Samedi 23 juillet 2011

[N. B. : c'est la fête, dans cette "nouvelle" version de Bouquins je ne m'impose aucune contrainte et par conséquent je m'autorise à spoiler autant que je le veux, dans l'absolu. Bon, je ne fais pas de gros spoilers (je raconte pas la fin) ou alors je préviens avant. Mais (ce que je vais dire est évident mais autant mettre les choses au clair une bonne fois pour toutes) si vous vous voulez ne rien savoir sur l'intrigue ni sur les personnages afin de tout découvrir par vous-mêmes, et surtout s'il s'agit de livres que vous prévoyez de lire très bientôt, évitez de lire mes articles (sauf si vous avez mon pouvoir magique qui consiste à oublier instantanément les synopsis de livres/films - souvent je décide de lire un livre parce qu'un jour longtemps avant j'ai lu son résumé et il m'a plu, mais au moment de commencer ma lecture je ne sais plus du tout de quoi il s'agit). ]

http://bouquins.cowblog.fr/images/livres/afarewelltoarms.png
(étrange, l'illustration de l'édition originale de 1929, je ne vois pas très bien le rapport... ? ah, et ce roman est "semi-autobiographique" d'après l'
ami wikipedia.)

Frédéric Henry, jeune Américain volontaire dans les ambulances sur le front d'Italie, pendant la Première Guerre mondiale, est blessé et s'éprend de son infirmière, Catherine Barkley. Avec Catherine, enceinte, il tente de fuir la guerre et de passer en Suisse, où le destin les attend.
Un des meilleurs romans de guerre. Un des plus grands romans d'amour.


Tout ce qui concerne la guerre proprement dite ne m'a pas vraiment passionnée ; pourtant c'était intéressant, parce qu'on est en Italie, le héros est états-unien, alors ça change un peu du point de vue franco-français qu'on a habituellement (quand je dis "habituellement" je pense surtout à mes vieux cours d'Histoire) ; mais je n'ai pas réellement cherché à connaître le contexte avec précision, on a peu de dates, le héros lui-même n'accorde pas tant d'importance que ça à la progression de la guerre, d'abord parce qu'il est chargé de récupérer des blessés pour les amener à l’hôpital, mais ne combat pas ; mais surtout parce qu'il est blessé dès le début et tout ce qui comptera dès lors, c'est son histoire d'amour avec Catherine. (et évidemment, c'est sur cet aspect de l'histoire que je me suis concentrée moi aussi).

http://bouquins.cowblog.fr/images/livres/ladieuauxarmes.jpgDans mon édition, il est écrit à la fin de la quatrième de couv' "un des plus grands romans d'amour" ; tout à fait le genre d'affirmations superlatives dont je me méfie toujours, par peur de tomber sur un truc qui se prenne trop au sérieux, un truc trop mélo-mielleux, (et surtout, mal écrit). M'enfin, c'est Hemingway donc j'avais confiance (sa réputation m'intimide suffisamment et j'ai aimé Le Vieil homme et la mer il y a des années), les éditeurs peuvent bien frimer si ça les amuse. Le début de leur histoire est d'ailleurs légèrement mitigé, puisqu'il admet ne pas être amoureux d'elle (parce que c'est un narrateur interne donc on est au courant, mais en fait il lui ment en l'assurant de son amour dès le départ), ça a le mérite d'être réaliste au moins, on ne nous embobine pas.

Je ne sais pas trop quoi penser de Catherine. Elle est très amoureuse du héros et ça se sent énormément, on a du "mon chéri" à toutes les phrases et elle cherche toujours à être sa "bonne petite femme"... elle minaude pas mal. Mais finalement, cela m'a plu. Je ne peux décemment pas la mépriser en la considérant comme une femme soumise : il faut prendre en compte les mœurs de l'époque, et puis, elle est amoureuse, vraiment amoureuse de lui, ils sont en temps de guerre, tout est plus fragile, et par conséquent tout bonheur n'en résonne que plus fort ! Et qui ne se permet pas des minauderies un peu bêtes quand on est vraiment amoureux, émerveillé par la simple compagnie de l'autre ? Ce n'est pas un couple qui cherche à "paraître", on a accès à leur intimité (je ne parle pas de sexe, là, non, pas du tout, rien de cru dans ce roman, c'est vraiment tout public), à leurs petits plaisirs tout simples, la simple perspective d'un bon repas les met en joie par exemple. Ils sont trop mignons quand ils se parlent tout poliment parce qu'ils ont peur de se froisser, ils sont aux petits soins l'un pour l'autre... et ce qui rend notre héros héroïque, c'est finalement son attachement pour Catherine, et son envie de se sortir vivants tous les deux de ce bazar. (détail sans importance : j'ai été frappée par leur consommation d'alcool, et surtout par le fait que Catherine continue de boire pendant sa grossesse ^^)

Et puis je ne sais pas quoi penser de la fin. On en pressent une, et puis finalement on se dit non c'est trop prévisible, puis aaah mais non il peut pas se passer ça, si, non ? Et voilà. Le titre est bien cruel, en fait. (oui, dans mon esprit cette phrase est un commentaire de la fin, mais cherchez pas à comprendre en fait).

Deux
adaptations ciné, que j'aimerais bien voir naturellement, mais je n'en fais pas une priorité. D'autres avis sur ce livre ici et peut-être un jour .

(rigolo, la couverture de l'édition originale et celle de mon édition ont les mêmes couleurs, c'est fait exprès vous croyez ?)
Par Dark-Riketz le Samedi 23 juillet 2011
Tiens, c'est une idée ça, spoiler dans la joie et la bonne humeur, comme dirait l'Odieux Connard ^^
En tout cas je suis en train de lire Le vieil homme et la mer (pas juste là, mais en ce moment quoi... enfin t'as compris) qui est édité dans un gros bouquin à l'ancienne avec "Paris est une fête" mais j'ai du mal avec le style de l'auteur...
 

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