Mardi 18 août 2009

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COUP DE COEUR !
!!


Quatrième de couverture : Signé Ajar, ce roman reçut le prix Goncourt en 1975. Histoire d'amour d'un petit garçon arabe pour une très vieille femme juive : Momo se débat contre les six étages que Madame Rosa ne veut plus monter et contre la vie parce que " ça ne pardonne pas " et parce qu'il n'est " pas nécessaire d'avoir des raisons pour avoir peur ". Le petit garçon l'aidera à se cacher dans son " trou juif ", elle n'ira pas mourir à l'hôpital et pourra ainsi bénéficier du droit sacré " des peuples à disposer d'eux-mêmes " qui n'est pas respecté par l'Ordre des médecins. Il lui tiendra compagnie jusqu'à ce qu'elle meure et même au-delà de la mort.
 

Mon avis : avant de commencer ma lecture, j'ai lu la quatrième de couverture, et elle m'a énervée, j'ai pensé, rhaaa, j'aime pas ces quatrièmes de couverture qui racontent tout ! Sauf qu'en fait, elle ne raconte pas grand-chose. Parce qu'à moins de lire le livre, difficile de savoir, de comprendre l'amour de Momo pour madame Rosa, difficile de comprendre qui ils sont, tous les deux, lui, petit garçon qui raconte le monde avec ses mots, ses yeux à lui, avec sa logique particulière, mais que je serais incapable de juger, je ne me verrais pas lui dire qu'il a tort, qu'il se trompe... et madame Rosa, vieille femme réchappée d'Auschwitz, ancienne prostituée, qui cache un portrait d'Hitler sous son lit, et qui le ressort quand ça va mal, parce que "ça lui fait un souci de moins". (je rechercherai la citation exacte).... et puis, les voisins, les autres mômes... Monsieur Hamil, l'ami de Victor Hugo...

Ce livre m'a foutu une grande claque, une plus grande claque encore que Ravage lu il y a quelques jours, parce que Ravage parle du destin du monde entier, et le monde entier, que vaut-il comparé à ces deux-là ? J'ai du mal à me défaire de la fin, je me dis que si je pleurais un bon coup peut-être que ça irait mieux, mais ça ne vient pas... vraiment, je n'ai pas eu l'impression de lire cet après-midi, j'étais vraiment avec eux, au début, j'ai beaucoup souri, j'étais étonnée, et après.... La vie devant soi fera désormais probablement partie des livres que je citerai quand on me demandera quels sont "mes livres préférés"....

Extraits : Cliquez ici pour lire le début, et , pour lire un passage que j'ai particulièrement aimé, et qui vous donne une idée du style...

Mercredi 19 août 2009

http://bouquins.cowblog.fr/images/livres/tombes.gifQuatrième de couverture : "Si vous le lisez avec l'espoir de trouver dans J'irai cracher sur vos tombes quelque chose capable de mettre vos sens en feu, vous allez drôlement être déçu.
Si vous le lisez pour y retrouver la petite musique de Vian, vous l'y trouverez. Il n'y a pas beaucoup d'écrits de Vian dont il ne suffise de lire trois lignes anonymes pour dire tout de suite : Tiens, c'est du Vian ! Ils ne sont pas nombreux, les écrivains dont on puisse en dire autant.
Ce sont généralement ces écrivains-là qui ont les lecteurs les plus fidèles, les plus passionnés, parce que, en les lisant, on les entend parler.
Lire Vian, lire Léautaud, lire la correspondance de Flaubert, c'est vraiment être avec eux. Ils sont tout entiers dans ce qu'ils écrivent.Ca ne se pardonne pas, ça.
Vian a été condamné.
Flaubert a été condamné..."
Delfeil de Ton.

Mon avis : J'ai commencé cette lecture avec un peu d'appréhension, car je savais qu'il s'agissait d'un bouquin plutôt violent, et l'idée d'être déçue par Boris Vian que j'aime tant jusqu'ici, me mettait mal à l'aise... ah, c'est bien différent de l'Ecume des Jours, de l'Arrache-coeur, de l'Herbe Rouge... mais en fait, j'ai bien aimé ! Le reproche principal que je ferais à ce livre, c'est que l'intrigue est très simple, c'est juste une histoire de vengeance en fait... (et bien sûr, on n'y trouve guère le monde poétique et fantaisiste de Boris, mais bon, ça on le savait d'avance, alors passons). J'avais peur d'être d'être choquée par l'érotisme de ce livre et les scènes sanglantes, mais finalement non ; les scènes de sexe sont plutôt bien écrites, elles pimentent un peu l'intrigue qui est quand même assez plate ; le héros est un gros dégueulasse, mais même quand il fait des trucs ignobles, je n'arrivais pas à le détester complètement, je ne sais pas pourquoi, peut-être parce que son côté manipulateur m'intriguait... ! Et je me demandais toujours, quand il était avec des filles, dans quelle mesure il avait envie d'elles, et dans quelle mesure il ne les considérait que comme des instruments de sa vengeance... cette ambiguïté m'a intéressée. J'ai été un peu déçue par la fin, même si la dernière phrase m'a amusée. Ce roman est loin d'être un de mes préférés de l'auteur, mais il est quand même distrayant et habilement écrit, et ça me rassure un peu quand je pense qu'il a été écrit suite à un pari (il avait dit qu'il pourrait écrire un best-seller en dix jours), Boris Vian lui-même ne le considérait donc sans doute pas avec beaucoup de sérieux... mais j'aimerais lire les autres romans noirs de Boris Vian !



Vendredi 21 août 2009

http://bouquins.cowblog.fr/images/livres/orgueiletprejuges.jpg~> CHALLENGE ABC 2009, lettre A - 18ème livre lu <~
[ Matilda's Contest ]

Quatrième de couverture (première phrase du livre) : « C'est une vérité universellement reconnue qu'un célibataire pourvu d'une belle fortune doit avoir envie de se marier, et si peu que l’on sache de son sentiment à cet égard, lorsqu’il arrive dans une nouvelle résidence , cette idée est si bien fixée dans l’esprit de ses voisins qu’ils le considèrent sur le champ comme la propriété légitime de l’une ou l’autre de leurs filles »

Mon avis :  la société décrite dans ce roman correspond tout à fait à ce qui me fait horreur : un monde où la plupart des gens perdent leur temps et leur énergie en interminables mondanités, ne songent qu'à leur réputation et sont incroyablement hypocrites... la dénonciation des faiblesses de ce milieu est exécutée avec finesse et humour (le personnage de Mrs. Bennet notamment est ridicule), le style est remarquable, fluide et vivant. Au milieu tout cet univers répugnant malgré ses apparences raffinées, certains personnages plus nobles, tels qu' Elizabeth, Jane et Mr. Darcy, forment un délicieux contraste, ils m'ont beaucoup plus. J'ai beaucoup aimé également le décalage dessiné par l'auteur entre la façon dont les gens sont perçus par leur entourage, et qui ils sont réellement, et, par conséquent, l'évolution de leurs relations au fur et à mesure qu'ils apprennent à se connaître m'a passionnée ! une lecture vraiment excellente, que j'ai savourée pendant plusieurs jours - ce livre est le roman fétiche d'une amie qui m'est chère, toutes les critiques positives que j'ai pu lire au sujet de ce roman m'avaient mis l'eau à la bouche et j'attendais beaucoup de ce livre, et je n'ai nullement été déçue !

Films : je sais qu'il existe plusieurs adaptations, je n'en ai vu aucune pour le moment... j'ai été amusée de voir de nombreuses similitudes entre Mr. Darcy et le Darcy de Bridget Jones ;-)

Samedi 22 août 2009

http://bouquins.cowblog.fr/images/livres/tentation.jpg
Quatrième de couverture :
" Tu ne me reverras plus. Je ne reviendrai pas. Poursuis ta vie, je ne m'en mêlerai plus. Ce sera comme si je n'avais jamais existé. "
Rejetée par celui qu'elle aime passionnément, Bella ne s'en relève pas. Fascinée par un vampire, comment pourrait-elle retrouver goût à la pâle existence humaine ? Pourtant il faut vivre. Mais Bella n'a de goût pour rien, sinon le danger : alors elle entend la voix d'Edward, et éprouve l'illusion de sa présence. Comme s'il ne l'avait pas abandonnée, comme s'il tenait encore à elle. Bella échappera-t-elle à cette obsession amoureuse qui la hante ? A quel prix ?


Mon avis : A mon grand étonnement, j'ai préféré ce tome au premier ; je n'étais pas d'humeur à lire l'histoire d'une idylle heureuse, et le fait que ce tome est bien plus sombre que le premier m'a tout à fait convenu ! J'ai vraiment été très touchée de la détresse de Bella, au point d'en être affectée en-dehors de ma lecture (c'est-à-dire à table), et j'ai parfaitement compris ses désirs d'autodestruction...le processus d'identification a parfaitement fonctionné pour moi ! J'ai aussi été agréablement surprise par le personnage de Jacob, il ne m'avait pas du tout interpellée dans le premier tome, je savais qu'il prendrait plus d'importance dans celui-ci et je me demandais bien comment ; j'ai été un peu déçue de comprendre la révélation qui le concerne avant l'héroïne, mais bon ! Dommage, le film a effacé de ma tête l'image que je me faisais d'Edward auparavant, alors que mon image à moi était bien plus belle...

Le style est souvent malhabile, certains termes grandiloquents sont trop souvent répétés (cela était aussi le cas pour le premier tome, je ne sais plus si j'en avais parlé dans mon avis à l'époque), mais ces maladresses formelles m'ont surtout gênée à la fin du livre, quand mon attention est un peu retombée... tant que je souffrais avec Bella, je lisais très vite, mais à partir du moment où ça s'arrange un peu, certains passages m'ont agacée, dialogues niais faciles, répétitions de serments banals... pfff.
Une lecture très distrayante toutefois, et je suis contente de voir que cetome ne s'achève pas dans un moment de suspense insoutenable - je n'ai pas une hâte démesurée de lire la suite (que je lirai quand même, hein). J'ai quand même du mal à comprendre les gens qui ne jurent que par cette saga, si je compare ce livre avec Orgueil et Préjugés par exemple, y'a pas photo ^^ Je dis juste cela pour prévenir les commentaires hystériques du genre "oh ouiiii toi aussi tu as adoré ! c'est le meilleur livre du monde !" Euh... pas à mes yeux :)

Mercredi 26 août 2009

http://bouquins.cowblog.fr/images/livres/evangiledejimmy.jpgQuatrième de couverture : " Je m'appelle Jimmy, j'ai 32 ans et je répare les piscines dans le Connecticut. Trois envoyés de la Maison-Blanche viennent de m'annoncer que je suis le clone du Christ. " D.V.C.

Mon avis : déçue ! Pourtant, le point de départ était alléchant, et c'est d'ailleurs une bonne histoire, avec des péripéties qu'on ne voit pas venir, parfois on a le point de vue de Jimmy, parfois on a un point de vue extérieur qui montre les tentatives de manipulation exercées sur le clone, cette alternance est intéressante. Mais j'ai trouvé que l'histoire était longue à se mettre en place, il se passe bien des choses avant que Jimmy apprenne qui il est, on fait vraiment connaissance avec lui, mais même s'il est au départ un personnage relativement sympathique, j'avais hâte que la révélation annoncée dès la quatrième de couverture survienne. J'ai trouvé qu'il y avait trop de personnages, on s'y retrouve facilement mais ils ne sont pas tous très importants et j'ai eu l'impression que du coup ce foisonnement fait qu'on ne s'attache à personne en particulier ; car c'est bien là ce qui m'a le plus gênée dans ce livre : alors qu'il aurait pu être vraiment dérangeant (et par certains aspects il l'est, j'ai apprécié les éclaircissements faits sur la Bible par exemple), je n'ai pour ainsi dire ressenti aucune émotion, je suis restée assez extérieure à tout ça, je n'ai été bouleversée par aucun des personnages, la faute au style j'ai l'impression, on avance, on avance dans l'histoire sans s'arrêter véritablement sur aucun passage... à partir du moment où Jimmy accepte son héritage génétique, il décide (on l'y incite fortement, aussi), de vivre la vie de Jésus, de chercher à le copier, et ça m'a semblé absurde, inutile, j'aurais vraiment souhaité autre chose !
Au final, toutes ces polémiques, ces conflits autour de la religion m'ont plus gavée qu'autre chose, et je termine ce livre en pensant qu'il ne me marquera pas... j'en sors encore plus écœurée de la religion qu'avant. Mais je ne vous le déconseille pas, c'est une bonne histoire, mais qui ne m'a pas touchée. Je pense vraiment que je ne suis pas le bon public pour cette œuvre, tout simplement.

Jeudi 27 août 2009

http://bouquins.cowblog.fr/images/livres/levoyagedhiver.jpgQuatrième de couverture : "Il n'y a pas d'échec amoureux."

Mon avis : Comme souvent dans les romans de Nothomb, on assiste à une histoire d'amour contrarié, où le mal-aimé décide de se venger de façon perverse... mais je ne m'en lasse pas ! Je ne m'en lasse pas parce qu'à chaque fois, une ambiance particulière s'installe (ici, on a froid et on mange des champignons), et les personnages ont un truc bien à eux qui charme : Zoïle nous paraît antipathique et prétentieux au début du livre, et j'adore quand je me laisse progressivement séduire par un personnage comme ça a été le cas ici, j'aime qu'on me persuade du bien-fondé d'un acte que j'abominerais dans la vie réelle ; le personnage d'Aliénor est aussi très inattendu, et j'ai trouvé dans ce bouquin une foule de réflexions rigolotes et pertinentes que j'ai envie de noter ! Je n'ai pas peut-être pas été éblouie comme à la lecture d'Attentat, mais à aucun moment je ne me suis ennuyée ni n'ai été déçue, c'est un livre plutôt léger et amusant, même si l'histoire n'est pas gaie du début à la fin, et c'est justement ce mélange que j'apprécie... l'autodérision de certains passages m'a également fait sourire !

Citations : "Se délecter de la médiocrité d'autrui reste le comble de la médiocrité."

"Epoque héroïque où les amateurs d'une œuvre littéraire n'hésitaient pas à zigouiller le critique imbuvable."

Dimanche 30 août 2009

http://bouquins.cowblog.fr/images/livres/pauletvirginie.jpgQuatrième de couverture : Paul et Virginie grandissent en toute innocence dans un lieu isolé de l'Île de France - actuelle île Maurice - avec pour unique compagnie leurs mères, deux domestiques et un vieil indigène. Lovés dans la forêt vierge, ils connaissent des jours heureux. Mais bientôt Virginie cesse de voir en Paul un frère. Une lettre, qui oblige la jeune fille à rentrer en France, empêchera-t-elle à jamais l'union des deux amoureux ?

Mon avis :
whaouh, tout le début (le récit de leur enfance) est carrément paradisiaque, plein de nature magnifique et de sentiments formidables, un autre monde, les descriptions de l'île m'ont beaucoup plu, j'adore me laisser bercer par ce genre d'écriture... mais bon, je pense que si ça avait été ça pendant tout le bouquin, ça aurait fini par me lasser ;  au bout d'un moment, ça se gâte, du coup c'est (un petit peu) plus réaliste miam ! Surtout le dialogue entre le vieillard et le Paul, parmi les critiques de notre civilisation occidentale (qui a quand même un peu changé mais pas tant que ça), il y a pas mal de trucs que j'ai trouvés plutôt vrais, bien tournés et scotchants. Et puis à la fin, j'étais à fond dedans, même si je savais déjà comment ça allait finir (à cause de ma grand-mère, Minou, qui m'avait raconté cette histoire quand j'étais petite).
C'est un roman qu'on peut lire avec plusieurs points de vue contradictoires, alors ça donne au final une impression assez étonnante, mais je comprends tout à fait pourquoi Paul et Virginie sont considérés comme un couple mythique... une histoire d'amour démesurée, contée d'une façon désuète et charmante.

Extrait : "Qui voudrait vivre, mon fils, s'il connaissait l'avenir ? Un seul malheur prévu nous donne tant de vaines inquiétudes ! la vue d'un malheur certain empoisonnerait tous les jours qui le précèderaient. Il ne faut même pas trop approfondir ce qui nous environne ; et le ciel, qui nous donna la réflexion pour prévoir nos besoins, nous a donné les besoins pour mettre des bornes à notre réflexion."

"Un bon livre est un bon ami."

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"Lire de bons livres vous empêche d’apprécier les mauvais." Shaffer & Barrows

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