Lundi 28 mai 2007

Résumé : (trouvé ) Phèdre est amoureuse d'Hippolyte, le fils de son époux Thésée, roi d'Athènes. Condamnée à ne pas avouer ses sentiments à cause de l'existence de son mari, elle veut mourir avec son secret. Hippolyte, quant à lui, aime la princesse Aricie, dont il est aimé en retour. Mais Aricie étant d'une famille d'opposants politiques, il essaie de se soustraire à cet amour pour ne pas déplaire à son père. La nouvelle de la mort de Thésée survient au moment où Phèdre, ayant perdu tout espoir, vit ses dernières heures...

Mon avis : Magnifique. Cela faisait longtemps que je devais le lire et je ne suis pas déçue. Racine écrit de façon splendide, j'ai été captivée par ces personnages, je ne connaissais pas l'intrigue avant de lire cette pièce donc pour une fois il y a eu un vrai suspense, d'autant plus que j'ai trouvé qu'il y avait un peu plus d'action que dans Britannicus et Andromaque (plus de rebondissements peut-être ?) On a pitié de Phèdre autant qu'on la hait, et c'est tellement émouvant. Dommage qu'on ne connaisse pas vraiment la réaction d'Aricie à la fin, et j'aurais bien aimé que son histoire d'amour avec Hippolyte soit un peu plus développée... mais Phèdre est indubitablement un grand classique à lire...

Samedi 7 juillet 2007

Mon résumé : Dans la ville antique d'Argos en Grèce, le roi Agamemnon est tué par Egisthe, l'amant de sa femme Clytemnestre, et ce dernier monte sur le trône à sa place. La fille d'Agamemnon, Electre, est abaissée au rang de servante tandis que son frère, Oreste, est mis à mort alors qu'il n'est qu'un enfant. Mais les bourreaux ont pitié d'Oreste : l'enfant est abandonné et recueilli par des bourgeois Athéniens. Depuis l'assassinat d'Agamemnom, la ville d'Argos est envahie de mouches, symboles du remords, et toute la population repentante cherche à expier ce crime en faisant des offrandes à Jupiter. Mais 15 ans plus tard, Oreste revient dans sa ville natale...

Mon avis : Je suis tout simplement éblouie par cette pièce. Premièrement par l'intrigue, que j'ai trouvé passionnante (les histoires tirées de la mythologie gréco-romaine m'intéressent toujours beaucoup), jusqu'à la fin je me suis demandée comment allaient réagir les personnages. Ensuite par le style de Sartre, que je trouve particulièrement fort dans cette pièce. Enfin, par les réflexions présentes dans cette oeuvre : les notions de mort, de liberté, de solitude, de remords sont très bien exploitées, on retrouve une fois de plus les idées majeures de l'existentialisme : "L'homme est seul et sans excuses", "condamné à être libre..." Du grand Sartre, bravo !

Samedi 3 novembre 2007



La farce de maître Pathelin

Résumé : Maître Pathelin, avocat désargenté, se frotte les mains d'aise. Il a rondement mené son affaire : ayant acheté l'étoffe du sieur Guillaume "à crédit", il abuse si bien le marchand que sa dette n'est finalement jamais acquittée. Mais sa ruse semble en avoir inspiré d'autres, et l'aventure prendra un tour pour le moins inattendu... Pièce anonyme du XVème siècle, La farce de maître Pathelin, première véritable comédie du Moyen Age, met en scène un des ressorts comques par excellence : le retournement de situation.

Mon avis : lire une pièce médiévale constitue une expérience originale, c'est une toute autre façon de s'exprimer ! J'aime bien cette pièce qui est très distrayante. Je l'avais étudié en cours de français en cinquième et déjà à cette époque elle m'avait plue.


La farce du cuvier

Résumé : La farce du cuvier, écrite quelques années auparavant, est une mise en scène alerte, spirituelle et finement menée des conflits conjugaux.

Mon avis : une farce bien trop courte à mon goût (une quinzaine de pages) qui fait sourire mais sans plus. C'est intéressant de voir que déjà au Moyen Age les scènes de ménage faisaient rire, mais selon moi ce n'est pas du tout du même niveau que la farce de maître Pathelin.

Samedi 24 novembre 2007

(titre en entier : Knock, ou le triomphe de la médecine)

Quatrième de couverture / extrait :
LE TAMBOUR : Quand j'ai dîné, il y a des fois que je sens une espèce de démangeaison ici. Ça me chatouille, ou plutôt ça me gratouille.
KNOCK : Attention. Ne confondons pas. Est-ce que ça vous chatouille, ou est-ce que ça vous gratouille ?
LE TAMBOUR : Ça me gratouille. Mais ça me chatouille bien un peu aussi...
KNOCK : Est-ce que ça ne vous gratouille pas davantage quand vous avec mangé de la tête de veau à la vinaigrette ?
LE TAMBOUR : Je n'en mange jamais. Mais il me semble que si j'en mangeais, effectivement, ça me gratouillerait plus.

Mon avis : une pièce de théâtre datant de 1924, facile à lire et plutôt rigolote qui montre un médecin escroc qui parvient à rendre à moitié hypocondriaque toute une population ! Pas indispensable mais agréable =)

Lundi 10 décembre 2007

Quatrième de couverture : Cinq amis de jeunesse se retrouvent pour disperser les cendres du sixième sur la colline. Ils ne se sont pas vus depuis longtemps : c'est la dernière volonté du défunt qui les réunit. Entre blagues de potache et vérités assénées involontairement, leurs tentatives pour rire et faire croire que tout est resté comme avant ne parviennent pas à masquer le malaise. Au bord du vide, la comédie des illusions perdues.

Mon avis :
une pièce courte et à l'histoire assez intéressante mais qui ne m'a pas transcendée, j'ai trouvé les paroles des personnages dans l'ensemble assez répétitives, je n'ai pas accroché le style, c'est peut-être plus sympa de voir la pièce jouée avec une certaine mise en scène, mais à la lecture cela n'a pas grand intérêt, on a tendance à confondre les personnages, à ne pas bien distinguer la personnalité de chacun.

Rencontre
avec Gilles GRANOUILLET prévue à la fac de lettres jeudi 12 décembre.

Samedi 15 décembre 2007

Quatrième de couverture / extrait : Ce sont eux qui sont beaux. J'ai eu tort ! Oh ! Comme je voudrais être comme eux. Je n'ai pas de corne, hélas ! Que c'est laid, un front plat. Il m'en faudrait une ou deux, pour rehausser mes traits tombants. Ca viendra peut-être, et je n'aurai plus honte, je pourrai aller tous les retrouver. Mais ça ne pousse pas ! (Il regarde les paumes de ses mains.) Mes mains sont moites. Deviendront-elles rugueuses ? (Il enlève son veston, défait sa chemise, contemple sa poitrine dans la glace.) J'ai la peau flasque. Ah, ce corps trop blanc, et poilu ! Comme je voudrais avoir une peau dure et cette magnifique couleur d'un vert sombre, une nudité décente, sans poils, comme la leur !

Mon avis : j'adore cette pièce, on a commencé à l'étudier en cours et elle est vraiment très riche. Elle est assez longue mais on ne s'ennuie jamais, au contraire on voit l'évolution des choses, c'est bien développé. L'histoire en deux mots : dans une ville tous les habitants au fur et à mesure se transforment en rhinocéros, cette transformation est une métaphore, les rhinocéros correspondant aux adeptes de plus nombreux du totalitarisme (caractérisés par une absence de pensée personnelle, des comportements violents etc) ... c'est une pièce sérieuse mais avec beaucoup de passages drôles, il y a des tas de répliques géniales, Ionesco dans cette pièce détruit la logique et le langage en les rendant absurde... à lire.

Citation : "Il y a des choses qui viennent à l'esprit même de ceux qui n'en ont pas."

Jeudi 29 mai 2008

Résumé (Amazon) : L'attente comprend deux phases, l'ennui et l'angoisse. La pièce comprend donc deux actes, l'un grotesque, l'autre grave.
Préoccupé de peu de choses hormis ses chaussures, la perspective de se pendre au seul arbre qui rompt la monotonie du paysage et Vladimir, son compagnon d'infortune, Estragon attend. Il attend Godot comme un sauveur. Mais pas plus que Vladimir, il ne connaît Godot. Aucun ne sait au juste de quoi ce mystérieux personnage doit les sauver, si ce n'est peut-être, justement, de l'horrible attente. Liés par un étrange rapport de force et de tendresse, ils se haranguent l'un et l'autre et s'affublent de surnoms ridicules. Outre que ces diminutifs suggèrent que Godot pourrait bien être une synthèse qui ne se réalisera qu'au prix d'un anéantissement, Didi et Gogo portent en leur sein la répétition, tout comme le discours de Lucky, disque rayé qui figure le piétinement incessant auquel se réduit toute tentative de production de sens.

Mon avis : une pièce assez déprimante qui montre, à travers deux personnages complètement perdus, le vide de l'existence, la dégradation de l'humanité. Certains passages sont un peu lassants, car il y a beaucoup de répétitions, mais cela conduit du coup le lecteur à ressentir les mêmes choses que les personnages, ce qui est intéressant... j'aimerais relire cette pièce plus tard, et faire des recherches pour mieux la comprendre. J'aimerais bien la voir jouée aussi, c'est sur scène à mon avis qu'elle doit prendre toute sa force.

Citation : "Nous naissons tous fous ; quelques-uns le demeurent."

Vendredi 30 mai 2008

Quatrième de couverture : Destinés l'un à l'autre, Silvia et Dorante ne se connaissent pas encore. Ils échangent leurs rôles avec leurs serviteurs pour s'observer plus à leur aise. Comédie sur la comédie, Le Jeu de l'amour et du hasard est une pièce à la fois légère et cruelle, construite autour des motifs rivaux de la naissance et du mérite, de l'apparence et de l'authenticité.

Mon avis : une comédie facile et agréable à lire, je trouve l'idée de départ amusante et le style est savoureux, les personnages se séduisent grâce à un badinage délicat et plein d'hyperboles, c'est désuet mais assez charmant (les hommes d'aujourd'hui devraient en prendre de la graine ^^)

Citation : "Un mari porte un masque avec le monde et une grimace avec sa femme."

Mardi 3 juin 2008

Quatrième de couverture : Leur amour est unique, comme la nuit qui les unit après les serments. " Veux-tu donc partir ? demande Juliette à Roméo, le jour n'est pas proche encore : c'était le rossignol et non l'alouette dont la voix perçait ton oreille craintive... " Hélas, c'était bien l'alouette, messagère de l'aube ! Il faut vivre et partir - ou mourir et rester. Cruel dilemme pour Roméo, qui a tué le cousin de Juliette. A peine les amoureux ont-ils touché le paradis qu'ils sont obligés de se séparer. Et s'il ne s'agissait que d'exil ! A Vérone, Capulet et Montaigu s'affrontent, ensanglantant la ville de leur vendetta. Juliette est Capulet ; Roméo, Montaigu. Il ne faudra que quatre jours à cet amour pour naître, se consommer, mourir... et se perpétuer. Existe-t-il mythe plus vivace que celui des amants de Vérone ?

Mon avis : Cette pièce est plus facile à lire que je ne le pensais, mais je m'attendais aussi à un style plus poétique, je suis donc légèrement déçue... (mais cela vient peut-être de la traduction ; j'ai lu celle d'Yves Bonnefoy) Tout le monde connait cette histoire d'amour tragique, il y avait certains aspects cependant que j'ignorais : Roméo était fou amoureux d'une autre jeune femme avant de rencontrer Juliette, et le père de Juliette n'est vraiment pas commode... aspects que je trouve plutôt amusants ^^ je trouve cette pièce un peu trop courte, on n'a pas vraiment le temps de bien connaître les personnages... mais c'est une histoire si forte, si émouvante, qu'elle continue de nous faire rêver, et mérite son succès !

Jeudi 10 juillet 2008

Résumé (Evene) : Ces jeunes amoureux sont bien attendrissants, mais tellement imprudents ! Pendant que leurs pères étaient en voyage, l'un s'est amouraché d'une bohémienne et l'autre a épousé une orpheline. Or, catastrophe ! Les vieillards reviennent plus tôt que prévu, et ce n'est pas à Silvestre, gentil mais plutôt balourd, qu'on pourra demander de l'aide. Heureusement, Scapin est là, jamais à cours de ruses ou d'inventions, Scapin virevoltant, rebondissant et retombant toujours sur ses pieds. Scapin, la vie, le théâtre même !

Mon avis : une comédie légère et amusante, facile à lire, j'ai bien aimé cet histoire de valet plus rusé que ses maîtres qui doit aider à résoudre les déboires amoureux de ces derniers, à l'époque cela devait paraître plus subversif que maintenant je suppose... avec quiproquos, coups de théâtre et bien sûr, dénouement heureux.... je doute véritablement que cette pièce me marque beaucoup, je préfère de loin des pièces comme Don Juan ou le Misanthrope, mais cela ne m'empêche pas d'en trouver la lecture plaisante.

Mercredi 6 août 2008

Résumé : La ville de Troie est menacée par la guerre suite à l'enlèvement de la reine grecque Hélène par un jeune troyen. À Troie, les partisans de la guerre attisent les passions nationalistes tandis que les pacifiques veulent éviter la guerre. Dans cette pièce, le sujet homérique n'est que le prétexte à commenter l'inquiétante montée de l'hitlérisme.

Mon avis : une pièce intense au style épuré, qui m'a passionnée ; c'est une tragédie, mais en même temps il y a tant d'ironie, de cynisme, que l'on sourit souvent, c'est à vous glacer. Les personnages sont très connus (Hélène, Pâris, Hector, Andromaque, Ulysse...), c'est toujours agréable de les retrouver. Et jusqu'au bout on se demande si la guerre aura lieu ou pas, pendant toute la pièce j'ai partagé avec ferveur les espoirs des pacifistes...

Citations :

"Il n'y a pas deux façons de se rendre immortel ici-bas, c'est d'oublier qu'on est mortel."

"On ne tue bien que ce qu'on aime."

"Le destin c'est simplement la forme accélérée du temps."

Dimanche 26 octobre 2008

Quatrième de couverture : Dans une Espagne médiévale, héroïque, éclatante, deux jeunes gens se déchirent et s'adorent. Pour laver un affront, Rodrigue tue le père de Chimène. L'honneur et le devoir exigent la vengeance et la haine, mais elle aime éperdument cet assassin. Une comédie, une tragédie ? Cette pièce, tout le monde le pressent, est le plus beau, le plus vivant, le plus jeune des drames romanesques. C'est un poème amoureux où les sentiments l'emportent sur les convenances et la loi, un chant de désespoir et de révolte. À la création du Cid, le succès fut tel qu'il fallut ajouter des chaises sur la scène. Depuis plus de trois siècles, il fait salle comble. Le théâtre de Corneille est fait de tendresse, d'inattendu, de folie. On commence tout juste à le comprendre aujourd'hui.

Mon avis : Comme c'est beau ! L'intrigue est assez simple, mais elle est le support d'émotions intenses qui peuvent toucher tout le monde, et d'une réflexion sur les rapports entre l'honneur et l'amour... le tout dans une langue sublime, il y a plein de répliques très célèbres, ("O rage ! O désespoir ! O vieillesse ennemie ! N'ai-je donc tant tant vécu que pour cette infamie ?") ça m'a fait drôle de les lire dans leur contexte... Enfin je ne connaissais pas la fin, et j'ai été surprise, j'adorerais voir cette pièce jouée, je la trouve grandiose !

Citations : "A vaincre sans péril on triomphe sans gloire."

"Tu t'es, en m'offensant, montré digne de moi ; Je me dois, par ta mort, montrer digne de toi."

"Aux âmes bien nées, La valeur n'attend point le nombre des années."

Samedi 31 janvier 2009

Présentation : (trouvée sur evene) 1981 : à 18 ans, le Vénitien Roberto Succo est emprisonné pour avoir assassiné ses parents, meurtre soudain et incompréhensible. Il s'évade 5 ans plus tard et défie pendant 2 ans les polices française, suisse et italienne dans une cavale ponctuée de crimes en série. Frappé par le visage de Succo placardé sur un avis de recherche dans le métro, Koltès, en 1988, en retrace l'histoire à travers cette pièce qui est aussi sa dernière.

Mon avis : un pièce contemporaine agréable à lire, vite lue, nous allons l'étudier en cours, cela fait plus d'une semaine que je l'ai lue mais je ne sais pas pourquoi, j'ai du mal à donner mon avis à son sujet, elle me laisse perplexe, me colle le bourdon. Ce n'est pas à proprement parler du théâtre de l'absurde, mais les comportements des personnages me paraissent étranges, ils font froid dans le dos... surtout celui de la dame élégante (sa réaction après ce qui arrive à son enfant est pour le moins surprenante !)

Samedi 31 janvier 2009


~> CHALLENGE ABC 2009, lettre E - 2ème livre lu <~


Quatrième de couverture : Depuis leur parution aux Etats-Unis en 1998, Les Monologues du vagin ont déclenché un véritable phénomène culturel : rarement pièce de théâtre aura été jouée tant de fois, en tant de lieux différents, devant des publics si différents... Mais que sont donc ces Monologues dans lesquels toutes les femmes se reconnaissent ? Il s'agit ni plus ni moins de la célébration touchante et drôle du dernier des tabous : celui de la sexualité féminine. Malicieux et impertinent, tendre et subtil, le chef-d'½uvre d'Eve Ensler donne la parole aux femmes, à leurs fantasmes et craintes les plus intimes. Qui lit ce texte ne regarde plus le corps d'une femme de la même manière.

Mon avis : un livre tendre en effet, et drôle aussi, j'avais un peu peur de ce que j'allais y trouver, et ça a été une très bonne surprise ! Il ne s'agit pas d'une histoire avec des personnages, une intrigue et tout, mais une succession de témoignages, d'anecdotes, articulés, liés par la voix de l'auteur, pour explorer tous les aspects de cette chose si naturelle mais pourtant méconnue et taboue : le vagin. Un livre pour se réconcilier avec son corps et sa féminité, j'ai apprécié la diversité des témoignages, on a vraiment les voix de femmes de tout âge, de tous pays... savoureux, et il y a vraiment des réflexions qui font mouche dans le tas, comme l'extrait ci-dessous qui m'a laissé bouche bée... merci en passant à jailu grâce à qui j'ai découvert cette pièce tout à fait originale !

Extrait : "La vente des vibromasseurs est interdite par la loi dans les Etats suivants : Texas, Georgie, Ohio et Arkansas. Si vous vous faites prendre, vous risquez une amende de 10 000 dollars et un an de travaux forcés. En revanche, dans ces mêmes Etats, la vente des armes est parfaitement légale. Et pourtant, on n'a jamais vu un massacre collectif causé par un vibromasseur"

Samedi 14 février 2009

Quatrième de couverture : Héros à l'esprit guerrier jusque dans son discours amoureux, séducteur, maniant à la perfection le paradoxe et jouant à merveille sur l'ambiguïté des mots, Othello, Maure de Venise, se sert du langage comme d'une épée. Sa gloire suscite diverses réactions : Roderigo méprise "l'homme aux grosses lèvres", Désdémone est séduite par le récit de ses exploits en terres lointaines, qui fourmille d'évocations exotiques. Iago, lui, hait Othello. Que cette haine soit gratuite ou qu'elle soit le résultat d'une lucidité pragmatique, elle pousse Iago à tout détruire sur son passage. Metteur en scène machiavélique, manipulateur de l'ombre, il bat Othello sur son propre terrain, puisque c'est par le discours qu'il l'entraîne vers le meurtre. Le Maure, jaloux, boira les mots de son ennemi comme un poison pervers.

Mon avis : une pièce que je devais lire pour les cours, du coup j'ai eu du mal à me décider à la commencer, j'avais peur de trouver ça chiant, trop compliqué, ou de confondre les personnages (ma grande peur dès que je lis une pièce de théâtre !) Que de préliminaires inutiles puisqu'en vérité j'ai trouvé cette pièce supra-cool, pleine de vie, de violence, de mots qui cassent et qui ont la classe, vraiment ça déchire ^^ Iago est THE personnage, j'en suis quasi à me demander pourquoi la pièce s'appelle Othello, puisque c'est Iago qui manipule tout, et quelle ordure vraiment !!! J'ai très nettement préféré cette pièce à Roméo et Juliette _ par exemple.

En plus : je vais en voir une représentation le 20 février ! =D

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