son corps pour ne garder que son cerveau.... de façon ludique, ça nous permet de réfléchir sur le monde qui nous entoure...
Des histoires vraiment imaginatives et extravagantes, qui font parfois allusion à certaines de ses œuvres (dans "l'ami silencieux", on retrouve notamment le personnage d'Isidore Katzenberg, une autre histoire encore évoque Natacha Andersen...) Un livre qui, je pense peut même être accessible à des enfants assez jeunes pour leur faire découvrir progressivement le fantastique monde de Werber.. vais essayer d'en faire lire une ou deux à mon petit frère...

Lundi 9 janvier 2006

Résumé : Lorsque Gregor Samsa s'éveilla un matin au sortir de rêves agités, il se retrouva dans son lit changé en un énorme cancrelat. Il était couché sur le dos, dur comme une carapace et, lorsqu'il levait un peu la tête, il découvrait un ventre brun, bombé, partagé par des indurations en forme d'arc, sur lequel la couverture avait de la peine à tenir et semblait à tout moment près de glisser. Ses nombreuses pattes pitoyablement minces quand on les comparait à l'ensemble de sa taille, papillotaient maladroitement devant ses yeux.

Mon avis : nouvelle (60 pages) étrange et assez flippante... j'apprécie l'idée de départ ! J'aime les histoires traitant de solitude, qui est ici carrément associée avec le thème de l'animalité... le pauvre Gregor est totalement exclu et on a vraiment pitié de lui ! Mais je n'ai pas accroché le style de l'auteur, que j'ai trouvé trop neutre... de même la fin ne m'a pas plu : d'abord à cause de ce qui arrive à Gregor, mais surtout à cause de la réaction de la famille ! Cette fin est présentée comme idéale et cela m'a vraiment paru peu vraisemblable, étant donné le ton du reste de la nouvelle... cela faisait longtemps que je voulais la lire, j'en attendais peut-être trop ! En tout cas je suis assez déçue et je n'ai pas envie, du coup, de lire les autres récits de ce recueil... je retenterai plus tard je pense. Peut-être que je ne suis pas assez mature pour bien apprécier cette oeuvre ?

Jeudi 12 janvier 2006

Micromégas, géant (38 km de haut) habitant sur la planète Sirius, décide de voyager dans l'espace pour se former "l'esprit et le coeur". Sur Saturne, il va rencontrer un ami, le "nain" (surnommé ainsi à cause de ses modestes 2 km de haut). Par hasard, les 2 amis arrivent sur une toute petite planète : la Terre...

C'est original, ironique, philosophique, ça remet en cause la guerre et notre vanité - entre autres - , ça remet l'humain à sa place. Un jugement sur l'humanité, avec "du recul", c'est le moins qu'on puisse dire ! Je suis sûre qu'il y a plein d'idées à creuser. C'est tout court, 30 pages dans mon édition, et vraiment bien. A relire pour bien comprendre. P'tit bonus : vu les connaissances scientifiques de l'époque, il y a pas mal de fautes "techniques" (Voltaire s'amuse à sans arrêt donner des indications sur les distances ou la taille de ceci ou cela), j'ai trouvé ces détails assez rigolos. Alors grâce à ça, ce petit conte aura peut-être l'honneur de satisfaire le S le plus borné, rien que pour se moquer de Voltaire ? lol ;-)











Jeudi 16 mars 2006

Genre : nouvelle réaliste du 19ème siècle

Résumé / Mon avis : par un après-midi, à la campagne, une furtive histoire d'amour ... critique du milieu bourgeois du 19ème siècle, l'histoire est très courte, mais très jolie, et j'aime surtout le style de Maupassant, cet écrivain est génial, il y a une telle ambiance qui se détache de ce texte... j'adore =) en plus j'ai lu le scénario du film tiré de cette oeuvre de Jean Renoir, c'est intéressant de comparer les 2 oeuvres...

[EDIT] J'ai vu le film en cours d'Histoire, c'est un court-métrage de 40 minutes et franchement j'ai adoré... je vous le recommande, c'est fidèle à la nouvelle de Maupassant, mais toutefois il y a de la pluie en plus, on se rend compte que la mère est assez hystérique, et Anatole est encore moins aimable que dans la nouvelle, ils ne l'ont pas arrangé ^^... il y a de très belles images (notamment la scène de la balançoire qui peut faire penser à des tableaux d'Auguste Renoir - le père du réalisateur -, ce court-métrage ets en noir et blanc par choix, cela rend très bien la lumière, vraiment très joli... un autre monde...







Dimanche 23 avril 2006

Quatrième de couverture / extrait :
" ... C'était bien une Vénus, et d'une merveilleuse beauté. Elle avait le haut du corps nu, comme les anciens représentaient d'ordinaire les grandes divinités. Rien de plus suave, de plus voluptueux que ses contours ; rien de plus élégant et de plus noble que sa draperie. Quant à la figure, jamais je ne parviendrai à exprimer son caractère étrange, et dont le type ne se rapprochait de celui d'aucune statue antique dont il me souvienne. Tous les traits étaient contractés légèrement : les yeux un peu obliques, la bouche relevée des coins, les narines quelque peu gonflées. Dédain, ironie, cruauté, se lisaient sur son visage. En vérité, plus on regardait cette admirable statue, et plus on éprouvait le sentiment pénible qu'une si merveilleuse beauté pût s'allier à l'absence de toute sensibilité. - Si le modèle a jamais existé, dis-je à M. de Peyrehorade, que je plains ses amants ! Elle a dû se complaire à les faire mourir de désespoir. Il y a dans son expression quelque chose de féroce, et pourtant je n'ai jamais vu rien de si beau "...

Mon avis : une nouvelle fantastique (je ne vais pas vous raconter l'histoire, à quoi bon la lire sinon !) lue en 5ème. Je me souviens qu'à l'époque, la lecture ne m'avait pas vraiment plue, puis on l'a un peu étudiée et la nouvelle est remontée dans mon estime. C'est une histoire sympathique en fait, avec un style qui change radicalement des "fantômette" que je lisais encore à l'époque... oui, l'énorme avantage de ce bouquin, c'est que c'est un classique accessible dès le collège ^^

Dimanche 23 avril 2006

La nouvelle qui inspira à Bizet son célèbre opéra...

Résumé : Gitane ensorceleuse, cigarière peu farouche, l'aguichante Carmen a tôt fait de soumettre Don José à ses charmes. Faisant fi de ses devoirs de soldat, le pauvre diable ne connaît bientôt plus que la loi dictée par les caprices de la belle Bohémienne. Aucun crime n'est trop déshonorant à ses yeux pour retenir l'envoûtante Carmen. La raison a déserté son coeur dévoré d'amour, inconscient des extrémités tragiques auxquelles le mène cette passion fatale. Ris, Carmen, danse et tourbillone, fais voler tes jupons dans l'infernale chaleur espagnole ! Tu n'échapperas pas à ton destin...

Mon avis : j'ai vraiment beaucoup aimé ^^ c'est romanesque et exotique à souhait, Mérimée a ici un indubitable talent de narrateur dont je ne m'étais pas aperçue en lisant La Vénus d'Ille, l'histoire est vraiment intense... Carmen, où quand l'amour mène à la déchéance...

petit bémol : l'histoire de Carmen proprement dite s'achève avec le chapitre 3, le dernier chapitre étant consacré à une présentation des bohémiens, leur language, leurs rites etc... ce chapitre, qui par ailleurs n'est pas du tout inintéressant, offre un décalage total avec la fin de l'histoire de Carmen qui est terrible... un conseil donc, reprenez vos émotions à la fin du chapitre 3 et considérez le dernier chapitre comme un appendice !

Mercredi 26 avril 2006

Quatrième de couverture / extrait : « Il me remercia d'un geste souriant, mesura quelques gouttes de la teinture rouge et y ajouta l'une des doses de poudre. La mixture, d'une teinte rougeâtre au début, commença, à mesure que les cristaux se dissolvaient, à foncer en couleur, avec une effervescence notable, et à émettre de petits jets de vapeur.
Tout à coup l'ébullition prit fin et presque en même temps la combinaison devint d'un pourpre violacé, qui se changea de nouveau et plus lentement en un vert glauque. Mon visiteur, qui suivait ces transformations d'un oeil avide, sourit, déposa le verre sur la table, puis se tournant vers moi, me regarda d'un oeil scrutateur. »

Mon avis : court roman fantastique au sujet bien connu : le dédoublement de la personnalité. Je l'avais déjà lu il y a quelques années, mais je me suis complètement prise au jeu à nouveau... le style est impeccable, l'intrigue, flippante ^^ ! Cette histoire mythique m'a fait penser, par certains aspects, au sublime Portrait de Dorian Gray... A NE PAS RATER !!!







Lundi 22 mai 2006



Mon avis : un recueil de nouvelles très agréables, émouvantes, drôles, j'adore le style de Maupassant, je me suis régalée :p vraiment une lecture que je recommande, les intrigues, quoique très simples, sont bien trouvées et les personnages toujours très touchants, ce sont des nouvelles qui peuvent être aisément lues par des jeunes du collège ! Un grand bond dans le monde du 19ème siècle *_*

NB :
Dans cette édition on trouve également des illustrations, une notice biographique sur Maupassant et un gros dossier sur ces nouvelles...

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"Pour savoir écrire, il faut avoir lu, et pour savoir lire, il faut savoir vivre.", Guy Debord

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